Encore, encore et encore le bicéphalisme à la tête du football ségovien. Après la crise de 2016 qui a paralysé la planète foot de la capitale des Balanzans pendant deux ans, la Ligue de football de la 4è région fait à nouveau parler d’elle. Et encore en mal.
En effet, depuis le samedi 6 août, l’instance sportive est dirigée par deux présidents, du moins sur le papier. D’un côté, le président sortant Mamadou Sow qui a été reconduit à son poste par quatre des sept Districts affiliés (Ségou, San, Barouéli et Tominian) et de l’autre, son challenger Almoustapha Maïga qui revendique également la victoire.
19 voix recueillies à l’issue du suffrage exprimé par «les délégués venus des Districts de Barouéli, Ségou, Bla, San, Tominian, Macina et du club de première division, l’AS Bakaridjan sur la base de la délibération de la commission électorale de la Femafoot, seule structure de décision du processus électoral», a-t-il écrit sur sa page Facebook. On remarque que deux Districts ont voté dans les deux camps : les Districts de Ségou et Barouéli. Cela revient à dire que les représentants de ces deux Districts étaient également divisés en deux camps et sont allés à l’assemblée générale en ordre dispersé.
Naturellement, se pose la question de la légitimité, un District ne pouvant être représenté à la fois par des délégués différents. Les vrais-faux délégués étaient de quel côté ? Malheureusement, personne ne peut répondre à cette question, tant la confusion est totale. Ce que l’on sait, c’est que l’assemblée générale du bureau sortant s’est déroulée dans les locaux de la Chambre du commerce et d’industrie de la Cité des Balanzans et le camp d’Almoustapha Maïga et les membres de la commission électorale de la Fédération malienne de football (Femafoot) n’ont pu accéder à la salle.
On sait également que la candidature de Mamadou Sow a été rejetée par la Femafoot, puis la commission recours, trois semaines avant la tenue de l’assemblée. Comme il fallait s’y attendre, cette décision de l’instance dirigeante du football national a ravivé les tensions à Ségou et sonné l’alerte du côté des autorités locales. C’est donc dans cette atmosphère délétère que ce sont déroulées les deux assemblées de la Ligue régionale qui ont abouti, samedi, à l’élection de deux présidents, à savoir Mamadou Sow et Almoustapha Maïga.
On ne sait pas ce qu’il adviendra dans les jours, les semaines ou les mois à venir, mais le spectacle auquel se sont livrés les acteurs du football ségovien est désolant et constitue une menace grave pour le football national, voire le sport malien. Aussi, cette crise interpelle-t-elle les autorités sportives, à savoir le Comité national olympique et sportif (CNOS-Mali) et le ministère en charge de la Jeunesse et des Sports.
Il est inacceptable qu’au moment où notre pays est menacé jusque dans son existence et alors que tout le monde appelle à l’union sacrée pour sauver la patrie des forces du mal et de ses autres ennemis, que le football, sport le plus populaire du Mali, joue à la division et donne ce mauvais exemple. La crise du football ségovien est une bombe à retardement et la Fédération malienne de football et le ministère en charge des Sports seront inspirés de prendre le dossier à bras le corps et ne pas le laisser pourrir l’atmosphère au sein du monde du football.
Il y a déjà beaucoup de dossiers sur la table de la Femafoot de plus en plus sous le feu des critiques et l’instance joue gros dans cette énième affaire. Et pour cause, l’équipe du président Mamoutou Touré dit Bavieux est accusée de soutenir l’un des deux camps qui se disputent la présidence de la Ligue de Ségou et vient d’enregistrer une nouvelle démission, après celle du vice-président, Dr Sékou Diogo Keïta. Il s’agit d’Ibrahima Doumbia, vice-président de la Commission d’appel des élections.
Dans sa lettre de démission, Ibrahima Doumbia écrit : «Compte-tenu des violations flagrantes des textes réglementaires de la Femafoot (Statuts, code électoral…) je démissionne de mon poste, afin de ne pas être comptable de tels agissements. Mon combat est et demeurera toujours de doter ce football de Commissions indépendantes non inféodées au Comité exécutif de la fédération».
L’ancien vice-président de la Femafoot et président de Lafia club de Bamako (LC. BA) avait également accusé l’instance de violer ses propres textes, avant de rendre le tablier. Dr Sékou Diogo Keïta a fâché les «Princes» d’Hamdallaye ACI et en a pris pour son grade : cinq ans de suspension de toutes les activités liées au football.
Soulemane Bobo TOUNKARA
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