Le lieu
accueille la 2è édition de la Semaine du numérique, placée sous le thème «les
Tic comme facteur de résilience face à la crise multiforme dans le Sahel,
opportunités et défis». Les initiateurs mettent les petits plats dans les
grands pour donner un éclat particulier à ce rendez-vous de l’innovation, de la
créativité. Bien avant l’arrivée du Premier ministre, qui doit
officiellement lancer l’événement, tout est fin prêt. Les invités sont
accueillis dans les règles de l’art. Un dispositif sécuritaire veille à ce que
tout se passe sans anicroches.
Les stands
d’exposition sont magnifiquement installés. «La commission d’organisation est à
la hauteur», souffle un invité. Dans la salle de 1.000 places où a eu lieu la
cérémonie d’ouverture des travaux du lancement, l’Ensemble instrumentale
entonne des chants. La Fanfare nationale des forces armées n’est pas en reste.
À 12h, le CICB est
pris d’assaut par une marée humaine. Tous les secteurs des Tic y sont
représentés : Des réseaux de télécommunication aux Agences de presse, en
passant par les start-up. Les visiteurs alternent entre les stands, portés par
la curiosité et l’envie d’en apprendre plus sur les multiples facettes du
numérique. L’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) est au
rendez-vous. Les animateurs de son stand, élégamment mis avec des tee-shirts
aux couleurs et à l’effigie de l’entreprise, affichent le sourire au coin des
lèvres au moment de recevoir la visite du directeur général de l’entreprise,
Bréhima Touré. Cette forte représentation à la Semaine du numérique à travers
les agents de la section informatique, est dirigée par Moustapha Coulibaly.
L’Amap présente aux visiteurs des produits numériques : application, sites
webs, digitalisation des vidéos sur les plates formes de l’Agence (Facebook,
WhatsApp, Twiter, etc.). Ces produits ont permis à la structure de faire un
grand pas sur les réseaux sociaux et dans l’innovation de l’information.
La particularité de cette 2ème édition est la
participation des invités venus des Républiques sœurs de la Guinée, du Burkina
et du Niger. Leur présence apporte une dimension sous régionale à l’événement
et permet aux visiteurs d’en savoir plus sur l’état du secteur des Tic dans ces
pays voisins.
«Il était important pour nous de venir à cet événement, puisse
que mon pays et le Mali sont des pays qui collaborent dans plusieurs secteurs
dont l’agriculture, la nouvelle technologie, l’énergie, etc.», soutient
Youssouf Mohamed Aribot, directeur général de l’Agence nationale de
digitalisation de l’État (ANDE) de la République de Guinée. Il ajoute qu’ils
sont là pour venir partager leurs expériences et pouvoir collaborer avec les
frères des agences du secteur Tic au Mali. «Jai apprécié beaucoup
l’organisation avec la participation massive des autorités maliennes et surtout
l’attention faite à l’égard des invités venus de la sous région», a-t-il
déclaré.
Contrairement à l’année passée, il y a du monde dans cette deuxième édition. Les étudiants ne sont pas restés en marge. Camara Adam, étudiante en 2ème année d’ingénierie informatique, pense que c’est une opportunité et un plaisir pour eux de venir visiter la technologie. «Le monde d’aujourd’hui est très digitalisé, et notre pays est en retard par rapport à certains pays et cela doit changer», confie-t-elle. Et d’estimer que la démarche entamée est très instructive : «l’État doit continuer sur cette lancée en faisant beaucoup de séminaires sur le domaine, être plus impliqué du coté éducatif pour que les jeunes puissent s’intéresser à la technologie».
NFamoro KEITA
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