L’Essor : Depuis le 14 août dernier, vous êtes président du Comité transitoire du Stade malien. Qu’est-ce qui a motivé ce retour à la tête des Blancs que vous avez dirigé pendant dix ans et conduit à la victoire en Coupe de la Confédération ?
Mahamadou Samaké : J’ai dirigé le Stade malien pendant 10 ans et j’en ai quitté la direction il y a 12 ans ! Pour revenir après quelques 22 ans, ce n’est certainement pas par plaisir ou par effet de mode.
Les membres du Comité des sages qui est un organe consultatif chargé de veiller à la bonne marche de notre association et dont je suis membre, après analyse de la situation du club qui a manqué d’atteindre les objectifs qui avaient été assignés au Comité exécutif, ont décidé en Assemblée générale, de confier la direction du club à un nouvel organe dirigeant que nous avons dénommé «Comité transitoire».
À cet effet, une feuille de route a été dressée et sa mise en œuvre confiée au Comité dont la mise en place m’a été confiée. J’ai accepté cette mission par devoir vis-à-vis du Stade malien. J’aime mon club et je réponds toujours présent quand il a besoin de moi.
L’Essor : Pourquoi un Comité transitoire à la place d’un Comité exécutif ? Quelle est la différence ?
Mahamadou Samaké : S’agissant de l’exécution d’une mission ponctuelle consistant à réaliser des objectifs, il reste évident que le Comité transitoire est appelé à disparaître quand ses objectifs seront atteints. De plus, le Comité transitoire est un organe non prévu dans les Statuts, alors que le Comité exécutif est un organe statutaire mis en place pour un ou plusieurs mandats pour présider aux destinées d’une association. La différence réside dans la durée et les tâches à réaliser par chaque organe.
L’Essor : Votre retour coïncide avec une période particulièrement difficile pour le Stade malien qui n’a remporté aucun titre cette année. Quelles sont les mesures urgentes à prendre pour remettre l’équipe sur les rails ?
Mahamadou Samaké : La période difficile dont vous parlez a conduit à une analyse de laquelle des constats ont été faits sur certains plans. Il reviendra au Comité transitoire mis en place lors de l’Assemblée générale du dimanche 28 août, de s’approprier les constats réalisés et d’autres qu’il pourrait identifier et ce, pour arrêter les mesures idoines pour sortir de cette situation. Il y aura certainement des mesures à court terme mais aussi des mesures à moyen et long termes susceptibles de produire des effets durables dans la gestion des affaires du club.
L’Essor : Vous avez déjà annoncé que le prochain entraîneur du Stade malien sera un technicien local qui connaît bien le football malien. Peut-on parler de rupture dans la gestion du club ?
Mahamadou Samaké : La situation sportive et financière dans laquelle se trouve le club aujourd’hui, le choix d’un technicien local est avant tout, un choix de raison et non de rupture ! Le Stade malien ne sort pas en compétitions africaines. Durant les 10 ans que vous avez évoqués, j’ai fait énormément appel à des entraîneurs étrangers mais c’est sous la direction d’un technicien local (Djibril Dramé, ndlr) que je salue d’ailleurs, que nous avons remporté la Coupe de la Confédération. Cela ne veut pas dire que le Stade malien ne fera plus appel à des entraîneurs étrangers mais un tel choix dépendra nécessairement des objectifs visés et des ressources financières du club.
L’Essor : Selon vous, qu’est-ce qui a fait tomber le Stade malien si bas ?
Mahamadou Samaké : Vous êtes sévère dans votre jugement même si les résultats escomptés n’ont pas été atteints ! Nous allons analyser les constats pour trouver les solutions. Cela va nécessiter que tous les maillons constituant le club se mettent au travail et chacun dans le rôle qui lui sera défini par le Comité transitoire. C’est tout ce que je peux dire pour le moment.
L’Essor : Vous êtes le premier président de club et le seul à ce jour à soulever un trophée de Coupe d’Afrique des clubs. Quels sont les souvenirs que vous avez encore de la victoire du Stade malien en Coupe de la Confédération en 2009 ?
Mahamadou Samaké : J’aime dire qu’on ne peut vivre éternellement dans le passé et les souvenirs. La victoire de 2009 en Coupe Confédération fait partie de l’histoire du club mais au-delà, je me souviens de l’engouement des autorités et du public sportif tous clubs confondus pour atteindre la victoire finale. L’unité du monde sportif était frappante ! S’il plaît à Dieu, nous allons réaliser d’autres coupes CAF dans les années à venir mais cela passe par un travail collectif de tous les Stadistes. Pour moi, le titre de 2009 est déjà passé et nous devrions travailler très dur pour que le présent soit meilleur que le passé.
L’Essor : Avez-vous continué à suivre votre club de cœur après votre départ de la présidence du Comité exécutif ?
Mahamadou Samaké : J’ai pris du recul depuis 2009 pour des raisons diverses mais j’ai toujours été là quand il le fallait pour servir le club. Comme aujourd’hui ! J’aime mon club et c’est pourquoi je suivais à distance tout ce qui touchait le club.
L’Essor : De 2009 à cette année, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. En tant qu’ancien et nouveau président du Stade malien, quel regard portez-vous aujourd’hui sur le football malien ?
Mahamadou Samaké : Le Mali a enregistré de bons résultats au niveau des équipes nationales même si à certains moments les résultats ont été en deçà des attentes. Sur le plan national, il reste beaucoup à faire au niveau des clubs en ressources humaines, financières et en infrastructures. Le développement réel et durable de ce sport se fera à ce prix. Je ne saurais terminer sans remercier les sages du Stade malien pour le lourd travail qu’ils font dans l’ombre.
Moi et les membres du Comité transitoire seront toujours à la disposition des supporters, du staff technique et aussi des anciens joueurs du club. À cet effet, j’appelle tous les anciens joueurs à réintégrer le club pour qu’ensemble nous puissions donner un autre visage du Stade malien. Je demande donc l’union sacrée autour du Stade malien.
Interview
réalisée par
Djènèba BAGAYOKO
Djeneba BAGAYOGO
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