À l’occasion de la Journée
internationale de l’éducation (JIE), nous rendons hommage à ces hommes et
femmes qui ont choisi de former l’esprit des autres. À ce titre, nous nous
intéressons au professeur principal de l’enseignement secondaire général,
Seydou Sangaré. Ce philosophe a fait ses premières armes au niveau de
l’enseignement fondamental en tant que contractuel. Il garde encore à l’esprit
cet épisode de sa carrière d’enseignant.
«À mon arrivée à l’école fondamentale
de Foulalaba dans le Cercle de Kita, en tant que jeune recrue, je dispensais
des cours aux élèves de 3è année fondamentale, une classe d’aptitude. Ils
avaient un problème de lecture et d’écriture en français», se souvient-il, avant d’indiquer qu’il a pu
inverser la tendance.
«J'ai pu contribuer à la
formation des futurs cadres du pays. J’ai de très bonnes relations avec
certains de ces élèves devenus des cadres aujourd'hui. Ceux d’entre eux qui
sont allés à l’enseignement sont des collègues aujourd’hui. C’est une fierté,
car l’école est la seule institution qui peut permettre ce cadre de vie»,
confie le pédagogue de 43 ans.
En 2010, il intègre la
Fonction publique des collectivités territoriales. L’ancien surveillant général
de l’école publique de Kalaban coura VI, en Commune V du District de Bamako est
un syndicaliste fieffé. Un choix qu’il justifie succinctement par le combat
personnel qu’il mène contre l’injustice et son implication pour la défense des
droits des travailleurs.
Dans la sphère
syndicaliste, il gravira les échelons. Secrétaire général de la division 5
(Commune V) du District de Bamako du Syndicat national des enseignants
fonctionnaires des collectivités territoriales, avant de devenir ssecrétaire
administratif du bureau exécutif national du même syndicat. Mais entre-temps,
il fut secrétaire général du bureau de la coordination régionale du District de
Bamako de 2013 à 2018.
Ce natif de Bamako est avide du savoir. Après l’acquisition de son de diplôme de Baccalauréat en 2005, il obtient l’attestation de l’Institut de formation des maitres (IFM). En 2009, il décroche une maitrise en droit à la Faculté des sciences juridique et politique (FSJP), option carrière judiciaire et une Licence en philosophie suivi d’un Master II dans cette discipline à l’École normale supérieure (ENSup) en 2018. Celui qui enseigne aujourd’hui au lycée public de Niamakoro est un enseignant exemplaire. Il déplore le faible engouement pour ce métier dans notre pays.
Mohamed DIAWARA
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