Le marionnettiste Yaya Coulibaly
La rencontre organisée par le ministère de l'Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, était présidée par le chargé de mission dans ce département, Amadou Diabaté, en présence de plusieurs invités.
Cette rencontre s’inscrit dans la période 2026-2027, décrétée Année de l’éducation et de la culture par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Faso Baro Kènè est un espace de débat citoyen et d’éducation aux valeurs sociétales, mais de l’histoire et des traditions (Maaya) du Mali. Il permet de faciliter la gestion de la diversité, l’éveil des consciences, la compréhension mutuelle, la promotion de la paix et du vivre-ensemble et renforce l’amour de la patrie. Et contribue au réveil patriotique des Maliens particulièrement les jeunes.
Le représentant du ministère en charge de la Culture a rappelé que Faso Baro Kènè est une initiative de son département qui met à l'honneur les hommes et les femmes qui, par leurs parcours, ont contribué a la préservation et la transmission de la culture et du patrimoine de notre pays. Amadou Diabaté a ensuite invité les participants, notamment les jeunes à écouter avec beaucoup d'attention et à faire bon usage des enseignements pour être des citoyens modèles.
Quant au conférencier, il a développé les concepts Ndomo, Maaya Diliw avant de mettre l'accent sur l'éducation qui a toujours été le socle de la bonne marche de notre société. Le parrain du mois de juillet a également souligné l'importance des enseignements traditionnels dans l'éducation des enfants.
Par ailleurs, le marionnettiste Yaya Coulibaly a expliqué que le Ndomo est une méthode d'enseignement traditionnel par lequelle les valeurs morales sont transmises aux enfants. Selon lui l'éducation par le Ndomo obéit à cinq étapes notamment : le Diraw, le Konow, le Kamiw, le Toriw et le Oulouw. «Chaque étape est symbolisé par un animal et correspond à des enseignements spécifiques avec une approche appropriée», dira Yaya Coulibaly.
Les étapes du Ndomo inculquent à l'enfant le soubassement de l'humilité. Le conférencier a aussi invité les autorités à valoriser les pratiques anciennes comme le Ndomo et autres mécanismes d'éducation traditionnelle de notre pays en fonction des réalités socio-culturelles.
L'un des temps forts de la conférence a été les échanges et les contributions des experts sur les questions relatives à la citoyenneté, au patriotisme et à la préservation du patrimoine culturel national. La rencontre a également été marquée par des recommandations pour le retour aux valeurs ancestrales.
Mohamed Lamine H. DICKO
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