C'était lors d’une journée de plaidoyer organisée par la Coalition des alternatives africaines, dette et développement (CAD-Mali), en partenariat avec Oxfam Mali. La remise des dons s’est déroulée dans la cour de l’Office du périmètre irrigué de Baguinéda (Opib), en présence des autorités locales et des représentants des services sociaux.
Cette initiative, qui en est à sa troisième édition, vise à attirer l’attention de l’opinion sur les besoins spécifiques des personnes déplacées internes (PDI), confrontées à l’insécurité, aux attaques armées et aux effets du changement climatique. Selon Nouhoum Konaté, coordinateur à la CAD-Mali, «ces kits alimentaires, composés de trois tonnes et demie de riz, d’une tonne de farine de soja, de 70 bidons d’huile de 5 litres et de légumes issus de l’agroécologie paysanne, constituent à la fois une contribution concrète pour soulager les familles en situation de précarité et un appel à la solidarité nationale. Il est urgent que chaque Malien comprenne que soutenir nos frères et sœurs déplacés est une responsabilité collective».
Les bénéficiaires, répartis entre les sites de Herebougou et Nonibougou, sont majoritairement des femmes cheffes de ménage, soit 37 % du total. Parmi elles, Fatoumata Traoré, originaire de la Région de Ségou, vit depuis plus d’un an à Tiéguena avec sa famille. «Nous avons fui les attaques des bandits armés dans notre village. La vie ici n’est pas facile, car nous manquons de tout, surtout de nourriture et d’argent pour envoyer les enfants à l’école. Ce don arrive à point nommé pour préparer la fête et soulager un peu nos familles. Cela nous redonne aussi de l’espoir et nous montre que nous ne sommes pas oubliés», confie-t-elle avec émotion.
À travers cette initiative, la CAD-Mali et Oxfam entendent plaider auprès des autorités et partenaires en faveur d’une meilleure prise en charge des PDI, notamment en matière de logement, d’alimentation, de santé, d’éducation et de création d’activités génératrices de revenus.
Le représentant de la CAD-Mali, Toumani Diakité, a rappelé que depuis 2012, le Mali connaît un afflux important de déplacés internes en raison du terrorisme et des crises multidimensionnelles. Selon lui, ces actions constituent un signal fort pour mobiliser l’ensemble des acteurs autour de cette urgence humanitaire. «Cette initiative témoigne de notre engagement en faveur de la protection des PDI et de leur résilience, tout en soutenant la souveraineté alimentaire locale grâce à des produits cultivés par nos paysans», a-t-il insisté.
Dans son allocution, l’agent chargé d’expédier les affaires courantes de la mairie de Baguinéda, Seydou Diarra, a souligné que malgré les efforts déjà consentis par l’État, les collectivités et les partenaires, les besoins des personnes déplacées restent importants. «L’accès à l’alimentation, au logement, à la santé, à l’éducation et aux activités génératrices de revenus demeure un défi quotidien pour ces populations vulnérables», a-t-il indiqué.
Selon les données locales, le nombre de personnes déplacées internes à Baguinéda Camp dépasse désormais 1.360 personnes, avec des arrivées presque quotidiennes. Au-delà de l’aide matérielle, cette journée a offert aux déplacés l’occasion d’exprimer leurs préoccupations et de renforcer le dialogue avec les autorités locales.
Makan SISSOKO
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