Les déchargeurs et conducteurs de tricycles se bousculent pour décharger les marchandises
Il est 11 heures lorsque notre équipe de reportage débarque devant le stade omnisports Modibo Keita en Commune II du District de Bamako.
Elle a dû faire face à une réalité amère devenue le quotidien de
certains Bamakois. Des camions-remorques sont stationnés de part et d’autre du
mythique stade, obstruant la circulation routière. Ces poids lourds
frigorifiques venus du Maroc approvisionnent le marché de Médine en fruits et
légumes comme les raisins, les pommes, les poires, les fraises, les oignons,
les pommes de terre, etc.
L’endroit grouille de monde. Ce
qui complique davantage la circulation. Il y a des revendeurs et autres
colporteurs qui se bousculent pour avoir les clients. Mais les plus sollicités
sont les déchargeurs et les conducteurs de pousse-pousse qui se précipitent à
chaque arrivée d’un camion. Allaye Guindo, un jeune déchargeur, explique que le
contenu d’une remorque est déchargé et stocké dans les magasins à raison de
1.500 Fcfa la tonne. Chaque camion peut prendre à peu près 40 tonnes. «S’il
faut acheminer la marchandise jusqu’aux acheteurs, le prix dépend de la
distance à parcourir. Le prix pour un sac varie entre 50 et 100 Fcfa», dit-il.
Les gros porteurs qui approvisionnent la ville de Bamako en fruits et
légumes sont de la société Brahim Aroigie. Son patron Hamed Elmarrakchi
reconnait que le stationnement devant le stade omnisports Modibo Keita est
formellement interdit. «Faute de parking, nous sommes obligés de nous garer
ici. Si nous avons un espacé aménagé, le problème sera résolu», confie-t-il. Le
stationnement anarchique des camions a considérablement aggravé les
embouteillages devant le stade omnisports et sur la voie qui mène au marché de
Médine. Moussa Diarra s’impatiente dans sa voiture.
Il finit par éteindre le moteur pour économiser l’essence. Il sort sa tête de temps en temps pour voir la longue file de véhicules qui s’étire devant lui. «Ces gens nous fatiguent, je dois aller à une commission au quartier Hippodrome mais je suis bloqué ici», se plaint-il. À cause des embouteillages, il n’est pas rare d’assister à des altercations entre conducteurs de voitures et d’engins à deux roues.
DES AMENDES POUR LES CONTREVENANTS- Que pensent les autorités
municipales de cette situation ? Abdoulaye Bassolé, 4è adjoint au maire de
la Commune II du District de Bamako, précise que le stationnement anarchique au
niveau du stade omnisports concerne aussi bien les gros porteurs marocains que
les camions de transport des nationaux. «Le problème a commencé par les camions
marocains.
Au fil du temps, l’endroit est devenu un parking des gros
porteurs. On envoie régulièrement les éléments de la direction urbaine du
bon ordre et de la protection de l’environnement (Dubope) pour maintenir
l’ordre», explique-t-il. Toutefois l’édile pense que la solution est
d’aménager un espace pour accueillir ces camions qui sont utiles au
développement économique de notre pays.
«Ils ne peuvent pas être chassés à
chaque fois. Donc il faut trouver une manière de les réguler en aménageant un
port sec aux alentours de Bamako, où ils pourront faire le chargement et le
déchargement. Dans ce cas, ils seront tenus de payer des taxes à la mairie»,
préconise Abdoulaye Bassolé.
Gnagna Mody Kaloga, chef d’antenne de la Dubope de la Commune II,
confirme que ses agents mènent régulièrement des patrouilles pour libérer les
emprises du stade omnisports. «Même à l’approche de la finale de la Coupe du
Mali, le 26 juin dernier, notre mairie a reçu une correspondance du ministère
de la Jeunesse et des Sports pour déguerpir tous les véhicules des alentours du
stade omnisports», dit le chef d’antenne de la Dubope de la Commune II.
Le stationnement anarchique des camions a aussi aggravé l’insalubrité aux abords du stade. L’endroit était déjà agressé par une montagne d’ordures se trouvant juste en face. Une catastrophe environnementale à laquelle les autorités peinent à trouver une solution définitive.
Il est à préciser que le stationnement aux bords des grands axes est
interdit dans notre pays. Les contrevenants s’exposent à des amendes qui vont
de 300 à 18.000 Fcfa.
Anta CISSÉ
Rédaction Lessor
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