Les participants ont formulé des recommandations et proposé des solutions
Présidée par le préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, cette rencontre a mobilisé l’administration, les collectivités, les services techniques, les Forces de défense et de sécurité, les partenaires au développement, la Coordination des associations et organisations non gouvernementales féminines (Cafo), la jeunesse et la société civile.
Au cours de cette rencontre, la méthodologie a consisté à analyser secteur par secteur l’ancien rapport de 2024. «Certains problèmes soulevés l’an dernier ont trouvé des solutions, d’autres persistent et de nouvelles attentes ont émergé», a résumé Alou Konaté, chef de la mission. Les débats, qualifiés de «passionnés» par les participants, ont permis de passer en revue tous les secteurs de développement.
Dans le domaine de l’agriculture et du maraîchage, les participants ont déploré «l’insuffisance du personnel au service de l’Agriculture et la dégradation des infrastructures hydro-agricoles». Comme solutions, ils ont proposé un renforcement du personnel et un entretien régulier des infrastructures.
Concernant l’élevage, «l’insuffisance du personnel technique, les difficultés d’approvisionnement en aliment bétail et le manque d’aménagement des mares et abreuvoirs» ont été signalés. «Il faut faciliter l’approvisionnement en aliment bétail, curer les mares et multiplier les points d’eau», a suggéré un éleveur présent.
La pêche, faiblement développée, souffre également d’un manque d’agents au service local et d’un retard dans la pisciculture. «Nous proposons une formation et un appui aux pêcheurs, ainsi qu’un renforcement du personnel pour promouvoir la pisciculture», a plaidé un représentant des pêcheurs.
La diminution inquiétante de la faune, l’absence d’abreuvoirs pour les animaux sauvages et les dégâts causés par les éléphants ont été évoqués. «Il est urgent de créer des habitats protégés et des points d’eau pour la faune, tout en protégeant les populations et les cultures contre les éléphants», a insisté un participant.
Sur le plan environnemental, l’occupation anarchique des forêts classées et la pollution des cours d’eau par les dragues des orpailleurs préoccupent la population. «Nous devons réglementer l’installation des orpailleurs et dégager les dragues existantes pour préserver nos rivières», a proposé un membre de la société civile
Le réseau d’adduction d’eau de Kolondièba ville, jugé inadapté, et l’insuffisance des réseaux d’eau et d’électricité dans le Cercle ont été relevés. «Le coût élevé de 250 Fcfa par kWh de l’opérateur Yelenkura est un frein», a dénoncé un habitant. Comme solutions, il a été proposé de réhabiliter les installations hydrauliques, d’étendre les réseaux et connecter Kolondièba au barrage de Sélingué ou à la Côte d’Ivoire.
Dans le domaine des industries et des mines, l’absence d’unités de transformation, d’usine d’égrenage de coton et de comptoirs d’achat d’or a été déplorée. «Installer une usine d’égrenage et organiser les sites d’orpaillage sont des priorités», a suggéré un participant.
«Nous devons promouvoir l’artisanat et aménager les sites touristiques pour attirer des visiteurs», a lancé un artisan local. Tous les secteurs, de la santé à l’éducation en passant par les infrastructures et la sécurité, ont été examinés. Le préfet Boubacar Oumar Traoré a salué la cinquantaine de participants pour leur implication active.
Nouhoum Mamadou KONÉ
Amap-Kolondièba
Oumar SANKARE
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