Pour
Dr Aly Tounkara l’adoption de ce projet de texte est intervenue au lendemain du
4 octobre, Journée de la Police et après les renouvellements des bureaux des
syndicats des officiers et des commissaires de police. « Le sentiment
partagé par beaucoup de policiers est que la démarche n’a pas été inclusive et
démocratique.
C’est comme si les concernés n’ont pas eu droit à la
parole », explique le chercheur, qui soutient que l’argumentaire
sécuritaire et les attentes de certains Maliens lors des Assises nationales de
la refondation sous-tendent ce choix. Pour Dr Tounkara, il est reproché, par
moment et par endroit, à la Police nationale la prolifération du nombre des
syndicats (14 syndicats actifs) et des comportements peu conformes au statut du
policier.
Concernant les modalités d’application de cette militarisation, le
directeur du CE3S soulève plusieurs interrogations. Aly Tounkara se demande
comment rester proche de la population et agir en militaire ? Cette
militarisation est-elle un gage suffisant pour plus d’éthique et de morale chez
l’agent de police ? Comment moraliser les irrégularités qui entacheraient
le processus de recrutement dans ce corps (pas le seul d’ailleurs) et enfin,
comment convaincre les partenaires de continuer à soutenir la police et la
protection civile en termes de formation et d’équipement en cas de leur
militarisation ?
En
dépit des interrogations qu’elle lui inspire, le directeur du CE3S estime que
la militarisation de la police nationale et de la protection civile pourrait
être perçue comme un soutien aux efforts de sécurisation des personnes et de
leurs biens dans les zones de conflits. Toute chose qui contribuerait aussi à
faciliter le retour de l’administration et des services essentiels pour amorcer
la stabilisation et le développement selon les concepteurs du présent projet.
Mais pour lui, cette militarisation mérite d’être encadrée pour réduire au
maximum les menaces à la liberté et aux droits fondamentaux. Elle exige surtout
de créer les conditions idoines de formation et d’équipement de ces forces dans
leurs nouvelles missions. De même qu’elle requiert aussi des populations et de
tous les segments de la société, une plus forte collaboration avec les forces
de défense en vue de venir à bout des groupes armés terroristes.
Le
chercheur estime qu’au niveau institutionnel, cette militarisation pourrait
aboutir au regroupement des deux ministères (le ministère de la Défense et des
Anciens combattants et celui de la Sécurité et de la Protection civile) en un
seul département ministériel. Pour lui, c’est un défi réel tant en termes
d’apprentissage de vie commune entre policiers, sapeurs-pompiers et militaires
que de conception de documents de politique et autres programmes spécifiques.
Dr
Aly Tounkara pense qu’il est important d’expliquer davantage les motivations de
cette militarisation. Si une des raisons est le désordre syndical par exemple,
les autorités pouvaient tout simplement décider entre autres, une suspension
des activités syndicales à la police pendant une période de dix ans au regard
du contexte sécuritaire.
Ce laps de temps aurait permis une transition pour un retour de la discipline, soutient le chercheur, qui estime que la police à une identité qu’elle entend garder. C’est pourquoi, il se demande si cela peut s’accommoder avec la militarisation. Et un autre casse-tête qu’il évoque, c’est la transposition des policiers dans les grades militaires.
Dieudonné DIAMA
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