Il entame
ainsi un mandat de sept ans, non renouvelable. L’audience solennelle s’est
tenue sous la présidence du président de la section judiciaire de la Cour
suprême, Issa Traoré, entouré de ses conseillers, en présence du président de
la Cour suprême, Dr Fatoma Théra, du Vérificateur général sortant, Samba
Alhamdou Baby, ainsi que des collaborateurs, parents et amis du récipiendaire.
Après la lecture du décret de nomination par la
greffière en cheffe, le représentant du ministère public, Dramane Soumano,
s’exprimant au nom du Parquet général de la Cour suprême, a félicité le nouveau
Vérificateur général pour la confiance placée en lui par les autorités de notre
pays. Dans sa réquisition, l’avocat général a brièvement évoqué le parcours
académique et professionnel d’Abdoul Aziz Aguissa, ainsi que l’importance et la
noblesse de sa mission.
Face aux hauts magistrats de la Cour suprême, Abdoul
Aziz Aguissa a prononcé le serment d’entrée en fonction, s’engageant à exercer
sa mission avec honnêteté, impartialité, intégrité et objectivité, dans le
strict respect de la Constitution, des lois et règlements de la République. Il
a également promis de se comporter en digne et loyal Vérificateur. Au terme de
l’audience, le président de la section judiciaire de la Cour suprême a, au nom
de l’institution, félicité le nouveau vérificateur pour sa prestation de
serment.
«Par cet acte solennel, vous venez d’entrer officiellement en
fonction, revêtu de la confiance de la République et investi d’une mission de
haute responsabilité au service de la transparence, de la redevabilité et du
bon usage des ressources publiques», a déclaré Issa Traoré. Avant de rappeler que cette fonction requiert une
indépendance irréprochable, une rigueur constante et une intégrité sans faille.
Pour lui, elle s’inscrit pleinement dans l’édifice de l’État de droit,
contribuant au renforcement de la gouvernance démocratique.
Instituée par la loi n°2021-069 du 23 décembre 2021, la fonction de Vérificateur général est une autorité administrative indépendante. Selon l’article 2 de ladite loi, il a pour mission notamment d’effectuer un contrôle de performance et de qualité des services et organismes publics, des programmes et projets de développement, l’évaluation de leur impact, de contrôler la régularité et la sincérité des recettes et dépenses des institutions de la République, des administrations civiles et militaires, des collectivités territoriales, des établissements publics, et des entreprises dans lesquelles l’État ou une autre personne publique détient une participation financière.
****************
Un serviteur chevronné de l’Etat
Abdoul Aziz Aguissa est né le 8 mars 1969 à Ha,
dans la Commune de Taboye dans le Cercle de Bourem. Ce haut fonctionnaire,
administrateur civil de 1ère classe, 2è échelon est un visage bien connu de
l’institution qu’il dirige désormais. Avant sa nomination, il occupait le poste
de secrétaire général du BVG, ce qui lui a conféré une connaissance approfondie
des mécanismes de contrôle et des enjeux liés à la gestion des ressources
publiques au Mali.
Le nouveau Vérificateur général est titulaire
d’une Maîtrise en administration publique obtenue à l’École nationale
d’administration du Mali (Ena) en 1992. Il poursuivra sa formation en France où
il décroche en 2002 un diplôme d’études supérieures spécialisées en
administration et gestion à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne (France),
puis un diplôme en administration et institutions du cycle international
d’administration publique à l’ENA de Paris. En 2014, il soutient un Doctorat en
Droit public à l’Université Grenoble Alpes de Grenoble, (France).
Administrateur civil de son état, Abdoul Aziz
Aguissa a occupé plusieurs fonctions au cours de sa carrière. De 1994 à 1997,
il a été administrateur civil à la Direction nationale de l’administration du
territoire, chargé des dossiers relatifs à l’organisation générale du
territoire, aux conflits fonciers, à la vie associative, aux problèmes
frontaliers, à la décentralisation, à l’état civil, à la valeur juridique des
actes administratifs et au contentieux administratif. Et de 1997 à 2000, il a
exercé les fonctions de chef d’arrondissement de Konséguela, dans le Cercle de
Kolondiéba, Région de Sikasso.
Le
nouveau vérificateur général a servi de 2003 à 2005 au Commissariat au
développement institutionnel (CDI). Il était chargé de contribuer à
l’amélioration des techniques de décentralisation et de déconcentration. Puis de 2005 à 2009, Abdoul Aziz Aguissa a dirigé
l’Unité gouvernance du CDI, où il coordonnait les activités assurant
l’interface entre le CDI et les ministères du secteur de la gouvernance, et
veillait au suivi de la mise en œuvre du Plan opérationnel du Programme de
développement institutionnel (PDI). De février 2012 jusqu’à sa récente
nomination à la tête du BVG, il occupait le poste de secrétaire général de
cette institution. Le nouveau Vérificateur général parle sonrhaï,
bambara, français et anglais. Il est
Chevalier et Officier de l’Ordre national du Mali, distinctions obtenues
respectivement en 2016 et 2023.
Amadou GUEGUERE
Les experts en rhumatologie étaient réunis du 07 au 09 mai dernier pour faire l’etat des lieux des infections ostéo-articulaires et du lupus systémique. Ces deux maladies considérées comme des problèmes de santé publique ont été, durant ces trois jours, au cœur des échanges scientifiq.
Le syndrome néphrotique est un syndrome biologique clinique qui se présente quand il y a des fuites massives de protéine dans les urines. Dr Samba Konaré, médecin néphrologue à l’hôpital du district de la Commune IV, dit que le syndrome néphrotique est une affection rénale..
L’ambassade du Rwanda, en collaboration avec la communauté rwandaise dans notre pays a organisé, le dimanche dernier, dans un hôtel de la place, une cérémonie commémorative du génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda en 1994..
Le maître de conférences à l’Université Kurukanfuga de Bamako aborde les crimes et les délits contre l’état, ainsi que la trahison en lien avec le terrorisme. Dr Boubacar Bocoum met en lumière les infractions terroristes en interrogeant le Code pénal de notre pays.
La délégation était conduite par le ministre d’État, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué. Il a dénoncé les récentes attaques terroristes qui ont frappé la région et exprimé la compassion de la Nation aux.
Devant un public sorti nombreux, le conseiller spécial du Président de la Transition chargé des œuvres sociales, Aguibou Dembélé, a procédé, hier, à l’inauguration de deux forages à Dialakorobougou..