Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique au
Mali, l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD) et ses
partenaires ont organisé jeudi dernier, dans ses locaux, un atelier de
validation du Plan stratégique d’engagement du secteur privé dans la mise en œuvre
de la Contribution déterminée au niveau national, révisée dans le cadre de
l’Accord de Paris sur le climat. L’ouverture des travaux a été présidée par le
ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable,
Modibo Koné. C’était en présence du représentant des secteurs privés, Ibrahim
Sacko et de plusieurs invités de marque.
Cet atelier s’inscrivait dans une dynamique d’appropriation
et de partenariat responsable avec le secteur privé. Le but étant de répondre
aux objectifs énoncés par l’Accord de Paris et des objesctifs de développement
durable (ODD). Le ministre en charge de l’Environnement, de
l’Assainissement et du Développement durable a souligné que depuis 2015 le Mali
dispose d’un outil de mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat :
la Contribution déterminée au niveau national (CDN).
Elle permet de mieux exécuter
notre stratégie : «économie verte et résiliente au changement climatique»
découlant de la Politique nationale sur le changement climatique, a expliqué le
ministre Modibo Koné. «Le changement climatique est une triste réalité au Mali.
Nos populations subissent durement et au quotidien les conséquences du dérèglement
climatique», a-t-il regretté. Il a ajouté que les effets néfastes du changement
climatique exacerbés par les défis sécuritaires et sanitaires, menacent des
secteurs clefs du développement du pays.
Ils aggravent la dégradation de
l’environnement et remettent en cause les efforts du gouvernement pour la réduction
de la pauvreté et le développement durable. Modibo Koné a affirmé que le gouvernement a fixé à l’horizon
2030 ses ambitions nationales de réduction de gaz à effet de serre à 39%
pour les changements d’affectation des terres et la foresterie, 31% pour l’énergie,
31% pour les déchets et 25% pour l’agriculture, dont le coût prévisionnel est
estimé à plus de 160 milliards de Fcfa. «C’est pour cela que l’État s’est engagé
à soutenir le secteur privé de manière significative dans le rôle de moteur
essentiel d’un développement sobre en carbone pour amorcer une nouvelle
dynamique d’investissement dans la lutte contre le changement climatique», a
dit le ministre Koné.
Le représentant du secteur privé a rappelé que le secteur
privé joue un rôle prépondérant dans le processus de production, de
transformation et de distribution des biens et services contribuant ainsi à
la lutte contre la pauvreté. Ibrahim Sacko a reconnu que le changement
climatique affecte à la fois ces processus et la Politique d’approvisionnement
et de commercialisation. Ils constituent également, selon lui, une opportunité
pour les entreprises pour mieux s’adapter à la future condition
environnementale du pays.
Ibrahim Sacko a indiqué que la réduction des émissions de
gaz à effet de serre peut passer par l’adoption d’une technologie innovante
sobre en carbone, comme c’est le cas dans le secteur des énergies renouvelable
ou celui de l’agriculture. Cela peut se concevoir comme une dimension supplémentaire
de la gestion entrepreneuriale des risques. Cependant, a-t-il souligné, cette
adoption offre aux entreprises des opportunités de développer de nouveaux
produits et services destinés à d’autres agents économiques ayant besoin de
s’adapter au changement climatique.
L’implication du secteur privé dans la mise en œuvre de la
CDN passe nécessairement par le renforcement des capacités des ressources
humaines. La cérémonie a été sanctionnée par une brève présentation du Plan
stratégique qui sera soumis aux participants pour adoption.
Yaya KANITAO
Rédaction Lessor
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