Remise de verres à un jeune homme atteint d’albinisme (Photo d’archives)
Les
ophtalmologistes n’ont toujours conseillé le port des verres corrigés qu’après
consultations ophtalmologiques, autrement dit sur prescription médicale.
Malheureusement, ces précieux conseils des spécialistes semblent être tombés
dans des oreilles de sourdes puisque
certaines personnes par simple galanterie s’y mettent sans vraiment savoir de
quoi ça retourne. D’autres, bien-sûr des personnes atteintes de troubles de la
vision ou d’autres anomalies en portent sur recommandation des ophtalmologistes
et avec des lentilles qui leur correspondent.
Pourtant,
on n’a pas besoin d’être médecin ophtalmologiste pour savoir que porter des
verres corrigés au hasard peut détériorer davantage la vision des personnes qui
se prêtent à ce phénomène de mode. Or l’usage des verres corrigés doit répondre
à des indications et les spécialistes, naturellement les ophtalmologistes sont
les mieux placés pour les recommander ou pas.
Pour
Mariam, étudiante en médecine, il faut impérativement un avis médical.
«Personnellement, je porte des verres corrigés depuis l’âge de 10 ans parce que
ma vue se détériorait progressivement. Et sans les verres corrigés, c’est
évident que je n’aurais pas pu continuer les études», explique a-t-elle. Pour
qui comme pour beaucoup d’autres personnes, les verres corrigés sont devenus
essentiels pour leur permettre soit d’étudier, soit de travailler normalement.
Et ce n’est pas Seydou Sanghanta qui porte des verres aussi depuis le bas âge
qui dira le contraire. Celui-ci indique
renouveler ses verres sur prescription de son ophtalmologiste. Bien sûr qu’il a
le choix de la monture qui lui convient parfaitement.
Il est bon de préciser à ce niveau que de nombreuses personnes font l’amalgame entre les verres et les lunettes. Les premiers représentent des lentilles optiques qui corrigent les troubles de la vision et aident à mieux voir. Tandis que les lunettes sont des ensembles incorporant monture et verres.
Le port des verres corrigés va-t-il au-delà de
la simple correction visuelle ? Fatoumata, quinquagénaire, répond par
l’affirmative. Elle explique porter des verres corrigés depuis quelques
années. «Au début, c’était pour corriger ma vue. Aujourd’hui, c’est devenu
un accessoire de mode. J’en ai plusieurs assortis avec mes vêtements», se
délecte-t-elle, avant de confirmer qu’en réalité elle raffole de jolies
montures et en achète chaque fois
qu’elle en a l’occasion.
Pour
beaucoup de personnes, les lunettes sont devenues un simple moyen d’affirmation
de style. «J’achète mes lunettes et choisis celles dont les verres conviennent
avec mes yeux. Je préfère les verres dotés d’un antireflet», affirme un jeune
homme qui a requis l’anonymat. Pour
d’autres, porter des lunettes est une question d’élégance ou d’esthétique, mais
aussi d’appréciation. «J’aime seulement l’attrait que ça donne à mon visage».
Quelle que soit la raison, les porteurs de lunettes à Bamako font face à un
large éventail de choix. Certains les préfèrent avec des montures classiques et
discrètes. D’autres optent pour des modèles audacieux et colorés. Mais pour
nombre de porteurs, le plus important reste de trouver des lunettes qui leur
correspondent.
L’optométriste-opticien,
Nassoko Douga, conseille les personnes qui portent des lunettes pour paraître
plus belles à consulter un spécialiste, car ça permet à l’utilisateur de
connaître l’état de ses yeux. «S’il s’avère que la personne n’a pas une bonne
vision et qu’elle porte des lunettes avec des verres fumés, ça pourrait lui
porter préjudice. Ceux qui se permettent de porter des lunettes avec des verres
corrigés sans faire une consultation ophtalmologique risquent de détériorer
leur vision», prévient le spécialiste, avant de déclarer que les verres doivent
être adaptés pour chaque personne.
Douga
Nassoko indique que les étiquettes qui sont sur les verres ne correspondent pas
souvent aux lentilles dans notre pays. Il rappelle que les utilisateurs doivent
éviter de se servir chez les non professionnels, autrement dit les vendeurs
ambulants de lunettes. Parlant
de la durée des verres de correction, le praticien affirme que cela dépend du
degré de la maladie dont souffre l’œil du patient. «On n’a pas une durée fixe
pour tout le monde.
Mais c’est mieux d’expliquer aux gens qu’il n’est pas
catholique de faire un an sans consulter un ophtalmologiste», a fait savoir
l’optométriste. Et de prévenir que le non-respect de la durée de vie des verres
corrigés peut créer d’autres maladies comme des céphalées intenses. Selon lui,
une utilisation prolongée joue beaucoup sur l’œil. «Ça crée une déviation
oculaire. Tant que les verres resteront inchangés le problème persistera»,
souligne l’optométriste-opticien.
Le
port des verres corrigés sans avis médical est un phénomène répandu. Mais, il
ne faut pas sous-estimer les conséquences qui peuvent en découler. En écoutant
les conseils avisés des professionnels, notamment des ophtalmologistes et des
optométristes, les verres corrigés peuvent garantir une vision claire et
confortable pour les années à venir.
Aminata DJIBO
Rédaction Lessor
Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta a présidé, vendredi dernier au centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro, la cérémonie de sortie et de prestation de serment de la 47è promotion de l’École militaire interarmes de Koulikoro (Emia)..
Dans le cadre des opérations de surveillance du territoire menées le 27 novembre 2025, les Forces armées maliennes (FAMa) ont découvert une importante base terroriste dissimulée sous un couvert végétal dans la forêt de Ouessebougou, à proximité de Sébabougou..
Le Projet national du Programme africain de mini-réseaux permettra la mise en service directe d’au moins 309 kilowatts de puissance solaire photovoltaïque installée et 754 kilowattheures de capacité de stockage sur batteries. Il bénéficiera directement à plus de 8.000 personnes, dont 50% de.
La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, accompagnée de sa collègue de la Santé et du développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, était hier à l’hôpital Gabriel Touré pour remettre un important lot de kits de premier secours et de m.
Pour 2026, il est attendu une croissance de 5,5% en rapport avec une reprise de la production aurifère et une amélioration progressive des conditions de sécurité. L’inflation, elle, devrait fléchir à 2,5%, largement conforme à la norme communautaire de 3%.
La 13è session du comité de pilotage du Fonds d’appui à l’automatisation de la femme et à l’épanouissement de l’enfant (Fafe) s’est tenu, hier à son siège..