Le Président Goïta (g) et ses homologues du Niger et du Burkina Faso lors du sommet constitutif de la Confédération AES, le 6 juillet 2024 à Niamey
Dans le communiqué publié à cet effet, le Président Goïta a indiqué qu’après consultations de ses pairs du Burkina Faso et du Niger, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général d’armée Abdourahamane Tiani, il a été décidé de tenir la 2è session du Collège des Chefs d’État de la Confédération en décembre prochain à Bamako.
Il faut rappeler que le sommet inaugural s’est tenu, le 6 juillet 2024 à Niamey au Niger. Au cours de ce sommet, les Chefs d’état ont adopté le traité instituant une Confédération entre les trois Etats. Ils se sont félicités de la mise en place d’une Force unifiée des États du Sahel lors de la réunion des chefs d’état-major, tenue à Niamey du 5 au 6 mars 2024. Sur les questions politiques, ils ont souligné la nécessité d’une coordination de l’action diplomatique ainsi que l’importance de parler d’une seule voix. S’agissant de la libre circulation des personnes et des biens, ils ont instruit les ministres compétents d’élaborer dans l’urgence, des projets de protocoles additionnels y relatifs en vue de faire face aux implications liées au retrait des trois états de la Cedeao.
Sur les questions de développement, les Chefs d’état ont souligné la nécessité de mutualiser leurs moyens en vue de mettre en place des projets structurants et intégrateurs dans les secteurs stratégiques, notamment l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’eau et l’environnement, l’énergie et les mines, les échanges commerciaux et la transformation industrielle, les infrastructures et les transports. Mais aussi, la communication et les télécommunications, la libre circulation des personnes et des biens et l’économie numérique. Ils ont aussi décidé de la création d’une Banque d’investissement de l’AES et de la mise en place d’un Fonds de stabilisation. Ils ont confié la présidence inaugurale et tournante de l’organisation à notre pays.
PRÉSIDENCE MALIENNE- Une année après le sommet de Niamey, la Confédération AES sous le leadership et la présidence du Général d’armée Assimi Goïta est aujourd’hui une réalité géopolitique au Sahel, en Afrique de l’Ouest et en Afrique de façon générale avec laquelle il faut désormais compter. Partie de zéro, plusieurs actions ont déjà été réalisées dans le cadre de l’opérationnalisation de cette Confédération sous la présidence malienne. Sur les questions de sécurité, des succès importants ont été engrangés sur le terrain par les Forces de défense des trois pays dans le cadre de leur lutte commune contre le terrorisme.
Il y a une coordination entre les Armées dans le cadre de la Force unifiée. Pour opérationnaliser ladite Force, les ministres chargés de la Défense se sont rencontrés à Bamako, le vendredi 20 juin dernier. Sous la présidence malienne, il y a eu la constance des consultations politiques de haut niveau et la coordination diplomatique entre les trois Etats, afin de porter d’une seule voix, la vision et les intérêts de la Confédération AES sur la scène régionale et internationale.
Pour l’intégration sous-régionale entre les populations, des mesures ont été prises pour faciliter la libre circulation des ressortissants des états membres de la Cedeao au sein de l’espace AES. Malgré le retrait, les ressortissants de cet espace peuvent entrer, résider et exercer des activités dans l'AES sans avoir besoin de visa. De même que les véhicules immatriculés dans un État membre de la Cedeao peuvent circuler librement dans l'espace AES, sous réserve du respect des réglementations en vigueur.
également, la Confédération AES a mis en circulation des passeports biométriques depuis le 29 janvier dernier. Elle a aussi décidé, le jeudi 28 mars dernier, de l’institution d’un prélèvement confédéral (PC-AES) sur des importations en provenance de pays tiers. S'agissant du développement, il y a des avancées importantes au regard de l'identification de projets structurants pour renforcer l'intégration au niveau de la région.
Il s’agit de la création de compagnies aérienne, et des chemins de fer, des projets d’infrastructures, d’énergie, la mise en place de la Banque confédérale d'investissement et de développement (BCID) qui permettra de générer des ressources internes pour financer le développement des trois états. Plusieurs autres actions ont été réalisées, notamment l’adoption des symboles de la Confédération. Il s’agit du logo, du drapeau, de la devise et de l’hymne. Il y a aussi l’existence d’un projet de radio et de télévision.
Après avoir quitté la Cedeao, les trois pays ont également annoncé leur retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) via un communiqué des ministres des Affaires étrangères en date du 18 mars dernier. Ils reprochent à l’organisation de s’être illustrée par l’application sélective de sanctions sur la base de considérations géopolitiques et d'être devenue un instrument politique téléguidé.
Sous le leadership du Président Assimi Goïta, il y a eu le 22 mai dernier à Bamako, les premiers échanges directs entre la commission de la Cedeao et la Confédération AES depuis que les trois pays ont claqué la porte à cette organisation. Ces échanges se sont tenus en prélude aux négociations proprement dites sur des questions d’intérêt commun comme la libre circulation des personnes et des biens.
Sous la présidence malienne, la coopération entre le Mali et la Russie a été portée à l’échelle confédérale. Il y a eu en effet, la première session des consultations des ministres des Affaires étrangères de la Confédération AES et de la Fédération de Russie à Moscou le 3 avril dernier. Cette consultation politique de haut niveau avait pour objectif de raffermir et formaliser les relations d’amitié, de solidarité et de coopération entre la Confédération et la Fédération de Russie.
D’autres projets sont en cours notamment, la mise en place d’un Parlement de la Confédération. Ce projet pourrait rapidement se réaliser avec l’installation officielle, le samedi 28 juin dernier, du Conseil consultatif de la refondation du Niger. Il s’agit de l’équivalent du Conseil national de Transition (CNT) au Mali et de l’Assemblée législative de Transition (ALT) du Burkina Faso.
Les trois pays travaillent également à l'intégration de leurs économies avec le projet de mise en place d'une union économique incluant l'harmonisation des politiques fiscales, douanières et des réglementations commerciales. En outre, ils œuvrent à l’intégration de leurs systèmes de santé et à l’harmonisation des systèmes juridiques et judiciaires. La création d’une monnaie commune fait aussi partie des projets qui ont émergé sous la présidence malienne de la Confédération et qui sont en cours de réalisation.
Dieudonné DIAMA
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