Les Directeurs généraux de l’Amap, Alassane Souleymane (g) et de la SSPP, Lamine Niang
La direction de la SSPP s’est dite heureuse de recevoir le Directeur général de l’Amap au regard des relations étroites, empreintes d’une profondeur historique et géographique entre nos deux pays. Les deux parties ont des convergences de vue sur les défis qui se posent aux structures publiques d’édition de publications écrites, des enjeux d’adaptation à l’évolution numérique et au public cible. Comme l’a écrit le Directeur Alassane Souleymane, dans le livre d’or à la suite de la visite, le journal Le Soleil comme tous ses homologues de la sous-région renferment une partie de la mémoire de nos pays et dont ils ont le devoir de préserver avec l’accompagnement des hautes autorités des différents pays.
Les deux directeurs généraux ont fait le tour de toutes les opportunités de partenariat à explorer en vue de se soutenir mutuellement, dans le contexte de mutations que vit le secteur de la presse. Parmi ces voies explorées se trouvent les échanges d’expérience à travers des voyages d’étude de part et d’autre pour le personnel éditorial, l’imprimerie et autres sujets. L’enjeu lié à l’usage de l’Intelligence artificielle (IA) dans nos rédactions et toute la chaîne éditoriale a été discuté. Sur le sujet il est envisagé de trouver des passerelles sur les nouvelles pratiques, à travers l’initiation de formation pour les journalistes et les autres métiers connexes.
Sur le plan multilatéral, les directeurs généraux Lamine Niang et Alassane Souleymane sont convenus de conjuguer les efforts avec les autres pairs pour rendre les éditeurs ouest-africains forts, viables et solidaires, à travers leur organisation commune qu’est le Groupement des éditeurs de la presse publique de l’Afrique de l’ouest (Geppao) dont ils sont tous deux membres du bureau. Le Soleil a été fondé le 20 mai 1970 et doit son appellation à Léopold Sédar Senghor, alors Président de la République du Sénégal. Il a pris le relais de Dakar-Matin (1961-1970), héritier de Paris-Dakar (1933-1961).
En marge de cette visite, le Directeur général de l’Amap a participé aux festivités marquant le 60è anniversaire du Cesti dont lui-même est sortant au même titre que près de 130 autres journalistes maliens. L’une des activités phares a été la cérémonie de sortie de la 53è promotion parrainée par feu Soumeylou Boubeye Maiga et membre de la 6è promotion de l’école.
Le Cesti, à travers ce baptême, a voulu rendre hommage, au delà de sa carrière politique, au journaliste émérite que fut feu Soumeylou Boubèye Maiga qui a travaillé à l’Essor et au supplément Soundiata. La famille du parrain, une délégation conjointe de l’Amicale des anciens étudiants et stagiaires maliens du Cesti (Amacesti) et de l’Association des anciens étudiants et stagiaires maliens de Dakar (AESD) ont également fait le voyage de Dakar.
Rédaction Lessor
La rencontre de Bamako va permettre de mettre en place les organes dirigeants de la BCID-AES, valider les textes fondateurs tout en veillant à la disponibilité des moyens techniques, financiers, juridiques et humains nécessaires à son développement.
À la place des statues des explorateurs et des gouverneurs du Soudan français, se trouvent désormais celles des résistants à la pénétration coloniale et des figures emblématiques de notre Armée.
Il est bien loin ce temps où Radio Mali et L’Essor mobilisaient seuls tous les sens des citoyens maliens et façonnaient l’opinion. Jusqu’en 1983, lorsqu’ils furent rejoints par la télévision nationale. La nouvelle venue ne faisait qu’agrandir la famille des «médias publics»..
Dans un environnement informationnel en constante mutation, démêler le vrai du faux est devenu un enjeu majeur. Et ce combat contre la désinformation nécessite obligatoirement le respect des principes du journalisme..
Les médias traditionnels ou classiques prennent le temps de recouper l’information avant de la diffuser. Tel n’est pas forcément le cas des nouveaux acteurs du métier appelés «vidéoman» qui, à la recherche de buzz et de sensation forte pour se faire plus d’audience, tombent facilement .
Dans les lignes qui suivent, nos deux interlocuteurs se sont prononcés sur les rôles de l’Essor et de l’ORTM dans l’ancrage institutionnel de notre pays, leur adaptation à l’évolution numérique, les défis et la contre-attaque dans le cadre de la guerre informationnelle.