Le Premier ministre,
Choguel Kokalla Maïga, a inoculé dimanche la première dose de vaccin, lançant
ainsi la campagne de vaccination nationale du cheptel 2023-2024. C’était au
marché à bétail de Kati-Draal dans la Commune rurale de Kambila, Cercle de
Kati. Outre le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, la cérémonie a
enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement, des autorités
administratives et politiques du cercle, ainsi que le président de l’Assemblée
permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), Sanoussi Bouya Sylla.
L’objectif de la
campagne de vaccination du cheptel national est de mobiliser tous les acteurs
afin de réduire l’incidence des maladies par une augmentation du taux de
couverture vaccinale et d’assurer une surveillance épidémiologique efficace.
Cette année, toutes les espèces seront concernées par la vaccination qui
touchera 76.636.645 têtes. La campagne mobilisera 125 agents des postes vétérinaires
non affectés au mandat sanitaire, 159 vétérinaires titulaires du mandat
sanitaire, 400 agents d’appui, 14 millions de doses de vaccins. Le coût de l’opération
est estimé à 475 millions de Fcfa, entièrement financés sur le budget d’État.
Le gouvernement
entend, à travers cette campagne, réduire l’incidence ou éradiquer 12 maladies
prioritaires du réseau de surveillance épidémiologique. La moitié de ces
maladie; à savoir la tuberculose, la
brucellose, les salmonelloses, le charbon bactéridien et la rage, présente un
danger potentiel pour la santé humaine. Ce lancement revêt
alors un caractère particulier, en ce sens que la vaccination des petits
ruminants, qui entre dans le cadre du programme d’éradication de la peste des
petits ruminants à l’horizon 2030, sera couplée avec le marquage des animaux
vaccinés (ovins et caprins).
Le marquage est la stratégie adoptée pour mener à
bien ce programme d’éradication. Effet, il a été démontré qu’une seule
vaccination suffit pour protéger à vie un animal contre cette maladie. Ainsi,
les animaux vaccinés et marqués au cours de cette campagne 2023-2024, ne le
seront pas pendant la campagne 2024-2025. Cette stratégie contribuera à réduire
le coût du programme.
15% DES RECETTES
D’EXPORTATION- Le Premier ministre a souligné que la santé de nos concitoyens dépend
de celle de notre cheptel en raison de la résurgence des maladies zoonotiques,
maladies transmissibles de l’animal à l’homme. À cet effet, a assuré Dr Choguel
Kokalla Maïga, le gouvernement prendra toutes les dispositions qui s’imposent
pour réduire ou éradiquer les maladies animales qui entravent la production et
la productivité du cheptel, afin de préserver la santé des animaux. Toute chose
indispensable d’une part, à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de nos
populations et, d’autre part, à l’accès de nos animaux et produits animaux aux
marchés rémunérateurs.
Le chef du
gouvernement a rappelé que l’élevage est une activité économique majeure de
notre pays et reste le premier élément d’intégration économique de la sous-région.
Il contribue pour environ 19% du Produit intérieur bruit (PIB) et procure au
pays 15% de ses recettes d’exportation. Et à travers la transhumance, «l’élevage
constitue un cordon ombilical qui lie notre pays à plusieurs États du Sahel et
du Golfe de Guinée et 87% des 69,800 millions d’habitants des trois pays de
l’Alliance des États du Sahel sont concernés par l’élevage», a argumenté Dr
Choguel Kokalla Maïga qui a invité les producteurs à faire vacciner leurs
animaux.
Le ministre de l’Élevage et la Pêche a rappelé que selon les
estimations de 2022 de la direction nationale des productions et des industries
animales, nos effectifs comprennent 12,848 millions de bovins, 21,149 millions
d’ovins, 29,201 millions de caprins. S’y ajoutent 1,291 million de camelins,
607.786 équins, 1,190 million d’asins, 88.262 porcins et 54,703 millions de
volailles. «Notre ambition légitime est de faire de l’élevage, le moteur du développement
socio-économique à travers la structuration et la modernisation des filières,
pour la réalisation de plus de revenus aux producteurs. Pour satisfaire cette
ambition, nous devons lever les contraintes prioritairement d’ordre sanitaire
et améliorer l’alimentation du bétail, qui constitue également un frein au développement
du sous-secteur élevage», a déclaré Youba Ba.
Le ministre chargé de l’Elevage a
estimé que cette ambition contribuera, sans nul doute, à lutter contre le chômage
des jeunes, la pauvreté tout en favorisant une meilleure intégration du genre
dans les activités de développement. «Les maladies
animales constituent encore un défi de taille à relever pour ce levier de notre
économie nationale. Elles présentent des obstacles à l’accès de nos animaux et
des produits animaux à certains marchés rémunérateurs», a fait savoir le
ministre Youba Ba.
Poursuivant que pour la campagne 2022-2023, sur une prévision
de 72.339.252 têtes (toutes espèces confondues) à vacciner contre différentes
maladies, 45.501.473 têtes ont été vaccinées, soit un taux de réalisation de
62,90%. La cérémonie a pris
fin par la remise des vaccins, des matériels roulants et des équipements de
froid à la direction nationale des services vétérinaires par le Premier
ministre.
Makan SISSOKO
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