Cette réunion contribue à la définition d’une meilleure synergie d’actions entre les pays membres en vue d’accélérer le processus d’intégration économique et financière au sein de l’Alliance
Des
experts des ministères des Finances des pays membres de l’Alliance des États du
Sahel (AES) ont entamé, hier au Centre international des conférences de Bamako
(CICB), des réflexions sur le développement économique dans l’espace du
Liptako-Gourma. Cette 1ère rencontre organisée par notre pays à travers le
ministère de l’Économie et des Finances se tient en prélude de celle des
ministres en charge de l’Économie et des Finances, prévue le 25 novembre
prochain. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Économie
et des Finances, Alousséni Sanou. C’était en présence du secrétaire général du
ministère de l’Économie et des Finances de la République du Niger, Alio Daouda
et du représentant du ministre de l’Économie, des Finances et de la Prospective
du Burkina Faso, Maoloud Zougba.
Les
trois pays membres de l’AES ont décidé d’impulser une nouvelle dynamique de
coopération stratégique à travers la création de l’Alliance, le 16 septembre
2023, et la signature de la Charte du Liptako-Gourma, jetant ainsi les bases
d’une alliance qui imprime une vision ambitieuse allant au-delà de la sécurité
et visant à la fois l’indépendance économique et l’intégrité des États, tout en
remodelant les équilibres régionaux. Dès lors, l’intégration économique et
financière des États de l’Alliance demeure donc une condition nécessaire pour
l’optimisation de l’exploitation des potentialités économiques et naturelles
des 3 pays et se présente comme une opportunité de croissance économique.
Cette
réunion participe donc à la définition d’une meilleure synergie d’actions entre
les pays membres en vue d’accélérer le processus d’intégration économique et
financière au sein de l’Alliance. La rencontre de deux jours (du 23 au 24
novembre) permettra aux experts des pays membres d’échanger sur trois grandes
thématiques à savoir : échanges commerciaux, sécurité alimentaire et
énergétique, circulation des biens et des personnes au sein de l’Alliance,
transformation industrielle, potentialités et perspectives ainsi que le
financement, intégration économique, arsenal réglementaire et réformes nécessaires.
À
ce propos, les experts sont amenés à évaluer les forces, faiblesses,
opportunités et menaces qui se présentent à l’Alliance, évaluer les
potentialités économiques des pays membres (ressources humaines, minières,
etc.) et identifier les contraintes ainsi que les difficultés économiques
majeures auxquelles sont confrontées les pays membres. La synthèse des travaux
sera versée au dossier de la réunion ministériellé, prévue le 25 novembre
prochain sous la présidence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, en
présence des ministres en charge de l’Économie et des Finances des trois pays.
Dans
son discours d’ouverture, le ministre de l’Économie et des Finances a déclaré
que sous le leadership du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta,
notre pays en tant que dépositaire de la Charte de l’Alliance est engagé
résolument à créer toutes les conditions pour l’opérationnalisation des organes
et mécanismes de l’Alliance, ainsi que les modalités de son fonctionnement.
Selon
Alousséni Sanou, dans l’optique d’assurer une véritable intégration économique
et financière au sein de l’Alliance, les experts des pays membres de l’Alliance
doivent nécessairement engager des réflexions sur les voies et moyens pour
rendre plus opérationnelles les dispositions de la Charte de l’Alliance en lien
avec les domaines de la sécurité intérieure, des transports, de l’énergie, des
mines, du commerce, des industries, de l’économie et des finances. Pour lui, la
réunion participera de façon péremptoire à la définition d’une meilleure
synergie d’actions entre les pays membres en vue d’accélérer le processus
d’intégration économique et financière au sein de l’Alliance.
Le ministre Sanou
a aussi rappelé que des échanges, devront sans nul doute éclairer davantage les
décideurs politiques de l’AES sur les enjeux et défis multiples liés notamment
: au déficit en infrastructures de soutien à la production (transport, énergie,
hydraulique et télécommunication), au déficit chronique de la balance
commerciale des États de l’Alliance en raison des surcoûts découlant de leur
enclavement et de la forte dépendance vis-à-vis de l’extérieur. S’y ajoutent,
la faible industrialisation avec d’une part des coûts additionnels liés au
transport des intrants, matières premières et produits intermédiaires, et
d’autre part à l’étroitesse des marchés intérieurs des trois pays pris de façon
isolée, au développement humain (démographie, santé, éducation, formation
technique et professionnelle) et à la souveraineté monétaire.
Le
patron de l’hôtel des Finances a salué la vision politique des chefs d’État de
l’AES en vue d’apporter des réponses communes aux défis multiples qui
assaillent la zone du Sahel. C’est pourquoi, le ministre Sanou a invité les
participants à accorder une attention particulière aux documents techniques qui
leur sont soumis afin de les parfaire et de disposer de documents de qualité
qui, selon lui, permettront de jeter les bases d’une alliance visant à la fois
l’intégration économique et financière de nos États tout en redéfinissant les
équilibres régionaux au profit des populations de l’Alliance.
Après cette rencontre, les ministres des Affaires étrangères de l’AES se réuniront, à leur tour, le 30 novembre 2023 dans notre capitale pour décider des protocoles additionnels à adopter, des organes à mettre en place ainsi que des mesures politiques et de coordination diplomatique à définir, sur la base des recommandations des hauts fonctionnaires, réunis les 27 et 28 novembre 2023. La rencontre des ministres chargés de la Défense des trois pays bouclera ces différentes réunions qui participent de la vision partagée et du leadership solidaire des chefs d’État du Burkina, du Mali et du Niger, de prendre en charge les aspirations profondes des populations de l’Alliance, dans un triptyque holistique «défense, diplomatie et développement».
Amadou GUEGUERE
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