Le présidium lors de la rencontre
La conférence a réuni autorités administratives, légitimités traditionnelles, représentants des familles fondatrices de Bamako, chercheurs, communicateurs traditionnels et certains compatriotes de la diaspora. Placée dans le cadre de l’Année de la culture initiée par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, la conférence a été l’occasion pour le président de l’AMDK, Diakaridia Coulibaly, de souligner la nécessité de préserver et de transmettre le patrimoine historique des Massassis, descendants de Niangolo et fondateurs du royaume bamanan-massassi du Kaarta.
Il a rappelé que l’association, créée en 2019 à l’issue de la rencontre de Diabé, œuvre pour l’unité des populations du Kaarta, le renforcement de la solidarité ainsi que le développement socioéconomique et culturel de la région. La tenue de cette conférence, a-t-il indiqué, procède d’une volonté affirmée de contribuer à la préservation, à la valorisation et à la transmission du patrimoine historique et culturel du Kaarta, partie intégrante de l’héritage national du Mali.
Selon lui, la conférence vise à mieux faire connaître l’histoire générale des Massassis et leurs grandes figures, telles qu’El Hadj Oumar Tall, Biton Mamary Coulibaly, Dah Monzon ou encore Soundjata Keïta. Elle met également en lumière des héros moins connus, notamment Dénimba Böh, Garan Marssiré, Bakoro Tiéman, Niagalen Garan, Cheiba Mana, Massa Bouakary ou Satan Massa.
Par ailleurs, Diakaridia Coulibaly a rendu hommage aux personnalités disparues ayant contribué à la sauvegarde de cet héritage, avant de présenter les perspectives de l’association. Parmi ses priorités, figurent l’accès à l’eau potable à travers la réalisation de forages, l’amélioration de l’accès à la santé et à l’éducation, le soutien à l’agriculture, la lutte contre la pauvreté et l’exode rural, la protection de l’environnement ainsi que la recherche de partenariats. Au-delà du travail de mémoire, l’AMDK affiche ainsi des ambitions concrètes en faveur du développement.
Pour sa part, le représentant du ministre de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Salia Mallé, a salué la présence des autorités coutumières, notamment le Wolokansigui des Bamanan Massassis du Kaarta, les chefs de village ainsi que les héritiers de la dynastie massassi.
Cette conférence marque, selon lui, un moment charnière dans la valorisation de l’histoire nationale. Elle ambitionne de mieux faire connaître le parcours des Massassis, un peuple dont l’histoire remonterait à une époque antérieure à celle du Mandé. De leurs origines à Do à leur implantation définitive au Kaarta, où ils exercèrent une domination structurante durant plus d’un siècle, leur trajectoire constitue un pan essentiel de l’histoire nationale.
Insistant sur le devoir de mémoire et la sauvegarde du patrimoine culturel, Salia Mallé a appelé à une transmission fidèle du «Tarikh» des descendants de Niangolo. Il a invité chacun à suivre avec attention les échanges et communications lors de la rencontre dédiée à la mémoire et à l’identité.
Interrogé à l’issue des travaux, Sory Ibrahim Coulibaly, un compatriote de la diaspora, venu spécialement de France, s’est réjoui de l’initiative qui, selon lui, lui a permis de nouer des contacts enrichissants et de renforcer son attachement à l’histoire du Kaarta.
Tamba CAMARA
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