La première session a regroupé 25 tuteurs des Cercles de Mopti, Bankass et Douentza
Dans le
cadre de la mise en œuvre du Programme partenariat pour l’insertion via les
compétences impulsées par le secteur privé (PartICIP), le Conseil régional de
Mopti et ses partenaires Swisscontact et la Coopération suisse (DDC) organisent
une série d’ateliers de renforcement pédagogique, technique des tuteurs et
maîtres d’apprentissage des Régions de Mopti, Bandiagara et Douentza. Organisé
en deux sessions de 25 tuteurs par atelier, l’initiative a pour but de
renforcer les capacités pédagogiques des tuteurs et maîtres d’apprentissage
afin d’améliorer la qualité de l’encadrement des jeunes apprenants, dans les
structures d’accueil (entreprises, ateliers). Selon les organisateurs, elle
vise aussi à développer une compréhension claire du rôle, fonctions et responsabilités
du tuteur dans le système d’apprentissage (duale, tutoré) et d’améliorer
les compétences des tuteurs en transmission des savoirs et savoir-faire, en
utilisant les méthodes pédagogiques adaptées aux jeunes.
La
première session, qui a regroupé 25 tuteurs des Cercles de Mopti, Bankass et
Douentza, s’est déroulée du lundi 07 au mercredi 09 septembre. La seconde, qui
a mobilisé le même nombre de participants en provenance des Cercles de Mopti,
Bandiagara, Koro et Djenné s’est déroulée du 10 au 12 septembre 2026. Les
travaux des différentes sessions ont eu pour cadre la salle multimédia du
Conseil régional de Mopti. Les cérémonies de lancement et de clôture de la
première session étaient présidées par le représentant du président du conseil
régional, Assome Bamadio. C’était en présence du point focal de
Swisscontact/PartICIP, Yaya Mariko, du directeur des services techniques du
conseil régional, Bakary Daou. à l’ouverture des travaux, Yaya Mariko a
expliqué la pertinence de l’activité. Il a mis l’accent sur les objectifs des
sessions dont l’ambition est d’outiller les acteurs (tuteurs et maîtres
d’apprentissage), qui bien qu’ils soient des professionnels dans leurs métiers
respectifs, n’ont pas tous les outils en approches pédagogiques nécessaires pour
l’accueil des jeunes, la transmission du savoir et des connaissances suivant
les normes pédagogiques indiquées et la complémentarité entre tuteurs et
formateurs du centre de formation.
Trois
jours durant, les chefs d’entreprises issus des différents corps de métiers,
entre autres, la transformation agroalimentaire, les BTP, la restauration,
l’électricité, l’agriculture, etc… ont échangé avec le facilitateur, Abdoulaye
Ouattara sur le module du tutorat. Ils ont été renforcés dans les techniques
appropriées en pédagogie, en communication pour le transfert des connaissances
aux jeunes apprenants et la détection du niveau technique et de réception des
jeunes. Pour Mme Mariam Sy, maîtresse d’apprentissage en transformation
agroalimentaire à Douentza, porte-parole des participants, “l’initiative
salvatrice de renforcer nos capacités en matière d’encadrement est venue à
point nommé. Elle nous permettra de jouer pleinement notre rôle dans la
formation des jeunes dans nos entreprises, car la qualité de la formation
influence à plus de 80% de chance dans l’insertion socio-professionnelle des
jeunes”, a-t-elle souligné. Elle a saisi l’occasion pour remercier et féliciter
le conseil régional et ses partenaires Swisscontact et la DDC et plaidé pour
d’autres sessions sur d’autres modules. Le représentant du conseil régional,
Assome Bamadio a réitéré l’engagement de sa structure à travailler avec ses
partenaires pour faire du secteur privé un véritable levier du développement
durable régional. Il a, au nom des autorités et des populations, remercié le
formateur, Swisscontact et la DDC pour la constance dans l’accompagnement de la
région.
Pour
rappel, le Programme Partenariat pour l’insertion via les compétences impulsées
par le secteur privé (PartICIP) est financé par la Coopération suisse pour 4
ans (2023-2027).
Il a pour objectifs de promouvoir la formation et l’insertion durable des jeunes en dotant le sous-secteur de la formation professionnelle et de l’emploi d’une gouvernance décentralisée, efficace et cohérente tout en renforçant l’apport des secteurs public et privé. Avec une ambition de former 4.000 jeunes de 15 à 35 ans, dont 40% de femmes, il est mis en œuvre dans les Régions de Sikasso, Mopti, Tombouctou et le District de Bamako.
Dramane COULIBALY / Amap - Mopti
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