La cheffe de l’exécutif régional, Mme Coulibaly Mariam Coulibaly, invite à un changement de mentalité pour mettre fin à cette hémorragie financière
Le représentant de l’Oclei, Seïdina Oumar Diarra a souligné que cette session réalisée sur financement du Projet Luceg entre dans le cadre des traditionnelles missions d’éducation de l’Oclei, initiées à travers son «pôle prévention et déclaration de biens». Il a repris à son compte les constats d’une structure d’évaluation des rapports des services de contrôle qui estiment à un peu plus de 1.266 milliards de Fcfa les fonds que l’État a perdu entre 2005 et 2019 du fait des détournements de derniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillages et autres détournements de biens.
Le gouverneur de Dioïla a souligné l’impact de la corruption et de l’enrichissement illicite sur l’administration publique, judiciaire et sur les collectivités. Mme Coulibaly Mariam Coulibaly a invité tous à un changement de mentalité afin d’arrêter cette hémorragie financière qui met à mal la souveraineté du pays. Elle a assuré qu’un des vœux du Président de la Transition est la lutte implacable contre la corruption et l’enrichissement illicite, deux fléaux qui font saigner l’économie malienne mettant ainsi en échec les efforts des gouvernants.
Il y a eu trois exposés. Le premier, présenté par Dr Djibril Coulibaly, président du pôle prévention et déclaration des biens, a porté sur la présentation de l’OcleiI, créé par l’ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 avec comme mission de prendre toutes les mesures et initiatives de prévention et de lutte contre l’enrichissement illicite. Dr Djibril Coulibaly a souligné que la lutte contre la corruption est un devoir pour tous. Y participer, c’est garantir, selon lui, un meilleur avenir aux générations futures.
Le second exposé, fait par Makandian Kamissoko, portait sur le rôle des enseignants et des administrateurs dans la lutte contre la corruption, notamment celle scolaire. Cette pratique malhonnête et illégale compromet l’intégrité du système éducatif et elle se manifeste sous plusieurs formes. Fraudes aux examens (tricheries, fuites des sujets, achats des notes), corruption des enseignants ou des administrateurs (paiement des pots-de-vin pour de meilleures notes, admission frauduleuse, favoritisme), entre autres.
La communication sur les conséquences de la corruption sur la qualité de l’enseignement et l’avenir des étudiants a été faite par Job Sagara, un parajuriste. Pour lui, la corruption en milieu scolaire met le système éducatif à terre. Elle cultive surtout la médiocrité en milieu scolaire et empêche les pauvres d’accéder aux données d’apprentissage (des enseignants donnant partiellement la leçon du programme en vue d’inciter les apprenants à s’inscrire aux cours privés).
Il a aussi abordé d’autres aspects. Lors de cette session d’information et de sensibilisation, un numéro vert : 80 00 22 22 a été mis à la disposition du grand public pour d’éventuelles dénonciations anonymes. Le rapport annuel 2023 de l’Oclei a été aussi remis au gouverneur.
Daniel FOMBA
Amap-Dioïla
Rédaction Lessor
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