Maye Niaré, artiste plasticienne
Elles constituent le socle de l’éveil de la conscience nationale. Cette renaissance de la Nation malienne est-elle possible sans les femmes?
Au Mali comme dans le reste du monde, les femmes représentent un élément nécessaire pour le changement de comportement. Au-delà de ses tâches quotidiennes, elles participent à toutes les grandes mutations socio-politiques depuis 1960, notamment l’accession de notre pays à l’indépendance politique, la restauration de la démocratie au Mali, ainsi que les mouvements récents que notre pays a connus pour retrouver sa souveraineté.
Ainsi, les femmes font la fierté d’un Mali débout, prospère et souverain. Leur engagement et leur volonté de bâtir une nation équitable marquent une rupture historique avec les pratiques du passé et engage notre pays dans le futur, conformément aux aspirations légitimes des gouvernants et des gouvernés. Plusieurs d’entres elles se font remarquer à travers leurs domaines d’intervention dans la lutte contre l’injustice sociale.
Parmi les noms connus, on peut mentionner l’écrivaine Fatoumata Keïta, la journaliste Aiché Baba Keïta, la communicante Maye Niaré, la plasticienne Massira Touré, la photographe Rokia Cissé, l’ancienne ministre et écrivaine Aminata Dramane Traoré. Ces femmes et plusieurs autres font entendre des voix puissantes dans le processus de valorisation de nos cultures. Il convient de rappeler que des femmes comme feues Aoua Keïta et Sira Diop étaient toujours au premier rang pour défendre les valeurs du pays et celles des femmes.
Pour la présidente de la Force de soutien aux actions de la transition (FORSAT civile), Mme Aiché Baba Keïta, la refondation ne peut pas être uniquement institutionnelle ou sécuritaire. Elle doit être culturelle, morale et citoyenne. Elle souligne que les années 2025 et 2026, déclarées Années de la culture et de l’éducation, renforcent le rôle stratégique du leadership féminin. «Les femmes sont les premières gardiennes de la culture. Elles transmettent les langues nationales, les valeurs traditionnelles, les codes sociaux et les pratiques communautaires», a laissé entendre la journaliste de la télévision nationale. Selon elle, l’éducation familiale aux cérémonies traditionnelles, les femmes œuvrent pour la promotion des langues nationales, la valorisation de l’artisanat, de la musique et la lutte contre l’acculturation des jeunes. «Ainsi, notre renaissance culturelle passera nécessairement par les femmes », déclare Mme Aïché Baba.
Aussi, poursuit-elle, «le civisme commence à la maison avec la mère qui inculque le respect de l’autorité, l’amour de la patrie, la discipline, l’honnêteté et le respect du bien commun». La présidente de la FORSAT civile reconnaît les efforts des autorités, mais elle évoque des défis persistants qui ne favorisent pas les femmes, notamment les pesanteurs socioculturels, l’accès limité à l’éducation, les inégalités économiques, la sous-représentation dans les sphères décisionnelles et les préjugés liés au leadership féminin. Elle plaide pour la promotion de l’éducation des filles, l’autonomisation économique, l’accès aux postes de responsabilité dans les institutions culturelles et un changement progressif des mentalités.
Quant à la communicante Maye Niaré, artiste plasticienne, la refondation concerne tous les domaines de la vie, à savoir l’éducation, la culture, la gouvernance, le sport, la diplomatie... C’est un processus continu, transversal et progressif nécessitant engagement et une participation collective. L’artiste plasticienne soutien que les femmes constituent le pilier de la famille et occupent le premier plan dans l’encadrement des enfants. "C’est au sein de la famille que s’inculquent les bases de la citoyenneté. Le civisme est le sentiment qui amène à reconnaître que la Cité est régie par des règles visant à préserver l’intérêt général et le bien commun. Il inculque le sens de la responsabilité et la discipline», dira-t-elle.
L’écrivaine Fatoumata Keïta qui a consacré une grande partie de ses œuvres à la défense des droits des femmes, aborde dans la même direction. Depuis 2020, les autorités ont affiché une volonté de renforcer la souveraineté nationale, de réformer les institutions, de lutter contre la corruption et de consolider l’autorité de l’État à travers l’adoption d’une nouvelle Constitution. «La refondation ne peut être durable sans la participation effective des femmes», affirme Fatoumata Keïta,. Et de faire remarquer que ce sont les femmes qui assurent la transmission des langues maternelles, les récits traditionnels, les contes, les valeurs morales et sociales, ainsi que nos pratiques culinaires et vestimentaires.
Mohamed .L.H. Dicko
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