Madame Sy Kadiatou Sow, ancienne ministre «ON DEVRAIT DONNER PLUS DE POUVOIR AUX REPRÉSENTANTS DU PEUPLE»
Cet avant-projet n’est pas
une nouvelle Constitution, mais plutôt une révision de l’ancienne. Même s’il y
a quelques changements dans le document, notamment la création de la deuxième
chambre du Haut conseil de la Nation. Je ne suis pas d’accord avec ce point. On
a déjà beaucoup de difficultés au niveau de l’Assemblée nationale et il y a un
besoin de renforcement des capacités des membres. Selon moi, les ressources
qu’on devrait mettre à la disposition de cette chambre seraient plus utiles
pour le renforcement des capacités des députés. En plus, le fonctionnement
entre les deux chambres risque d’être un processus assez compliqué à gérer dans
le cadre des ressources à mobiliser, alors qu’on est dans un pays où les
urgences se bousculent.
Le dispositif proposé par le
document concernant le mode de scrutin proportionnel pour les députés est un
point positif par rapport aux institutions. En ce qui concerne la question au
niveau de l’équilibre entre les différents pouvoirs, j’ai le sentiment qu’on a
renforcé les pouvoirs du président de la République au détriment du législatif
et du pouvoir judiciaire. À mon avis, cela ne contribue pas à renforcer notre
système démocratique.
On devrait donner plus de pouvoir aux représentants du
peuple. Concernant les langues officielles, l’avant-projet de la nouvelle
Constitution prévoit une loi à travers laquelle, on peut envisager de faire
d’une langue étrangère, une langue officielle alors qu’on parle beaucoup de
souveraineté. Comment quelqu’un qui se bat pour sa souveraineté, envisage une
telle décision ? Il y a aussi la question de la nationalité des candidats aux élections
présidentielles, la proposition faite dans cet avant-projet disant que tout
candidat aux élections présidentielles doit être forcément de nationalité
malienne est une discrimination contre nos compatriotes qui ont la double
nationalité.
Pour moi, il serait mieux de dire que la personne qui veut briguer la magistrature suprême doit renoncer à sa deuxième nationalité, une fois élue au pouvoir.
Concernant l’âge limite des candidats de la présidentielle, il serait mieux de le limiter à 65 ans au lieu de 75 ans. La Commission de rédaction à la nouvelle Constitution (CRNC) a essayé de prendre en charge beaucoup de préoccupations soulevées lors des Assises nationales de la refondation (ANR). On ne peut pas tout prendre en compte. Même les recommandations prises, à mon avis, ne justifient pas qu’on n’aille vers une nouvelle Constitution. Je ne suis pas convaincue par les nouvelles dispositions prévues dans ce document, confortent notre système de démocratie. Ainsi, je suggère qu’il y ait des débats de fond sur le contenu dudit document avant d’aller au référendum.
Réalisé par
Baya TRAORÉ
Rédaction Lessor
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