«Bamako plutôt que Ségou». C’est le slogan de
presque toutes les aides ménagères en provenance des villages avoisinants. Ces
mains utiles dans les foyers se font rares dans la Capitale des Balazans.
Lorsqu’elles viennent de leurs villages respectifs, beaucoup refusent de
travailler dans la ville de Ségou, animées par la soif de la vie citadine.
Presque toutes se ruent vers la capitale au grand dam de la Cité des Balazans.
Comme c’est le cas de Moussodjè et ses deux sœurs.
Nous les avons rencontrées
au niveau du guichet d’une gare routière à Ségou. Les trois sœurs aides
ménagères prenaient des tickets pour rallier Bamako. «Nous venons toutes d’un
village situé à quelques kilomètres de Ségou, Soumambougou. Nous préférons
travailler dans la capitale Bamako. Cette année fera mon 2è séjour à Bamako.
Mes sœurs sont à leur première expérience», explique Moussodjè. Pourquoi Bamako
et pas Ségou ? «La ville de Ségou est proche de notre village.
Si on restait
,c’est comme si on n’avait pas bougé. Nous voulons explorer la grande capitale.
Aussi nous gagnons plus là -bas. Je pourrais avoir 12.500 à 15.000 Fcfa par
mois. Mes deux sœurs qui sont à leur première expérience pourraient avoir
10.000 Fcfa», justifie-t-elle son choix.
Les aides ménagères viennent généralement des villages
environnants de Ségou. Le jour de la foire hebdomadaire, elles viennent par
petits groupes de leurs villages respectifs. MT (initiale) et ses compagnons
viennent du village de Kala.
A leur arrivée nous les avons interceptées sur
la berge du fleuve Niger. Elles répondaient niet à toutes ces femmes qui
désiraient les embaucher comme servantes. Sans attendre, elles ont loué une
moto tricycle pour se diriger vers la compagnie «Air Niono» en vue de rallier
Bamako. Pourquoi ce choix ? MT qui tenait son sac de voyage à main répond :
«Tout se trouve à Bamako. C’est la grande ville. Je me plairais mieux à Bamako
qu’à Ségou. C’est ma troisième fois d’aller à Bamako. J’ai mon ancien patron. Ã
chaque fois que j’y vais, je vais chez lui», dit-elle .
Ce choix des aides ménagères à vouloir
s’orienter vers Bamako a une forte répercussion sur les maîtresses de famille
surtout celles qui travaillent. Mme Maïga, sage femme de son état, ne sait plus
à quel saint se vouer : «Depuis le départ de mon ancienne aide ménagère, je
n’arrive pas à avoir une autre. Je suis dans cette situation depuis près d’une
année», explique la mère de famille.
Elle ne cache pas toute sa souffrance sans
aide ménagère: «Je suis sage femme et mère de 3 enfants. Deux d’entre eux vont
à l’école et l’autre n’a que 9 mois. Imagine-toi, s’il faut faire leur
entretien, faire la cuisine et aller au travail. Ce n’est pas du tout facile
pour moi de concilier le travail et la vie de foyer sans aide ménagère»,
indique-t-elle.
Mme Coulibaly Fatoumata Traoré, commerçante au
marché Château, est elle aussi touchée par la rareté des aides ménagères. Celle
qui avait l’habitude de donner les aides ménagères aux autres femmes se trouve
dans la même difficulté : «Cette année, je n’ai reçu aucune aide ménagère chez moi,
elles sont toutes parties à Bamako.
Cela fait un bon moment que je n’en ai pas», souligne-t-elle. Avant de partager toute sa souffrance : «Les aides ménagères sont d’une grande utilité pour nous qui travaillons. Singulièrement, elle m’aide dans les tâches ménagères et à s’occuper des enfants. Maintenant que je n’en ai pas, je souffre à plus d’un titre. Je suis obligée de me lever tôt le matin aux environs de 4h pour ne pas être en retard au marché. Car je risquerai de perdre ma clientèle».
Chahame Djiré
Amap-Ségou
Rédaction Lessor
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