Bamako : La moto disparaît en plein jour

Elle a garé et bien cadenassé son engin à deux roues devant son domicile. Peu de temps après, la moto a disparu sans que personne dans le voisinage ne sache comment

Publié lundi 06 janvier 2025 à 07:50
Bamako : La moto disparaît en plein jour

Tous les policiers vous le diront. Les veilles des fêtes populaires sont propices pour les voleurs, toutes catégories confondues. C’est ainsi qu’avec la fête de réveillon du Nouvel an qui vient de passer, plusieurs commissariats de police du District de Bamako ont été saisis de plusieurs cas de vols commis dans différents endroits de la capitale. Nos sources sont très claires sur le fait que tous ces cas de vol ont un lien avec le réveillon, ou fête du « 31 ».

En vrais professionnels, les limiers savent de quoi ils parlent. C’est pourquoi, ils  tentent d’expliquer le phénomène. Ainsi, ils estiment qu’à l’approche de différentes périodes de réjouissances populaires, les malfrats, voleurs, braqueurs et autres bandits de grand chemin mettent le maximum de chance de leur côté pour dérober les honnêtes citoyens de leurs biens, dans certains cas, quoi que cela puisse leur en coûter. Et pour ce faire, nos sources citent deux cas de figure permettant aux voleurs de mettre la main sur les biens des citoyens.

Le premier cas est relatif à la légèreté avec laquelle certains de nos concitoyens veillent sur leurs biens. Quant au second, il se rapporte à la facilité avec laquelle les malfrats s’adaptent aux réalités du moment précis où ils sont dans le besoin de voler. Conséquences, les voleurs laissent difficilement passer une occasion.

Tel un phénomène, les vols d’engins à deux roues sont en passe d’être banalisés dans la cité des Trois caïmans et ses environs. Quasiment, toutes les communes du District sont touchées à divers degrés. Et la liste des victimes ne fait que s’allonger. Ce n’est pas la nommée Timfa (pseudonyme) qui dira le contraire. Elle qui ne se remet pas encore de la perte inexpliquée de son engin à deux-roues,  qu’elle venait d’acquérir.

La douleur ne faiblit pas dans son cœur et elle a de la peine à chaque fois qu’elle pense aux avantages qu’elle tirait de son engin. Une moto qui le transportait toujours à son lieu de travail sis au quartier Hippodrome, en commune II du District de Bamako. Mais le malheur lui est tombé dessus à  seulement quelques jours de la fête du réveillon.

C’était un vendredi, la jeune fille est rentrée à la maison, après une journée de labeur. Elle gara sa moto au milieu de plusieurs autres, appartenant à un groupe de fidèles venus écouter les conseils d’un prêcheur dans leur domicile, comme c’est le cas ici chaque vendredi dans l’après-midi. Après l’avoir garée, Timfa a bien cadenassé la roue avant de sa moto, avant de rentrer dans la cour du domicile paternel. Et c’était à un moment de la journée où le secteur grouillait de monde.

Une fois dans la cour du domicile familial à Niaréla, un quartier de la Commune II du District de Bamako, Timfa y est  restée durant plusieurs dizaines de minutes. à un moment donné, un de ses frères lui demanda de lui prêter la moto pour une course personnelle. Sans y voir de problème, elle lui remit la clé de l’engin. Une fois dehors, le frère fouilla au milieu de la dizaine d’engins à deux roues garées devant la porte, en vain. Il ne trouvera pas la moindre trace de la moto de sa sœur. Il en informa (naturellement) la propriétaire, lui expliquant qu’il n’y avait que d’autres motos, mais pas la sienne.

Dans un premier temps, Timfa n’a pas cru comprendre ce que son frère venait de lui dire. Brusquement, elle se leva pour sortir pensant que son frère n’avait pas pu identifier son engin. Dès qu’elle est sortie, elle balaya du regard les motos garées et n’aperçut pas la sienne. Elle n’en croira pas ses yeux. Plus le temps passait, plus elle se rendait compte de l’évidence,  Timfa venait de perdre sa nouvelle moto, devant le domicile paternel en plein jour, sans que personne ne puisse lui donner le moindre indice sur le ou/ les voleurs de son bien roulant.

Dans les minutes qui ont suivi, et ne voulant pas perdre de temps, la jeune fille a très rapidement rallié le commissariat de police du secteur pour y faire  une déclaration de vol. Aux policiers, elle mit tout son espoir pour que ces derniers puissent l’aider à entrer en possession de son bien. Espérons que la chance lui sourira.

Tamba CAMARA

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