Ces certifications représentent bien plus qu’une simple reconnaissance académique
La cérémonie officielle de remise des certificats et des kits s’est déroulée, vendredi dernier, au Centre de formation professionnelle de Sénou, sous la présidence de la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck. Elle a réuni plusieurs acteurs du secteur de la formation professionnelle, des représentants des entreprises partenaires ainsi que des bénéficiaires du programme. Financé par la Direction du développement et la Coopération suisse (DDC) et mis en œuvre par le consortium Swisscontact-Catalyst for Development (C2D), PARTiCIP mise sur une approche innovante : la formation professionnelle duale. Ce modèle combine l’enseignement théorique dispensé dans les centres de formation et l’apprentissage pratique en entreprise. L’objectif est de permettre aux jeunes d’acquérir des compétences directement adaptées aux réalités du marché de l’emploi.
Grâce à cette formule, les apprenants développent non seulement des savoir-faire techniques, mais aussi une expérience professionnelle appréciée des employeurs. Les formations concernent plusieurs secteurs porteurs, notamment l’hôtellerie-restauration, la transformation agroalimentaire, le maraîchage, le bâtiment et les travaux publics (BTP), ainsi que les mines. Dans son intervention, la ministre Oumou Sall Seck a souligné que ces certifications représentent bien plus qu’une simple reconnaissance académique. Selon elle, elles constituent un investissement dans le capital humain et témoignent de la confiance placée dans la jeunesse malienne. « Au-delà de la remise de certificats et de kits, nous célébrons aujourd’hui l’espoir, le mérite, la persévérance et la confiance en l’avenir. Nous célébrons une jeunesse qui se prépare à prendre toute sa place dans la construction du Mali de demain », a-t-elle déclaré.
La cheffe du département a également rappelé que l’emploi des jeunes demeure l’un des défis majeurs auxquels le Mali est confronté. Pour relever ce défi, a-t-elle expliqué, la formation professionnelle doit être davantage orientée vers les besoins réels de l’économie et développée en partenariat étroit avec les acteurs du secteur privé. Cette vision s’inscrit dans l’axe stratégique consacré au renforcement du capital humain et à la création d’emplois décents de la vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma ».
Partenaire du programme, la Coopération suisse a salué les premiers résultats enregistrés. Son chef suppléant, Jean-Michel Limat, a encouragé les bénéficiaires à mettre à profit les compétences acquises et à faire un usage judicieux des kits reçus, afin de bâtir des parcours professionnels durables.
À ce jour, le programme PARTiCIP accompagne plus de 2.000 jeunes dans les Régions de Sikasso, Mopti et Tombouctou ainsi que dans le District de Bamako à travers des dispositifs de formation duale et tutorée. Lors de cette cérémonie, trente jeunes ont reçu symboliquement des kits d’insertion représentant la diversité des métiers et des territoires couverts par le programme.
Parmi eux, Korotoumou Sidibé n’a pas caché sa satisfaction. Heureuse de recevoir son kit, elle s’est engagée à en faire bon usage pour réussir son insertion professionnelle. Un témoignage qui illustre l’espoir suscité par cette initiative, appelée à renforcer l’employabilité des jeunes et à contribuer au développement économique du pays.
Siguéta Salimata DEMBÉLÉ
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