Une vue des conférenciers lors de la rencontre
La rencontre était animée par d’éminents chercheurs, notamment le chef de cabinet du ministre chargé de l’Artisanatet, de la Culture, Dr Salia Malé, et le directeur général de l’Académie malienne des langues (Amalan), Dr Diokolo Adama Coulibaly. C’était en présence du président de l’Icomos Mali, Lassana Cissé, et du chef du bureau de l’Unesco au Mali, Ali Mohamed Sinane.
Dans son intervention, la directrice du Mémorial Modibo Keïta, Mme Fadima Coulibaly, a salué l’organisation de cette activité commémorative et exprimé sa satisfaction pour le choix de sa structure. Pour elle, le Président Modibo Keïta fut un homme profondément engagé pour la dignité et la souveraineté du Mali, et la sauvegarde du patrimoine national.
Pour sa part, Lassana Cissé a retracé la genèse de son association, dédiée à la protection et à la valorisation des monuments et sites à travers le monde. Il a souligné l’importance du thème retenu cette année et l’intérêt d’une telle conférence pour clarifier les concepts liés au patrimoine et en faciliter la compréhension par les populations, notamment à travers les langues nationales. Il a également rappelé que cette journée est célébrée au Mali depuis 2015 autour des patrimoines matériel et immatériel.
Le patron de l’Unesco a salué cette initiative de sensibilisation visant à renforcer la conscience citoyenne autour de la protection du patrimoine. Et de réaffirmer l’engagement de son organisation à accompagner toutes les initiatives contribuant à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine culturel malien.
De son côté, le représentant du ministère en charge de la Culture, Dr Salia Malé, a insisté sur l’importance de la compréhension des concepts liés au patrimoine en bamanakan afin de favoriser leur appropriation par les communautés. Mais aussi renforcer la protection des patrimoines matériel et immatériel.
Il a rappelé que cette activité s’inscrit dans un contexte particulier où 2026 est consacrée Année de l’éducation et à la culture dans notre pays. Et d’expliquer la notion de patrimoine : «fatièn» ainsi que les mécanismes de préservation et de transmission dans les différentes aires culturelles bamanan. Quant à Dr Diokolo Adama Coulibaly, il a défini le patrimoine comme l’ensemble des biens culturels matériels et immatériels présentant une importance pour l’histoire, l’art, la pensée, la science et la vie d’un État ou d’une communauté. Il a insisté sur le caractère national de sa protection et invité les organisateurs à multiplier ce type d’activité en vue de renforcer la compréhension des concepts liés au patrimoine dans les langues nationales.
La conférence a été marquée par des échanges interactifs entre conférenciers et participants, permettant d’approfondir la compréhension de notions essentielles comme les patrimoines matériel et immatériel, tangible et intangible. La journée s’est achevée dans une atmosphère conviviale et enrichissante, porteuse d’espoir pour la promotion et la protection durable du patrimoine culturel national.
Mohamed Lamine H. DICKO
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