Signature de protocoles d'accords entre les responsables du CNPM et de la CGEM
En marge
des travaux de la 4è session de la Grande commission mixte Mali-Maroc qui
s'ouvre aujourd’hui, la Chambre de commerce et
d’industrie du Mali (Ccim) et la Confédération générale des entreprises
du Maroc (CGEM) ont co-organisé le forum d’affaires, hier dans un hôtel de
Bamako. Cette rencontre était co-présidée par le ministre de l’Industrie et du
Commerce du Mali, Moussa Alassane Diallo et son homologue du Royaume du Maroc,
Ryad Mezzour. C’était en présence du ministre des Affaires étrangères et de la
Coopération internationale, Abdoulaye Diop et une pléiade d’opérateurs
économiques des deux pays.
L’objectif
commun est de fluidifier les échanges, d’explorer
de nouvelles opportunités d’investissement et de sceller des partenariats
industriels et commerciaux concrets et durables.
Dans son
intervention, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali
(Ccim) a remercié le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi
Goïta pour l’organisation de ce forum d’affaires. Madiou Simpara a réitéré la
détermination des opérateurs économiques
maliens de contribuer au développement du Mali.
De son
côté, le Président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM)
a affirmé que les relations entre le Mali et le Maroc ont connu, ces dernières
années, une impulsion nouvelle, portée par la volonté constante de sa Majesté
le Roi Mohammed VI et celle du Chef de
l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, de faire de la coopération sud- sud un
levier d'accélération du co-développement. Medhi Tazi a relevé que la
coopération entre le Mali et le Maroc ne doit pas se limiter aux échanges
commerciaux. «Elle doit évoluer vers un partenariat de coproduction, de
co-investissement et de transfert de compétences, créateur de valeur ajoutée et
d'emplois dans les deux pays», a-t- il souligné, précisant que la
responsabilité est désormais de franchir une nouvelle étape.
Selon lui,
trois secteurs offrent des perspectives prometteuses. Il s’agit de
l’agriculture et de l’agro-industrie, de l’énergie et du textile.
À son avis, d’autres secteurs, tels que le BTP, l’eau et l’assainissement,
les mines, la santé et les infrastructures peuvent raffermir des liens de
relation bilatérale. Medhi Tazi est persuadé que le secteur privé doit être
pleinement associé à cette dynamique. «Notre ambition est d'insuffler une
nouvelle dynamique à notre conseil d'affaires conjoint, afin qu'il devienne une
véritable plateforme d'actions au service des entreprises maliennes et
marocaines», a soutenu le président de la CGEM.
Prenant la
parole, le ministre de l'Industrie et du Commerce du Royaume du Maroc a exhorté ses
compatriotes à «amener la baraka malienne au Maroc». Pour Ryad Mezzour, «la
baraka, c’est aussi investir au Mali». Il a soutenu que cette rencontre
économique témoigne de la profondeur, de la solidité et du caractère éminemment
multidimensionnel des liens historiques qui unissent le Royaume du Maroc et la
République du Mali. «Il ne s'agit plus seulement de célébrer une amitié
séculaire, mais d'ériger ensemble un partenariat économique moderne, résilient,
audacieux et structurant pour nos deux nations», a fait remarquer Ryad Mezzour. D’après lui, le tissu économique
malien recèle des ressources exceptionnelles et un potentiel de croissance
remarquable. Il a ajouté que le Maroc a développé une expertise solide, une
compétitivité et un savoir-faire.
Le
ministre marocain a noté que son pays est entièrement disposé à mettre cette
expérience au service d'un co-développement équilibré. «Nous ne venons pas
proposer de simples transactions commerciales. Notre ambition est la
co-construction, une intégration industrielle fondée sur la création de valeur
locale, la transformation sur place de nos ressources et la création d'emplois
durables pour notre jeunesse respective», a rassuré le ministre de
l’Industrie et du Commerce du Royaume du
Maroc.
Pour sa
part, le président du Conseil national
du patronat du Mali (CNPM) a indiqué que ce forum d'affaires est un signal
fort, un appel à l'action et une invitation adressée à nos entreprises. «Celle
de bâtir ensemble des partenariats concrets, durables et mutuellement
bénéfiques», a insisté Mossadeck Bally, réaffirmant la volonté commune de
donner un nouvel élan à la coopération économique entre les deux États. Selon
le patron du CNPM, cette ambition doit se traduire par des initiatives
concrètes, capables de rapprocher davantage les entreprises, de stimuler les
investissements et de renforcer l'intégration économique entre nos deux
pays.
De même,
le ministre de l’Industrie et du Commerce a déclaré que le gouvernement a
engagé d'importantes réformes pour améliorer le climat des affaires, faciliter
l'investissement privé et sécuriser les capitaux étrangers. «Le Mali est ouvert
aux investisseurs marocains, et nous entendons faire de ce forum non pas un
aboutissement, mais un véritable lieu de concrétisation», a martelé Moussa
Alassane Diallo, rassurant que l’État accompagnera les projets, lèvera les
obstacles administratifs et garantira un environnement des affaires stable,
transparent et incitatif.
L’un des moments forts de cette cérémonie a été la signature de deux documents. Le premier est relatif au protocole d'accord entre le CNPM et la CGEM pour activer le Conseil d’affaires Mali-Maroc. Le second concerne l’avenant à la convention de partenariat entre la Fédération nationale de l’électricité et des énergies renouvelables du Maroc (FENELEC) et la Fédération malienne de l’électricité et des énergies renouvelables (FENEM). Ces deux textes posent les jalons d’un partenariat durable pour promouvoir les échanges économiques et commerciaux entre le Mali et le Maroc, encourager les investissements réciproques, accompagner les entreprises dans leur partenariat et développer des missions économiques.
Namory KOUYATE
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