L'Essor : Le Mali vient de valider sa 3è participation à une Coupe du monde féminine. Quel est votre sentiment après cette qualification ?
Me Jean Claude Sidibé : C’est un sentiment de très grande fierté, d'une mission accomplie, d'avoir rendu service à la nation. Je pense que les Maliens et les Maliennes sont très heureux de cette qualification, parce que c'est la première fois qu'on se qualifie lors d'un tournoi international organisé. La première fois où on a été à Belgrade pour ce tournoi, on n'a pas été qualifié (même si par la suite on a été repêché pour aller jouer la Coupe du monde à la place du Nigéria). Mais c'est cette qualification-là que nous voulions : être qualifié par le mérite. Les Maliens sont heureux, nous aussi. Les joueuses avaient promis de faire le nécessaire, elles l'ont fait.
L'Essor : Après la défaite initiale contre la Chine, les Aigles Dames ont bien réagi contre la République Tchèque et le Soudan du Sud. Vous étiez en Chine, comment avez-vous vécu cette campagne de la sélection nationale féminine ?
Me Jean Claude Sidibé : Je n’ai jamais douté de la capacité de l’équipe à se qualifier. Il faut comprendre les contours de ce voyage en Chine. Le tournoi a commencé le 11 mars, et tout le monde sait qu'il faut deux jours pour arriver en Chine, que l’on vienne d'Europe ou d'Afrique. Il y avait seulement six joueuses présentes deux jours avant la compétition. Quatre sont arrivées le jour du match contre la Chine, et deux sont arrivées avec moi-même le 13.
Ces deux, la capitaine Djenéba Ndiaye et Djenéba Sangaré, ont même manqué deux matches. Le Mali n'était pas au complet au départ, mais dès que nous l'avons été, nous avons fait le boulot.
L'Essor : En 2022, le Mali avait remplacé au pied levé le Nigeria. Cette fois, c'est une qualification acquise sur le terrain. Quels sont les objectifs pour le Mondial en Allemagne ? Le Mali peut-il viser le Top 8 mondial ?
Me Jean Claude Sidibé : Justement, si on nous donne les moyens de travailler, de réunir l'équipe ici, d'aller faire un stage soit en Belgique, soit en Espagne, on peut le faire. Nous n'avons pas arrêté le recrutement. Je vais même aller à Denver (états-Unis) voir deux joueuses Maliennes là -bas. Il y a aussi Djené Diawara qui est un pilier depuis longtemps. Nous allons continuer à recruter pour que l'équipe soit forte et qu'on puisse dépasser ce que le Nigeria a fait à la Coupe du monde en Espagne, il y a quelques années, en terminant dans le Top 8.
L'Essor : L’équipe nationale masculine sort de la 2è fenêtre qualificative pour la Coupe du monde 2027. Quel bilan tirez-vous de ses performances, notamment après des victoires encourageantes face à l'Angola ?
Me Jean Claude Sidibé : Un bilan très satisfaisant, surtout que nous sommes partis avec un effectif amoindri. À l'époque, on n'a pas pu faire venir certains joueurs, mais les jeunes présents avaient à cœur de montrer quelque chose. J'ai toujours dit depuis la qualification à l'Afrobasket au Maroc qu'un groupe est né. Ce groupe a une moyenne d'âge d'environ 25-26 ans. Si nous continuons à les garder ensemble, ces jeunes vont pouvoir gagner l'Afrobasket et faire quelque chose de grand à la Coupe du monde. J'ai souhaité que la 3è fenêtre se joue à Bamako, car sur notre terrain, nous pouvons battre l'Angola et assurer notre qualification.
L'Essor : On a vu l'émergence de leaders comme Siriman Kanouté ou Oumar Ballo. Est-ce, selon vous, le noyau dur qui ramènera le Mali au sommet de l'Afrique ?
Me Jean Claude Sidibé : Absolument. Ces jeunes jouent ensemble depuis longtemps. Ils ont été champions d'Afrique U17 en 2017, puis champions d'Afrique U18 deux ans plus tard. Ils ont été vice-champions du monde. Ce sont deux jeunes qui ont du vécu, qui n'ont que 25 ans chacun et qui jouent dans de très bons clubs. Ils constitueront l'ossature de l'équipe pour les années à venir.
L'Essor : Quelle est votre stratégie pour convaincre les jeunes talents maliens évoluant en NBA ou en EuroLeague de rejoindre le projet des Aigles ?
Me Jean Claude Sidibé : Ce sont les résultats. S'ils ne viennent pas pour les résultats, je ne sais pas pourquoi ils viendraient. Le Mali est vice-champion d'Afrique chez les seniors Hommes et Dames. Les hommes sont en pole position pour la Coupe du monde et les Dames sont déjà qualifiées. Le résultat est là . Ceux qui ne voudront pas venir, ce n'est pas de mon ressort de les juger, mais la porte reste ouverte. Même Mariam Coulibaly a sa place dans l'équipe ; dès qu'elle voudra revenir, elle sera dans l'effectif.
L'Essor : Le championnat national 2025-2026 a connu un retard. Quelles sont les raisons réelles de ce retard et comment comptez-vous rattraper le calendrier ?
Me Jean Claude Sidibé : Le retard est dû à la pénurie de carburant et à l'absence d'électricité. Même si l'on programme le championnat, sans électricité, c'est difficile. Un membre de la fédération a proposé que l'on joue en plein air, le matin et l'après-midi, si le bureau fédéral est d'accord. On ne peut pas se retrouver au stade et qu'il n'y ait pas d’électricité et de groupe électrogène. Dès que le tournoi international finira, le championnat sera lancé et nous ferons en sorte de jouer deux fois par semaine pour rattraper le temps.
L'Essor : On sait que la FMBB a besoin de moyens pour ses ambitions. Où en êtes-vous avec les partenaires institutionnels et privés ?
Me Jean Claude Sidibé : On a besoin de moyens, surtout pour la préparation. À Wuhan, toutes les équipes sont arrivées dix jours avant nous pour s'acclimater. Nous, nous tombons dans le froid sans être préparés. Heureusement que nos partenaires dont Orange-Mali, la BDM.s.a 1XBet, Diago, Canal+, entre autres, se portent très bien et nous soutiennent énormément. Cependant, il faut que l'État comprenne qu'on ne peut plus se préparer en 10 jours. Aujourd'hui, on ne peut plus se contenter de participer aux compétitions, on y va pour gagner. Il faut au moins un mois de préparation, comme la Côte d'Ivoire.
L'Essor : Quelle trace Me Jean Claude Sidibé souhaite-t-il laisser à la fin de son mandat ? Quel est votre message pour le public malien ?
Me Jean Claude Sidibé : Je veux être celui qui aura fait le maximum pour son pays. C'est un travail collégial : le président est le manager, mais il y a beaucoup d'ouvriers dans les ligues, les districts et les centres de formation. Mon message au public : supportez-nous, venez remplir les stades pour que les jeunes se sentent soutenus. Si nous restons unis dans le basket, nous irons loin. Tant qu'il y aura de l'union, le niveau du championnat et de nos sélections ne cessera de grimper.
Interview réalisée par
Seibou Sambri KAMISSOKO
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