Le colloque de deux jours s’inscrit dans le cadre de la célébration des 10 ans d’existence de l’APDP
L’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) a organisé, en partenariat avec l’Université Kurukanfuga de Bamako (UKB), un colloque international sous le thème : «La protection des données à caractère personnel-acquis, défis et opportunités pour l’Afrique».
Les travaux ont été lancés, hier au bloc pédagogique de la Faculté des sciences administratives et politiques (Fsap) par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bouréma Kansaye.
C’était en présence du recteur par intérim de l’UKB, Paul Traoré et du président de l’APDP, Mamadou Samassekou, ainsi que des délégations venues de huit pays africains. Ce colloque de deux jours s’inscrit dans le cadre de la célébration des 10 ans d’existence de l’APDP. Cette rencontre scientifique vise à ouvrir un espace d’échanges entre chercheurs, experts, acteurs institutionnels et société civile sur les enjeux cruciaux liés à la protection des données à l’ère du numérique, en particulier dans le contexte africain.
Durant les travaux, les participants analyseront les acquis en matière de protection des données personnelles sur le continent, les défis juridiques, technologiques et culturels à relever. Ils aborderont également les nombreuses opportunités que représente une meilleure gouvernance de l’information numérique pour les sociétés africaines
Le recteur par intérim de l’UKB a souligné que la dynamique actuelle de l’université s’inscrit dans un élan d’accompagnement des actions publiques. Selon Paul Traoré, de plus en plus de départements ministériels et d’institutions font appel à son institution pour mieux valoriser et rendre visibles leurs initiatives.
Pour sa part, le président de l’APDP dira que «dans un monde où les technologies numériques redéfinissent nos vies quotidiennes, nos économies et nos systèmes de gouvernance, la maîtrise des données personnelles devient un impératif». Pr Mamadou Samassekou a indiqué que les données personnelles sont désormais la «matière première de l’économie numérique». Selon lui, leur traitement soulève des défis majeurs en matière de vie privée, de sécurité et de souveraineté numérique.
La protection de ces données, a-t-il insisté, ne freine pas l’innovation mais en garantit plutôt une utilisation éthique, maîtrisée et respectueuse des droits fondamentaux. Le patron de l’ADPDP a aussi fait savoir que la protection des données ne doit pas être un luxe réservé à une minorité, mais un droit effectif pour tous les citoyens. Ce forum, selon lui, est une étape clé dans cette démarche. Ces échanges, a-t-il espéré, devraient permettre de dresser un bilan réaliste des progrès accomplis dans les différents pays représentés, mais aussi d’identifier ensemble les réponses aux défis à venir.
Quant au ministre chargé de l’Enseignement supérieur, il a salué la participation de certains de ses collègues à cette rencontre panafricaine. Bouréma Kansaye a relevé que le colloque ambitionne de nourrir les réflexions sur l’un des enjeux majeurs du 21è siècle; à savoir la gouvernance numérique.
Il a mis en lumière la tension croissante entre le développement rapide des technologies de l’information et la nécessité de protéger les données personnelles des citoyens africains. «La protection des données personnelles est devenue un véritable problème de sécurité nationale», a-t-il affirmé.
Et de poursuivre que des menaces pèsent sur les États africains dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu autour de la maîtrise des données. Le chef du département en charge de l’Enseignement supérieur a regretté la lenteur de la ratification de la Convention de Malabo, adoptée en 2014 par l’Union africaine. Elle est censée harmoniser les législations sur la cyber sécurité et la protection des données.
«Très peu d’États membres ont encore ratifié ce texte fondamental», a-t-il déploré. Le ministre Kansaye a rappelé que la transformation numérique du secteur de l’enseignement supérieur, voulue par les autorités de la Transition, doit intégrer la réflexion sur les données.
La création d’un environnement numérique sécurisé constitue, selon lui, un levier pour moderniser les systèmes d’apprentissage et favoriser l’insertion professionnelle des jeunes dans un continent encore largement en retard dans le domaine de l’économie numérique.
Gaoussou TANGARA
Rédaction Lessor
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