Le chef de mission de l’OIM, Dr Boubacar Seybou et le ministre Mossa Ag Attaher (d)
Au cours de cet atelier de deux jours, les participants vont élaborer de manière participative une feuille de route nationale définissant les priorités, les responsabilités, les échéances et les ressources nécessaires à la mise en œuvre de ce mécanisme. Par la même occasion, ils s’attèleront également à poser les bases de son futur comité de pilotage. Dans son intervention, le chef de mission de l’OIM a fait remarquer que la diversité des participants à la session reflète la nature profondément multisectorielle de la protection des migrants.
Selon Dr Boubacar Seybou, cette diversité souligne également la nécessité d’une réponse coordonnée, cohérente et concertée. Le représentant de l’OIM dans notre pays a, par ailleurs, salué la vision du gouvernement à faire face à la question de la migration. D’après lui, le mécanisme de référencement représente à cet égard un outil stratégique qui va renforcer la coopération entre les acteurs, faciliter les mécanismes d’orientation, améliorer la coordination des services et garantir une prise en charge plus cohérente et efficace des migrants vulnérables.
De son côté, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a rappelé la nécessité de protéger les personnes vulnérables affectées par la mobilité. Mossa Ag Attaher a ajouté que cette protection relève d’un impératif moral, d’un devoir de solidarité et du respect des droits humains. Il dira que l’ambition du gouvernement est d’ériger le mécanisme de référencement en un instrument régalien à part entière.
«Nous aspirons à ce qu’il soit consacré par un acte officiel de l’État, le consacrant comme le cadre national de référence exclusive en matière de protection et de réintégration », a expliqué le ministre chargé des Maliens de l’Extérieur, tout en invitant l’assistance au sens de responsabilité et de concorde.
Alassane CISSOUMA
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