L’objectif était de mettre en place un mécanisme d’approvisionnement correct et régulier de ces régions
Alors
que la crise diplomatique entre le Mali et l’Algérie suscite de nombreuses inquiétudes,
le gouvernement malien
prend le devant pour éviter
une rupture dans l’approvisionnement des régions nord. Situées à la frontière
ou à proximité de l’Algérie, les Régions de Tombouctou, Gao, Ménaka et Kidal
sont particulièrement exposées aux conséquences économiques de cette tension.
Conscient des enjeux,
après avoir
rencontré les opérateurs économiques, lundi dernier, le ministre de l’Industrie
et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé, hier dans son département,
une réunion avec les groupements de pétroliers. Étaient présents à cette rencontre, le
directeur général de l’Office malien des produits pétroliers (Omap), Modibo
Gouro Diall, des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali
(Ccim) ainsi que d’autres personnalités du secteur.
Cette
réunion
s’inscrit dans une dynamique de concertation que le ministre chargé du Commerce
mène avec les opérateurs économiques pour garantir un ravitaillement sécurisé
et durable des régions septentrionales. L’objectif est clair : mettre en place
un mécanisme d’approvisionnement correct
et régulier de ces régions pour prévenir toute pénurie.
À
sa sortie de la rencontre, le ministre de l’Industrie et du Commerce a indiqué
que les échanges avec les pétroliers ont permis de définir deux schémas : un à
très court terme,
et un autre à
moyen et long terme. «Le schéma à très court terme nous a permis de recenser
tous les opérateurs pétroliers qui interviennent dans les régions nord, puis d’évaluer
les besoins pour les six mois à venir. Ensuite, nous avons procédé à la planification mensuelle de
ces besoins pour assurer l’acheminement des produits», a expliqué Moussa
Alassane Diallo. Il a également précisé que des mesures d’accompagnement sont
envisagées, notamment sur le plan sécuritaire et logistique.
Selon lui, sur le plan du transport, le
gouvernement va prendre des dispositions qui s’imposent pour apporter des réponses
appropriées à cette dynamique. Il a ajouté que ces schémas d’urgence débuteront
dès demain, avec les besoins et les commandes qui vont être passées. Quant
au second schéma,
celui à moyen et long terme, le ministre Moussa Alassane Diallo a précisé qu’il
va nous permettre de réfléchir sur un système d’approvisionnement régulé ou
correct avec une stabilisation des différents paramètres.
«Cette stabilisation des paramètres va nous amener à nous
assurer des sources d’approvisionnement, premièrement depuis le Niger. Et deuxièmement
à garantir l’acheminement de carburant vers les régions Nord à travers le
circuit des transports, et troisièmement, prendre toutes les mesures au plan sécuritaire pour garantir
l’acheminement des hydrocarbures dans les régions nord du Mali», a-t-il confié.
Le
chef du département
en charge du Commerce a aussi révélé qu’il y a des camions qui sont déjà rentrés
à Gao ce matin. «L’approvisionnement revient
à la normalité au niveau de Gao, avec une baisse drastique des prix. Donc, nous
allons poursuivre cette dynamique-là. Et à partir d’aujourd’hui, toutes les
dispositions seront prises avec nos opérateurs économiques dans le secteur du pétrole et en concertation avec les
autres régions du Niger, pour que dans les 48 ou 72 heures, nous puissions
actionner ce mécanisme afin d'assurer l’approvisionnement correcte des régions
du nord en hydrocarbures. Et, in fine, alléger les souffrances des populations», a-t-il affirmé.
De son
côté, le secrétaire
permanent du Groupement des maliens professionnels du pétrole (GMPP), Ibrahim
Touré, a exprimé la disponibilité de son organisation à jouer sa partition,
tout en posant certaines conditions. «En
tant que Maliens et citoyens soucieux du bien-être de nos concitoyens, nous
sommes prêts à approvisionner les régions septentrionales, malgré l’insécurité.
Mais, il faut garantir la sécurité de nos camions de Bamako à Gao. Et surtout, à
l’arrivée, il faut
que nos citernes puissent décharger
les produits sans servir de moyens de stockage improvisés», a-t-il insisté. Il a également évoqué les
difficultés d’approvisionnement via le Niger, dues à des blocages que les
autorités sont appelées à lever rapidement. «Si
ce blocage est levé, les opérateurs qui sont là-bas vont inonder immédiatement
le marché de Gao en produits pétroliers», a déclaré Ibrahim Touré.
Amadou GUEGUERE
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