Le Premier ministre Abdoulaye Maïga et plusieurs membres du gouvernement ont pris part à l’événement
Le réalisateur sénégalais Kalidou Sy a rendu un vibrant hommage à Yambo Ouologuem, à travers son film documentaire intitulé «La blessure». Ce documentaire de 75 minutes a été projeté, mardi dernier dans la salle des Banquets du Centre International de conférences de Bamako, devant le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, le président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick Diaw et plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. Il y avait plusieurs autres invités de marque et des acteurs culturels.
Ce documentaire retrace le destin de l’écrivain malien et lauréat du prix Renaudot 1968, dont l’image a été ternie à cause des accusations de plagiat. Ce qui a contraint Yambo Ouologuem à revenir au bercail et passer le reste de sa vie à Sévaré, dans la Région de Mopti. La soirée a été marquée par des témoignages sur la qualité de l’homme et son degré d’engagement pour la littérature africaine. Pendant plus d’une heure, le public a été emporté dans un univers de littérature et du cinéma.
Le documentaire retrace le parcours fulgurant et tragique de Yambo Ouologuem, premier Africain à remporter le prestigieux Prix Renaudot en 1968 avec son roman «Le Devoir de violence», une quête du juste milieu, une réflexion équilibrée sur la colonisation et ses conséquences. Également, le documentaire attire l’attention du public sur le sort de l’illustre homme de lettre qui a consacré sa vie au service de sa société. Aussi de montrer comment Yambo a été livré à son sort face à l’injustice.
Le film interpelle aussi la jeunesse malienne et africaine et met en évidence la vision de l’homme. Il relate l’ascension fulgurante de l’auteur et fait référence au traumatisme profond qu’il a subi après avoir été accusé de plagiat peu après son succès à Paris. Ainsi, l’écrivain décide de se retire volontairement dans le silence sur la scène littéraire et se consacré à l’islam, jusqu’à sa disparition en 2017.
Le ministre Mamou Daffé a exprimé l’honneur et le réel plaisir de rendre hommage à Yambo Ouologuem. Il dira que ce film s’inscrit dans la vision des autorités de la Transition, sous le leadership du Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, de valoriser et de réhabiliter les grandes figures du Mali. Il a souligné que l’écrivain incarne «le courage de regarder son histoire en face, avec ses grandeurs et ses zones d’ombre, afin de construire un avenir lucide».
Cet hommage s’inscrit dans une volonté nationale de redonner aux grandes figures culturelles la place qu’elles méritent. Au-delà de l’hommage, Yambo Ouologuem demeure un repère pour la jeunesse africaine, incarnant la lucidité et la liberté créative.
À noter que l’écrivain Yambo Ouologuem est né le 22 août 1940 à Bandiagara. Il marque l'histoire en 1968 en publiant son premier roman «Le Devoir de violence» qui lui a permis de remporter le prix Renaudot.
Amadou SOW
Face à la modernité et la contrefaçon, les tisserands lancent un cri de détresse aux autorités afin qu’elles s’impliquent pour sauver leur métier du naufrage collectif et préserver du coup un patrimoine manufacturier traditionnel inestimable.
En reconnaissance de l’importance du rôle des légitimés traditionnelles dans la société et dans le souci de leur doter d’un espace dédié à la tenue de leurs activités, le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a decidé d’offrir à chacune des régions adm.
Marquée par une série d’échanges entre les photographes, la journée a été un véritable champ de diagnostic et de propositions de relance du secteur.
Si certains photographes de première génération ont connu le succès sur le plan international, d’autres ont passé toute leur vie sans pour autant connaître le show-biz de l’art contemporain. C’est le cas de notre compatriote feu Souleymane Sarr, qui a consacré sa vie au service de la ph.
Profondément passionné par son art visuel, il y a déjà consacré des années pour l’illustration des articles de presse du Quotidien national (L’Essor) qui est un produit phare de l’Amap et à la préservation de la mémoire nationale.
On pourrait penser que rien ne prédestinait Seydou Camara à la photographie surtout avec son cursus scolaire, mais c’est s’y méprendre parce que ce natif de Ségou, la 4è région du Mali, avait la passion de la photographie chevillée au corps et depuis sa tendre enfance..