Lors du dernier concours d’entrée à la Fonction publique, sur 883 postes, 807 ont été pourvus sur la base du mérite
L’assainissement des bases de données de la Fonction
publique de l’état et des collectivités territoriales est l’un des chantiers
phares du gouvernement de Transition. Cette action s’inscrit dans le cadre du
projet Système intégré de gestion des ressources humaines de la Fonction
publique de l’état et des collectivités territoriales (SIGRH), lancé le 24 mai
dernier, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Il a pour
objectif de doter ces deux entités d’un système de gestion des ressources
humaines (GRH) intégrant les données du Recensement administratif à vocation
d’état civil (Ravec).
Le projet avance à un rythme soutenu. Le président de
la sous-commission gestion des ressources humaines du projet SIGRH, et
porte-parole du Comité technique d’exécution du projet, Mamadou Konta, explique
que l’assainissement du fichier des deux fonctions publiques interviendra à la
fin de la phase de recensement de leurs agents, lancé le 1er septembre dernier.
Cette opération s’étalera de septembre à novembre 2022 à travers l’intégration
des données du Ravec.
En ce qui concerne les 400 enseignants fictifs, Mamadou Konta explique qu’il s’agit des agents dont la situation d’irrégularité avait été découverte lors de la transposition du personnel enseignant par la direction des ressources humaines du secteur de l’éducation dans la grille annexée à la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Depuis, ajoute-t-il, beaucoup ont procédé au reversement des sommes indument perçues, à la suite d’une mission de contrôle effectuée par le Contrôle général des services publics.
118.748 FONCTIONNAIRES- Le président de la
sous-commission gestion des ressources humaines du projet SIGRH pense qu’au
lieu de fonctionnaires fictifs, il s’agit plus de fonctionnaires réels. Ces derniers,
indique-t-il, profitent des failles du système de gestion administratif et
salarial et de la négligence de certains gestionnaires, pour percevoir à un
moment donné les salaires qui auraient dû être payés à 2 voire 3 personnes.
Mamadou Konta relèvera aussi que le chiffre approximatif de 400 concerne ceux
dont les situations avaient été documentées en 2018 lors de la transposition.
Il signale que nombre d’entre eux n’appartiennent plus au corps des enseignants
parce qu’ils ont accédé à d’autres corps en se présentant à différents
concours. Et d’ajouter que l’ampleur de ce phénomène ne pourrait être mieux
appréhendée qu’à la fin du projet SIGRH, prévue pour juillet 2023. À l’état
actuel des bases de données des deux fonctions publiques, précise-t-il, notre
pays compte 118.748 agents, soit 54.802 agents pour la Fonction publique d’État
et 63.946 pour celle des collectivités territoriales.
Selon lui, le SIGRH procède de la volonté du
gouvernement de Transition de réussir une refondation du Système de gestion des
agents de l’état et des collectivités territoriales par la constitution d’une
base unique intégrant les données biométriques de chaque agent. Il ajoute que
tout cela participe du processus de refondation de l’état, avec la création des
bases d’une modernisation de la gestion de l’administration publique.
Le président de la sous-commission relève que le SIGRH
permettra d’avoir une meilleure maîtrise
des effectifs et de la masse salariale. Ses objectifs spécifiques visent
notamment à disposer d’une base unique de données fiables sur les effectifs de
l’état et des collectivités territoriales, de
lutter contre la fraude et de réaliser des économies sur les budgets de
l’état et des collectivités territoriales. En perspective, le projet ambitionne
l’intégration des données du Ravec, l’enrôlement des agents, la production des
cartes d’agents publics.
En outre, le porte-parole du Comité technique
d’exécution du SIGRH affirme que la fin de ce projet sera assortie de la
disponibilité au niveau des deux fonctions publiques et de tous les services
chargés de la GRH d’une base de données unique et fiable, integrant les données
du Ravec et interconnectés.
Il explique aussi que les deux fonctions publiques sont confrontées à des difficultés liées à l’absence d’interconnexion entre les structures chargées de la GRH de l’état d’une part et celles chargées de la GRH des collectivités territoriales d’autre part, et de l’absence d’un fichier unique pour la gestion des salaires des fonctionnaires des collectivités territoriales. Le responsable de la sous-commission estime à plusieurs milliards de Fcfa, la perte qu’engendre la gestion inéfficace des ressources humaines pour l’État.
Relever le défi de la transparence
Le gouvernement de la Transition a placé le concours
d’entrée à la Fonction publique de l’État au titre de l’année 2021 sous le
signe de la transparence. Il entendait ainsi promouvoir la culture de
l’excellence dans l’administration publique et procurer des services de qualité
aux usagers de l’administration publique malienne, a indiqué la ministre du
Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Diawara Aoua Paul
Diallo, lors du lancement du concours. Sur 883 postes, 807 ont été pourvus sur
la base du mérite. Les 76 autres sont restés vacants. Les postulants à ces
postes n’étaient pas nombreux et ceux qui ont concouru n’ont pu obtenir la
moyenne d’admission minimale requise, c’est-à -dire 10 sur 20.
L’admission du vendeur de noix de coco, Abdoulaye
Diabaté, a fait le tour des réseaux sociaux. Son cas a été cité en exemple par
beaucoup de nos compatriotes comme une preuve de transparence dans
l’organisation de ce recrutement de fonctionnaires.
Le directeur du Centre national des concours de la Fonction publique, Dr Ousmane Magassy, s’inscrit dans la même vision. Il assure que les résultats ont été unanimement acceptés. «Nous avons diffusé un communiqué, appelant ceux qui ne sont pas satisfaits à faire des réclamations sur les notes. Les huissiers de justice, commis par les intéressés, ont certifié la conformité des notes données», révèle le patron du Centre qui soulignera aussi que cette année, l’authentification des diplômes des admis a été pointilleuse, avant d’inviter la population à avoir confiance aux organisateurs des concours. Aussi à venir à la source pour comprendre le processus d'organisation et de correction des concours.
Mohamed DIAWARA
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