Le bidon d’un litre et demi d’eau minérale qui se vendait entre 300 et 400 Fcfa, est aujourd'hui cédé à 500 Fcfa ou plus
Plus que la nourriture, l’eau est essentielle à la vie de tout être vivant. Au Mali, l’accès de tous les citoyens à cette ressource vitale est un sujet préoccupant. Pour l’eau de boisson, il existe deux principales sources d’approvisionnement. La première et la plus accessible est l’eau potable fournie par la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep-SA) dans les grandes agglomérations et plusieurs localités du pays. La deuxième source est l’eau minérale, moyennement accessible à cause de son coût élevé pour les bourses modestes.
L’eau minérale naturelle et l’eau de source (qui sont appelées eau minérale de façon générique) ont la même propriété physique. Elles sont mises en bouteilles directement sur la zone d’émergence, en respectant les règles fondamentales d’hygiène de la profession. Ces eaux n’entrent jamais en contact avec l’air ambiant et ne sont en aucun cas exposées à des risques susceptibles de dégrader leur qualité originelle.
L’eau minérale est la seule eau à pouvoir bénéficier de propriétés favorables à la santé. Car, elle provient d’une source souterraine unique, préservée de toute pollution humaine et se caractérise par sa pureté originelle et par la stabilité de sa composition en minéraux garantie dans le temps. Elle est microbiologiquement saine et ne subit aucun traitement de désinfection. C’est pourquoi, elle est médicalement recommandée aux personnes qui souffrent de certaines maladies (calcul rénal, troubles digestifs, etc.) et aux nouveau-nés.
Avant les années 1990, cette eau était importée de la France vers notre pays, via les pays voisins comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Les générations d’avant se souviennent de ce précieux produit, «Eau d’Évian», du nom d’une région française d’où il vient et qui était réservée à l’élite malienne et aux expatriés. C’est en 1996 que notre pays va connaître sa première production nationale d’eau minérale naturelle, par une société de la place qui, au fil des années, s’est forgée une renommée sur le marché national. C’est le début de la démocratisation de cette denrée au Mali. Deux décennies après, les opérateurs de secteur économique très lucratif se sont multipliés sur le marché, en se livrant une concurrence féroce.
Malgré le coût élevé des produits à l’unité (en moyenne 300 à 400 Fcfa le litre et demi), les consommateurs sont légion. Chaque entreprise y trouvait compte. Car, la consommation de l’eau minérale n’est plus un luxe aujourd’hui, mais une nécessité pour beaucoup de Maliens à cause de la préservation de leur santé. Une autre catégorie de clients était composée du personnel de l’ex-Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), des représentations diplomatiques et des expatriés vivant dans notre pays.
Crise Énergétique- Si le secteur de la production et la commercialisation des eaux minérales étaient une «vache laitière» pour les opérateurs, la crise énergétique à laquelle est confrontée notre pays a presque tari les mamelles, s’alarme Cheick Cissé, responsable de la première entreprise de production et de commercialisation d’eau minérale au Mali.
Il explique que le manque d’électricité a joué sur le coût de production et, par conséquent, sur le prix de vente. Par exemple, le bidon d’un litre et demi d’eau minérale qui se vendait entre 300 et 400 Fcfa, est aujourd’hui cédé à 500 Fcfa ou plus. Idem pour Jean Philippe Assouan. Sa société, l’une des plus en vue sur le marché, faisait des dizaines de millions de chiffre d’affaires par an. Mais aujourd’hui, elle est en baisse drastique de régime à cause de la crise énergétique, souligne-t-il. D’autres ont tout simplement mis la clé sous le paillasson.
Pour les quelques opérateurs qui résistent encore à la crise, l’heure est aux mesures de réajustement pour survivre. Beaucoup ont réduit leur personnel et revu à la baisse leurs ambitions d’investissement. Ceci a conduit à une hausse du prix du produit sur le marché, mais surtout à une récurrence de la rupture de stock dans les points de vente, à cause de la chute du niveau de production. Au grand dam des consommateurs.
Bablen Traoré est féru de l’hygiène de vie. Il boit l’eau minérale depuis plus de 30 ans pour se maintenir en bonne santé, selon ses dires. Notre interlocuteur pense que cette crise doit être une opportunité pour l’État pour investir dans le secteur, afin de rendre l’eau minérale accessible au maximum de Maliens comme l’eau du robinet. La cherté du prix de revient du produit n’est pas liée au coût de production, mais plutôt au monopole du secteur privé qui tire profit de l’absence de l’État en fixant les prix à sa guise pour faire de grands profits, estime Bablen Traoré.
Selon la réglementation, l’eau minérale naturelle doit témoigner «d’une stabilité de ses caractéristiques essentielles» dans le temps. Les eaux embouteillées (eaux minérales naturelles et eaux de source) font l’objet de plusieurs contrôles qualité au quotidien par les entreprises et par les autorités publiques sous la tutelle du ministère en charge de la Santé.
Cette activité de contrôle, même si elle est faite régulièrement par le Laboratoire national des eaux, mérite d’être renforcée selon nos investigations. Car, beaucoup d’entreprises de production et de commercialisation de l’eau minérale peinent à respecter les normes requises par la règlementation en vigueur. L’eau minérale naturelle doit être captée et embouteillée sur le lieu même de la source sans aucun contact avec l’extérieur.
Abdoulaye Traoré est hydrogéologue et spécialiste des eaux souterraines. Selon lui, chaque eau minérale naturelle est unique. Sa composition en minéraux élaborée au cours des années de lente filtration au sein des roches traversées, reflète le terroir dont elle est issue. Elle a une composition minérale spécifique qui lui confère une identité et un goût unique.
Cependant, selon la composition, certaines d’entre elles peuvent induire des effets sur la santé et être recommandées pour des besoins particuliers, indique le spécialiste. C’est pourquoi, conseille-t-il, le secteur mérite d’être bien encadré par une règlementation spécifique et soumis aux contrôles stricts des entreprises par les structures publiques dédiées, pour le bien-être des consommateurs.
Cheick Amadou DIA
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