Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga visitant le Puits Sacré
Outre la pêche collective dans la mare du Sanké qui
marque traditionnelle le festival, plusieurs autres activités ont été
organisées pendant la semaine. Le «Sanké-Mô», est un évènement identitaire et
culturel qui revêt une grande importance pour la population de la Région de San
qui le considère comme un rituel qui assure à l’individu, à la fois protection
et bonheur, a dit le gouverneur de la Région de San dans son discours de
lancement. Et le colonel-major Ousmane Sangaré
d’ajouter que le «Sanké-Mô» a lieu chaque année, précisément le jeudi de
la première quinzaine du mois de juin.
Le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, a saisi
l’occasion pour soumettre aux hautes autorités de la Transition quelques
doléances liées à l’événement. Il s’agit notamment de l’aménagement de la mare
Sanké où se pratique la pêche collective depuis 623 ans. Selon elle, cette mare
sacrée se dégrade chaque jour. Elle a aussi mis l’accent sur la restauration et
l’aménagement des sites touristiques et culturels au profit des femmes et des
jeunes de la Commune urbaine de San.
La coupure du ruban par le gouverneur suivie de la visite guidée des stands
d’exposition, la formation en photographie de 10 jeunes photographes de San
organisée par l’ONG Instruments I4 Africa, les activités culturelles et
artistiques et la réception des feux tricolores réalisés par l’Agence nationale
de sécurité routière (Anaser), ont constitué les temps forts de la cérémonie
d’ouverture.
Mercredi 5 juin, les activités du «Sanké-Mô» ont porté sur la présentation
de Pro-arides ou Programme agroalimentaire pour la résilience intégrée et le
développement économique du Sahel, un programme financé par le ministère des
Affaires étrangères des Pays-Bas et qui a pour objectif global de «contribuer à
une résilience, une sécurité alimentaire et des revenus des ménages agricoles
et (agro-) pastoraux accrus dans la zone soudano-sahélienne du Burkina Faso, du
Mali et du Niger, grâce à des institutions et organisations décentralisées
efficaces pour une prestation de services et la gestion des ressources
naturelles et des terres et un développement économique local améliorés».
Pro-Arides et les organisateurs du festival ont aussi fait une présentation sur
la préparation et l’utilisation du compost liquide et une autre présentation
sur les besoins de financement des produits (engrais, semences et équipements) exprimés
par les acteurs des Organisations paysannes (OP), les Associations villageoises
d’épargne et de crédit (VSLA), les Petites et moyennes entreprises (PME). Ils
ont aussi évoqué les défis liés à la transformation des produits locaux et la
professionnalisation ou l’adaptation des PME et OP pour répondre aux demandes
des ménages. Sans oublier la question de la présentation du thème «Femme et
paix» par l’ONG Association pour la promotion de la femme et de l’enfant au
Sahel (Aprofem), et la formation en Master class en vidéo de 10 jeunes
photographes de San.
24h plus tard, c’est-à-dire jeudi 6 juin, le Premier ministre, Choguel
Kokalla Maïga est arrivé à San. Accompagné des autorités administratives et
politiques régionales, les chefferies traditionnelles et les notabilités de la
ville de San, le chef du gouvernement a visité successivement les sites
touristiques le Bois sacré et le Puits sacré, avant de se rendre à la mare
sacré pour suivre le lancement officiel de la pêche collective. Dr Choguel
Kokalla Maïga a transmis à la population de Sans un message de paix et
d’encouragements du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta et
invité les Maliens et les Maliennes à tout mettre en œuvre pour ne pas perdre
de vue les valeurs qui façonnent notre identité culturelle. Avant de retourner
à Bamako, le Premier ministre et sa délégation ont rendu une visite de
courtoisie aux familles fondatrices de San au cours de laquelle, les
patriarches de la ville ont formulé des bénédictions pour les autorités de la Transition
et l’ensemble du peuple malien.
Les troupes de Parana et de Térékoungo ont fait leur apparition au festival les 7 et 8 juin. Les jeunes universitaires ont animé une causerie débats sur le choix des filières dans les universités maliennes. Le lien entre stupéfiants et l’augmentation de la violence a été présenté par l’ONG Femme et développement (FEDE). Un atelier de restitution a eu lieu à la mairie sur la première étude technique de l’aménagement de la mare sacré du Sanké et la journée s’est achevée avec la course de chevaux, la lutte traditionnelle, les animations artistiques et culturelles et la remise d’attestations de participation et de reconnaissance à certaines personnalités. La boucle a été bouclée, jeudi 8 juin avec la soirée dansante qui a été animée par Koko Dembélé.
Noumballa Camara / AMAP - San
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