C’est ainsi que le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga
s’est adressé, hier dans un hôtel la place, aux professionnels du tourisme à
l’ouverture de la 1ère sesion du Conseil supérieur du tourisme. C’était en
présence de nombreux membres du gouvernement, dont le ministre de l’Artisanat,
de la Culture, de l’Indiustrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, et le
ministre d’État, ministre de l’Administration térritoriale et de la
Décentralisation, le cononel Abdoulaye Maïga.
Le
Conseil supérieur du tourisme a été créé en 2015 par la Loi n°2015-037 du 16
juillet 2015 et son décret d’application n°2015-0722 du 9 novembre 2015 fixe sa
composition et détermine son organisation et fonctionnement. C’est un organe
d’orientation dont les recommandations et les mesures fortes permettront au
secteur du tourisme d’amorcer sa relance, tant attendue par les opérateurs du
secteur. Il émettra des avis et donnera des orientations sur toutes les
questions d’intérêt touristique qui lui seront soumises, notamment sur tous les
textes ayant un impact sur l’activité touristique.
La
tenue de la 1ère session du Conseil supérieur du tourisme s’inscrit en droite
ligne de la nouvelle vision stratégique du président de la Transition, le
colonel Assimi Goïta, qui s’articule autour du développement durable et
responsable du tourisme dans notre pays et de faire de ce secteur un levier de
croissance économique au Mali, de création d’emplois et de richesses
contribuant ainsi significativement au Produit intérieur brut (PIB), a déclaré
le Premier ministre. Le Mali a un riche potentiel touristique. Sans prétention
aucune, nous pouvons affirmer que nous avons l’un des plus beaux pays au monde
avec des sites touristiques exceptionnels comme les anciennes villes de Djenné
Djenno et de Djenné, les mosquées de Tombouctou, les Falaises de Bandiagara et
le Tombeau des Askia, inscrits sur la liste indicative du patrimoine mondial de
l’Unesco.
D’autres
éléments sont inscrits au Guinness world records à savoir : la mosquée de
Djenné, reconnue comme le plus grand ouvrage en terre au monde, le rite
soixantenaire du Sigui au pays dogon et ses éléments associés. En plus de ces sites
culturels, le Mali est traversé par deux des cinq grands fleuves d’Afrique et
compte quatre sites classés par la convention de Ramsar : le Delta
intérieur du Niger dans les Régions de Ségou, Mopti et Tombouctou, le lac Magui
dans la Région de Kayes, le lac Wegna dans la Région de Koulikoro et la Plaine
inondable du Sourou à Mopti. Cet important potentiel offre à l’industrie
touristique de notre pays, de nombreuses opportunités, en termes de
propositions d’offres susceptibles de combler les attentes d’une clientèle
diversifiée.
ACTIONS
PRIORITAIRES- Pour relancer le secteur, le ministère en charge du Tourisme a
identifié un certain nombre d’actions prioritaires par ailleurs inscrites dans
le Plan d’action de la Politique nationale du tourisme, déjà en cours
d’adoption par le gouvernement pour la relance d’un tourisme durable,
responsable et inclusif.
Ainsi,
parmi les grands chantiers ouverts, a indiqué le Premier ministre Maïga,
figurent, entre autres, «la diversification des pôles d’attraction touristique
et le développement d’offres adaptées aux besoins de la clientèle nationale
pour occuper, désormais, une place importante dans le dispositif stratégique de
relance du tourisme». Et de dire «qu’en ce moment même, des milliers de
personnes, à Bamako comme à l’intérieur du pays, dont la subsistance ne
provenait que du tourisme attendent beaucoup de nous». Il a surtout
rappelé que certaines communes des régions du Centre et du Nord apprécient le
Mali kura à l’aune des actions du gouvernement rendant perceptible le
redémarrage de l’activité économique principale qui donnait de l’emploi aux
populations.
Rappellons
que les effets de la double crise sécuritaire et sanitaire ont été dramatiques
pour les acteurs du secteur, car ayant entraîné une baisse drastique voire
l’arrêt temporaire ou définitif de leurs activités. Le Mali était l’une des
plus importantes destinations touristiques en Afrique. Ce sont les effets de
cette crise qui continuent d’affecter gravement le secteur et de provoquer un
fléchissement progressif de la confiance des touristes internationaux en la
destination Mali.
Jusqu’à
la crise multidimensionnelle de 2012, le tourisme malien constituait un levier
pour l’économie et contribuait significativement à la création d’emplois. En
effet, avant ces séries de crises, les statistiques estimaient jusqu’à 3%
l’apport de ce secteur au PIB de notre pays. De 2000 à 2011, le secteur
touristique a enregistré une croissance d’au moins 7%, occupant ainsi la
troisième place dans l’économie nationale, après l’or et le coton. Au cours de
la même décennie, le Mali était la 4è destination touristique en Afrique de
l’Ouest, en termes d’arrivées de visiteurs, avec annuellement près de 300.000
personnes, après le Ghana, le Nigéria et le Sénégal.
Pour la décennie 2012-2021, le secteur a enregistré 364 milliards de Fcfa de recettes, soit une régression de 56%, en comparaison avec la décennie précédente (2002-2011), qui avait enregistré comme recettes la somme de 825 milliards de Fcfa, due aux différentes crises que notre pays a traversées.
Pour
la représentante des opérateurs du tourisme, Mme Cissé Fatoumata Kouyaté, si
notre pays se glorifiait de la variété et de la diversité de sa destination
touristique, force est de reconnaître que les professionnels du secteur ont déchanté.
La longue crise multidimentionnelle a fini par avoir raison de leur résilience.
Mais avec le partenariat public-privé, le ministère en charge du Tourisme est
en train de proposer des mesures permettant au secteur de se réinventer. Et de
dire que les opérateurs ont souscrit à toutes ces mesures et la voix de sortie
de crise est en train d’être trouvée avec la promotion du tourisme national et
la diversification de l’offre touristique.
Youssouf DOUMBIA
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