Les funérailles de Kéké se sont déroulées au complexe sportif qui porte son nom
Les funérailles de l’ancien international, décédé le 5 mars dernier, à Paris à l’âge de 83 ans, se sont déroulées au terrain d’entraînement des Rouges à Torokorobougou, le vendredi 10 mars. On notait la présence de plusieurs personnalités au Complexe sportif qui a été baptisé du nom de l’illustre défunt par son club de cœur.
Entre autres, on peut citer l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, le président du Comité national olympique et sportif (CNOS-Mali), Habib Sissoko, le chef d’État major général des armées, le général de division Oumar Diarra.
Tour à tour, Amadou Keïta, camarade de classe, ami et collègue de Karounga Keïta à l’ex-BIAO, Boubacar Monzon Traoré, ancien président de la Ligue de football du District de Bamako et ami du défunt, Abdoul Kader Diallo, représentant de la famille de feu Kéké, se sont succédé au pupitre pour rendre hommage à celui qui avait la médaille de commandeur de l’Ordre national. Le président du Comité transitoire du Stade malien et porte-parole des clubs, Mahamadou Samaké «Sam-Djéma», a également pris la parole et rendu un vibrant hommage à Karounga Keïta, qu’il a «côtoyé avec respect et courtoisie».
«Le monde sportif malien perd un artisan de classe exceptionnelle qui ne saurait regagner sa dernière demeure sans les hommages du monde sportif», a souligné le premier responsable des Blancs de Bamako. Pour Cheick Fanta Mady Diarra, Karounga Keïta était un fleuve de bonté, de charité et d’humanisme.
«Il nous connaissait tous humainement et il avait une relation particulière avec chacun de ses joueurs», a témoigné l’ancien joueur du Djoliba. Le président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Mamoutou Touré «Bavieux», retient de Kéké un responsable qui a consacré toute sa vie au football malien.
«Il a servi avec loyauté et dévouement sa chère patrie. Cadre émérite, homme au contact facile, son domicile a servi de lieu d’hébergement à beaucoup de jeunes joueurs», a dit Bavieux avant de rappeler cette expression que Kéké aimait tant : «Le football est un jeu, que nous gagnons ou que nous perdons, nous devons rester fair-play» (le président de la Femafoot a reçu une lettre de condoléances de la FIFA).
Pour le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher, c’est un devoir pour le monde sportif malien de rendre hommage à Kéké «une icône du football qui a été l’un des acteurs incontournables du mouvement sportif national». «Il a marqué l’histoire du football malien, particulièrement celle du Djoliba.
Le regretté Karounga Keïta restera à jamais gravé dans la conscience collective tel ce complexe qu’il a initié et bâti en équipe lors de sa présidence et qui porte aujourd’hui son nom», a insisté Mossa Ag Attaher. Pour lui, Kéké était un visionnaire, un dirigeant hors-pair et un homme en quête permanente de la perfection.
Dans l’oraison funèbre, le président du Djoliba, Tidiani Niambélé a salué le patriotisme de Karounga Keïta qui avait souci de l’enfant malien, de l’éducation de la jeunesse, qui s’est donné à la tâche d’entraîneur et de sélectionneur, un homme de bon sens, de sociabilité et de responsabilité.
«Ainsi, nous découvrons un père généreux qui élève des générations nombreuses de jeunes footballeurs. Le manager Karounga Keïta a bâti et consolidé un monde sportif, un complexe sportif de référence, il était plein d’énergie et de créativité», a témoigné Tidiani Niambélé qui a également eu un mot pour la veuve Fanta Diallo, «qui a fait de la maison le lieu de réconfort du sportif».
Pour mémoire, Karounga Keïta a joué au Djoliba et en sélection nationale pendant plusieurs années, avant de devenir entraîneur du club (1972-1990) et de l’équipe nationale (1974-1980). De 1990 à 2013, il présidera aux destinées des Rouges, avant de passer le relai à feu Boubacar Baba Diarra. Kéké a également été vice-président de la Fédération malienne de football (Femafoot).
Titulaire d’un doctorat en droit à l’université de Bordeaux, Karounga Keïta a travaillé à l’ex-Banque internationale pour l'Afrique occidentale (BIAO, actuelle BIM-SA) et occupé, successivement les postes de directeur du département juridique, directeur de l’agence de Bagadadji et secrétaire général de la banque.
Il a fait valoir ses droits à la retraite en 1996. La prière funèbre a été dirigée par l’iman de la grande mosquée de Torokorobougou. Ensuite, l’ancien international été conduit à sa dernière demeure par une foule composée de parents, d’anciens amis, de dirigeants sportifs et de supporters des Rouges.
Dors en paix, président Kéké.
Abdramane DIOMA
Le processus électoral pour le renouvellement du comité exécutif de la Fédération malienne de football (Femafoot) a franchi une nouvelle étape. La commission électorale de première instance a tenu un point de presse, hier au siège de la Femafoot pour proclamer les résultats de l’examen d.
La Commission d’appel des élections de la Fédération malienne de football (Femafoot) a rendu son verdict, mardi dernier en annulant le procès-verbal de l’élection du bureau de la Ligue de football du District de Bamako, qui s’était tenue le samedi 14 mars dernier..
Le jeudi 12 mars 2026, à 8h30, alors qu’au Mali commençait une journée ordinaire en plein Ramadan, une bataille épique se jouait à Wuhan, en Chine, à plus de douze mille kilomètres de Bamako. L’équipe nationale féminine senior affrontait la République tchèque pour son 2e match du tour.
La candidature de celui qui est donné favori vient d'être la seule validée sur les quatre dossiers préablement enregistrés.
De source fédérale, c’est une vingtaine de joueurs contactés qui ont décliné la convocation pour divers motifs. Le rassemblement démarre demain jeudi en Russie.
La sélection nationale U20 entame sa préparation pour le tournoi qualificatif de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A), prévu du 6 au 25 octobre à Bamako..