Photo de famille des participants
La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a présidé, mercredi dernier, dans son département, la cérémonie de lancement des activités du projet intitulé Contribution à l’insertion professionnelle et au renforcement de la résilience des jeunes en milieu rural au Mali (CIJR). C’était en présence du représentant du président du Conseil régional de Sikasso, Amidou Bangaly et du conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Sikasso, Ibrahim Mahamane.
Destiné aux jeunes femmes et hommes des Régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni, le CIJR est un projet structurant devant permettre la création d’au moins 300 nouveaux emplois et l’amélioration de la qualité de 600 emplois existants. Il est doté d’un budget national de 2,5 milliards de Fcfa pour une durée de cinq ans. Les résultats attendus devront contribuer à renforcer les compétences productives des jeunes ruraux, à améliorer leur insertion dans les chaînes de valeur agricoles et à accroître leur compétitivité sur les marchés national et international.
Dans son intervention, la ministre chargée de l’Emploi a rappelé que l’initiative s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, qui a fait de la jeunesse malienne le pilier central de la refondation de notre pays.
«Une jeunesse formée, insérée et économiquement autonome constitue un levier stratégique essentiel pour bâtir un Mali souverain, stable et prospère», a déclaré Oumou Sall Seck. Elle ajoutera que le devenir des espaces ruraux est intimement lié à celui des jeunes qui y vivent. «Lorsque ceux-ci disposent de formation, d’encadrement et d’opportunités économiques, ils deviennent des acteurs majeurs du développement local, de la sécurité alimentaire et de la stabilité sociale», a soutenu la ministre.
C’est dans cette perspective que le gouvernement du Mali, à travers le Budget spécial d’investissement, a initié le Projet (CIJR). Cependant, la ministre de l’Emploi a rappelé que ce programme, conçu dès 2021, a nécessité un important travail de maturation institutionnelle, de consolidation technique et d’alignement stratégique afin de garantir sa pleine efficacité et sa durabilité. Selon la cheffe du département de l’Emploi, le lancement du projet marque ainsi l’aboutissement d’un processus exigeant et mûrement réfléchi, au service d’un objectif majeur : offrir aux jeunes ruraux des opportunités réelles d’insertion professionnelle, de résilience économique et de dignité.
Mis en œuvre par le ministère à travers l’unité de gestion du projet, dirigée par un coordinateur, en collaboration avec les ministères sectoriels concernés, le CIJR repose sur une approche innovante combinant la formation pratique à travers les Junior Farmer Field and Life Schools (École de terrain et de vie pour les jeunes agriculteurs) et le Partenariat public-privé, capitalisant sur des expériences réussies déjà conduites dans le pays.
De ce fait, la ministre de l’Emploi a réaffirmé l’engagement de son département à accompagner le coordinateur pour la bonne mise en œuvre du projet tout en lui instruisant de s’atteler à apporter aux bénéficiaires l’acquisition de compétences, de savoir-faire et d’opportunités économiques durables.
Pour sa part, le représentant du président du Conseil régional de Sikasso, Amidou Bangaly, a affirmé que le projet s’inscrit en droite ligne des orientations et développement de la Région de Sikasso. Partant de cette convergence de vue, il a rassuré de l’entière disponibilité du conseil régional à tout mettre en œuvre pour l'atteinte des résultats.
De son côté, le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Sikasso, Ibrahim Mahamane, a expliqué que ce projet s’appuie sur des filières agricoles stratégiques à fort potentiel économique pour sa région. Il ajoutera que le projet contribue non seulement à l’instruction professionnelle des jeunes, mais également à la cyclisation du revenu, au renforcement de la résilience des communautés rurales et à la valorisation des produits locaux. «La Région de Sikasso, grenier agricole du Mali, offre un cadre idéal pour la réussite de ce projet», a-t-il affirmé.
Fatoumata KAMISSOKO
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