Le ministre Mamoudou Kassogué (c) a présidé la cérémonie
Dans son intervention, Mamoudou Kassogué a rappelé qu’en général, la difficulté et l’échec des grands projets ne résident pas dans la conception des réformes, mais dans leur mise en œuvre effective et leur suivi rigoureux. Pour le Garde des Sceaux, l’installation du Comité s’inscrit dans la volonté de son département de rompre avec ces pratiques rétrogrades qui annihilent les initiatives réformatrices.
Selon une recommandation du Forum national sur la justice, le Comité de suivi et de veille pour la mise en œuvre des réformes doit être composé des compétences et expertises diverses issues des institutions judiciaires, des services techniques et des professions judiciaires et juridiques. Selon le ministre chargé de la Justice, ce cadre de concertation, d’échanges et d’appréciation des actions engagées joue un rôle majeur dans l’orientation stratégique pour l’avenir du secteur judiciaire.
« Il vise à consolider les acquis, fédérer les ressources et les énergies et atténuer les risques dans une dynamique de poursuite de la transformation positive sur l’ensemble des segments de fonctionnement de l’appareil judiciaire », a soutenu Mamoudou Kassogué. Dans son argumentaire, le patron du département de la Justice a invité les membres du Comité à s’engager pour l’atteinte des objectifs assignés. « Cela au service d’une justice moderne, accessible, équitable, efficace, répondant aux besoins des acteurs judiciaires et aux aspirations des citoyens », a souligné le ministre.
S’adressant aux membres du Comité, le Garde des Sceaux a fait remarquer que la réussite des réformes du secteur de la justice dépendra de la mobilisation et de la complémentarité de tous les acteurs concernés.
Par ailleurs, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a salué la convergence de vues entre les différents acteurs de la justice. Mamoudou Kassogué a mis un accent particulier sur la volonté commune des uns et des autres d’aller vers la digitalisation. Il a surtout magnifié la prouesse historique de son département pour la finalisation de la plateforme e-justice dont l’opérationnalisation est prévue pour bientôt avec des facilités d’offrir des services en ligne pour la délivrance digitale du certificat de nationalité et du casier judiciaire. à son avis, cette plateforme sera appelée à évoluer pour permettre le traitement digitalisé des dossiers judiciaires pour l’ensemble des juridictions du pays à travers le logiciel « Système de gestion des dossiers judiciaires » (SIGDJ).
Au regard de tous ces efforts, le ministre Kassogue a assuré de sa disponibilité totale et de son soutien constant dans la mise en œuvre de toutes les initiatives et actions entrant dans le cadre des missions de ce Comité.
Alassane CISSOUMA
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