Pourquoi Cheickna Traoré se faisait appeler par le sobriquet Kolo National ? Il suffit de décortiquer les deux mots pour avoir la réponse. «Kolo» signifie os en bambara, alors que National est un nom et un adjectif qui signifie appartenir à une nation ou à un État et qui est l’opposé de local, régional, privé, etc. Ajoutés l’un à l’autre «Kolo» et «National» donnent un os commun, c’est-à-dire qui appartient à tout le pays.
Ainsi peut-on définir Kolo National, un footballeur dur comme un os qui ne manifestait pas de sensibilité sur un terrain de football et dont la combativité sur la pelouse n’avait d’égal que son esprit patriotique. Cheickna Traoré dit Kolo National fait partie de la première génération des Aigles, du moins, celle qui a écrit les premières pages glorieuses de l’histoire de notre football. D’abord lors des premiers Jeux africains de Brazzaville où le Mali s’est adjugé la médaille d’argent du tournoi de football (défaite en finale contre le Congo Brazzaville, 0-0, 7 corners à 2), ensuite en 1972, à Yaoundé en finale de la 8è édition de la CAN (défaite 3-2 contre la même sélection congolaise).
Capitaine du Djoliba et de la sélection nationale lors des Jeux africains de Brazzaville, Kolo National enchaînera, malgré son âge, avec la CAN, Yaoundé 72, remportant une médaille d’argent. Natif de Kayes, Cheickna Traoré a commencé sa carrière dans la capitale des Rails, avant de rejoindre le Djoliba en 1960. Il portera le brassard de capitaine des Rouges jusqu’à sa retraite après la campagne de Yaoundé 72.
Après sa retraite, il sera nommé directeur du stade Omnisports Modibo Keïta, un poste qu’il quittera quelques années plus tard pour se lancer dans le transport. Mais, contrairement à nombre de ses anciens coéquipiers de la sélection nationale, Kolo National ne s’éloignera pas du monde du football.
Non seulement il continuera d’être actif au sein du comité directeur de son ancien club, le Djoliba, mais il occupera également le poste de vice-président de la Fédération malienne de football (Femafoot) pendant plus d’une décennie. Homme de dialogue, Cheickna Traoré s’est toujours battu pour rassembler les acteurs du football et ne se lassait jamais d’exhorter la jeune génération à faire montre d’esprit patriotique. «Cheickna, c’était un casse-cou sur le terrain, un engagement à outrance», témoigne l’actuel président du Djoliba, Tidiani Niambélé.
«Nous, nous sommes venus au Djoliba après lui, mais même après sa retraite, il a continué à nous communiquer cet esprit de combativité sur la pelouse». «Je me souviens encore, lors d’une rencontre, alors que le ballon filait en corner, Kolo est venu se jeter sur le poteau en bois qu’il a cassé, envoyant ainsi le cuir en touche. Il s’est blessé sur le coup, mais pour lui, le plus important était d’éviter le corner», ajoute notre interlocuteur.
«Sur le plan social, souligne Tidiani Niambélé, je me souviens d’un homme sans façon. Il était d’une grande sociabilité, un homme bienveillant et très attachant». Et de conclure : «Avec sa mort, le monde sportif, en général et celui du football, en particulier, perd une grande figure».
Kolo National repose désormais au cimetière d’Hamdallaye où il a été accompagné, hier par une foule composée de parents, d’amis, d’anciens coéquipiers et de responsables sportifs du pays. L’ancien international et ancien dirigeant laisse derrière lui plusieurs orphelins inconsolables.
Dors en paix «Kolo National» !
Soulemane Bobo TOUNKARA
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