Puis, tout d’un coup, le phénomène semblait complètement disparu. Conséquences : les commissariats de police de la capitale n’enregistraient quasiment plus de déclarations se rapportant à ce fait. Cependant, le cas présent vient malheureusement de nous rappeler que le phénomène est loin d’avoir disparu dans les pratiques de ces femmes que d’aucun qualifient de mères indignes.
Il est généralement admis que les cas d’abandon d’enfants découlent de la déception dont la mère a été victime par le fait de l’auteur d’une grossesse qu’elle a porté endurant de multiples souffrances pendant neuf mois. Ainsi, face à une situation d’impasse, et en l’absence de personnes qui puissent leur donner de bons conseils, elles ont recours à la solution finale pour se débarrasser de leur progéniture. Le cas présent s’est passé à Kéniéba (Kayes), une localité aurifère située à plusieurs centaines de kms au sud-ouest de la ville de Bamako.
Ce jour là, celle que nous désignerons par le nom d’emprunt Fana s’est rendue au marché hebdomadaire du village comme elle en avait l’habitude. Cela est connu de tous que dans les villages, les foires hebdomadaires attirent beaucoup plus de personnes que les jours ordinaires. Sur place, l’atmosphère y était à la fête et les échanges entre commerçant (es) et client (es) battaient leur plein. Dans ce tohu bohu ambiant, son nourrisson d’une dizaine de jours attaché au dos, Fana qui avait une idée maléfique, jeta son dévolu sur une vendeuse du nom de Awa.
Très calmement, avec le plus grand sérieux du monde, elle s’approcha de la commerçante. Après les salutations d’usage, très poliment, elle demanda à la vendeuse de lui prêter main forte. Cette dernière lui posa la question de savoir en quoi elle pouvait lui être utile. Comme toute réponse, Fana détacha son bébé du dos et le tend à la commerçante. Elle lui demande tout calmement de garder le nourrisson en attendant qu’elle ne retourne d’une course qu’elle allait effectuer non loin, de l’autre côté du marché.
La commerçante Awa ne vit rien de mal en cela. Bien au contraire. Elle pensa qu’en agissant ainsi elle déchargerait une femme visiblement fatiguée avec un nourrisson au dos depuis des heures. C’était une grossière erreur de sa part.
La vendeuse savait tout sauf que cette façon de faire de cette jeune dame n’était qu’un prétexte pour disparaître en abandonnant son bébé avec elle. La preuve, après le lui avoir confié, Fana déposa sous l’étale de la vendeuse un sac en plastique contenant les habits et autres objets de l’enfant. Puis, elle disparu entre les allées du marché sans regarder derrière elle.
Plusieurs heures s’écoulèrent sans que Fana ne donne le moindre signe de vie. La commerçante pensait que la mère du bébé était prise par un contretemps en plein marché. Elle espérait toujours qu’elle reviendra tôt au tard pour reprendre son bébé.
Mais malheureusement, elle devait vite déchanter car les forains commençaient à rentrer et le marché commençait à se vider. C’est en ce moment que la dame de cœur commença à s’inquiéter. Elle ne savait plus à quel sain se vouer avec un nourrisson d’autrui sous la main. Elle n’avait d’autre choix que de rentrer à Bamako avec le bébé.
Arrivée dans la capitale, elle se dirigea directement vers la brigade des mœurs pour raconter son histoire aux policiers en charge de cette question. Ces derniers ont ouvert une enquête dans l’espoir de mettre la main sur la mère biologique du nourrisson. Entre temps, le petit être a été confié à un orphelinat de la capitale après les démarches administratives et policières nécessaires en l’espèce.
Tamba CAMARA
Les éléments du commissariat de police de Torokorobougou, en Commune V du district de Bamako, viennent de mettre fin aux agissements d’un trio de malfrats qui se faisaient passer pour des agents des forces de sécurité, alors qu’il n’en est rien..
Les officiers de police, le commissaire principal Josué Kamaté, et son adjoint le commissaire Issa Kouma à la tête du commissariat du centre commercial en Commune III du District de Bamako, sont décidés à « assainir » le secteur qui relève de leur autorité. Leurs éléments viennent de me.
«Association de malfaiteurs et vol qualifié commis en bande et à main armée », c’est l’infraction à laquelle Bakary Dioni a été inculpé devant la Cour criminelle de la cour d’appel de Bamako. Face aux jurés, il devait s’expliquer d’abord, se défendre ensuite et convaincre la cou.
«Un malheur frappe toujours à un moment où on s’y attend le moins », dit une maxime. Ce n’est pas le vieil homme à qui nous donnons le pseudonyme Gaoussou qui dira le contraire..
Cinq individus, âgés de 19 à 45 ans, ont été interpellés, le 14 février 2026, par les éléments du commissariat de police de Souleymanebougou, avec à sa tête le commissaire principal Foussény Ouattara..
Les hommes du commissaire principal Modibo K. Diarra ont procédé, le samedi 7 février 2026 à l’interpellation d’un jeune homme, un trenténaire que nous désignerons par ses initiales S.S., alias « Papou »..