Pendant cette période, on peut se limiter à l’engrais organique parce que la terre est riche et fertile
L’harmattan
(de novembre à janvier) fait l’affaire des maraîchers. C’est la période de la
fertilité et de l’humidité des sols. Y compris celle de la vache grasse. Tôt le
matin, sur un vaste terrain situé au bord de la route de l’Aéroport
international président Modibo Keïta Senou à Kalaban coura en Commune V du
District de Bamako, de belles plantes de carotte, de betterave, de laitue et de
papaye émerveillent les passants. Cette réalisation est le fruit du travail
acharné de Zoumana Mariko. Le quinquagénaire exerce le maraîchage depuis neuf
ans. En cette heure matinale, il tient un tuyau en plastique bleu au bout
duquel est insérée une pome d’arrosage. Le dispositif arrose les plantes de
carotte.
Le
maraîcher explique que ce métier est rentable et facile en période de fraîcheur
que durant la chaleur. Le jardinier explique que le sol est plus fertile et
bien humidifié en ce moment que pendant les autres saisons. Pendant
l’harmattan, l’eau est disponible en quantité. «Par contre, en saison chaude
tel n’est pas le cas. On enregistre beaucoup de pertes suite au dessèchement
des cultures», affirme-t-il. Zoumana Mariko est satisfait de sa récolte. Mais,
il se plaint des dépenses lourdes du
jardin qui pèsent sur ses bénéfices. « Je peux acheter 20 litres d’essence tous les trois jours
pour mon groupe électrogène pair arroser mes cultures maraîchères »
déplore-t-il.
Non loin du périmètre maraîcher du quinquagénaire, Adiara Koné fait sa sieste sous un grand manguier. La maraichère qui a 10 ans d’expérience dans le domaine, a soufflé ses 56 bougies. La brave dame confie que la fraîcheur en cette période l’aide beaucoup dans l’humidification de ses plantes. Elle dit manquer de moyens nécessaires pour s’acheter un groupe électrogène qui pourra l’aider à puiser de l’eau pendant la période de chaleur. « À mon âge, puiser de l’eau à la main est très fatigant. En plus, il te faut trois séances d’arrosage par jour pour que les cultures obtiennent suffisamment d’humidité. Tandis qu’en ce moment, une seule fois par jour suffit aux plantes», fait savoir la quinquagénaire.
BONNE
CROISSANCE DES CULTURES- À Niamakoro, en
Commune VI du District de Bamako, sur les berges d’un petit marigot, Aminata
Mallé et sa fille, toutes joyeuses, font
du maraîchage. Pour la mère de 5 enfants, son activité lui permet d’aider son
mari à faire face aux besoins familiaux. Elle se sent contrainte de faire ce
travail avec amour et beaucoup de soin. Notre interlocutrice avoue qu’elle
manque d’équipements nécessaires pour travailler sur son lopin qui contient
trois puits. Et de regretter le prix élevé de l’engrais chimique. Une situation
qui l’oblige à utiliser seulement l’engrais organique.
Selon elle, les deux
éléments ont chacun un rôle dans l’accroissement des cultures. «Pendant
l’harmattan, on peut se limiter à l’engrais organique, parce que la terre est
riche et très fertile. Pour la saison chaude, il nous faut de l’engrais
chimique pour la bonne production des légumes. Et pour cela, nous devons
débourser beaucoup d’argent pour l’achat. Donc, nous préférons la saison froide
qui nous est bénéfique surtout avec la récolte de la laitue », laisse
entendre celle qui a une expérience de 4 ans dans le jardinage.
L’agronome
et expert en environnement, Dr Mamadou Nagalé Sanogo, note que le maraîchage
offre plusieurs avantages pendant l’harmattan. Avec le climat favorable,
explique-t-il, les cultures maraîchères ont une bonne croissance et les risques
de maladies fongiques sont réduits. Il assure que la fraîcheur permet aux maraîchers de cultiver des légumes
de manière plus saine. Le docteur en agronomie indique que durant cette saison,
les maraîchers doivent pratique irrigation adaptée pour les plantes et
s’assurer de les contrôler contre les ravageurs pour avoir de très bonnes
cultures.
Dr Sanogo leur conseille d’utiliser les semences de qualité adaptées
à l’harmattan, qui peuent résister à la sécheresse et germer dans des
conditions moins favorables. Pour l’expert en environnement, l’engrais équilibré en nutriments tels que
l’azote, le phosphore et le potassium serait favorable en cette saison pour une
croissance saine des plantes. Il cite également les composants à base des
matières organiques et le phosphate de Tilemsi.
Les
ménagères jubilent en ce moment en raison de la diminution des prix des légumes
par comparé autres saisons. Mme Coumba Traoré affirme qu’en cette période, avec
peu d’argent, elle arrive à obtenir assez de légumes pour sa cuisine. «Je ne
complète pas le prix du condiment. Les légumes sont de bonne qualité et
conservables sans recourir au réfrigérateur », exprime-t-elle. Les
vendeuses se frottent les mains surtout celles qui vendent les tomates.
Le prix
du grand panier de la tomate varie de 15.000 à 20.000 Fcfa pendant cette saison
contre 25.000 à 30.000 Fcfa en période de chaleur. Kiatou Coulibaly, vendeuse
de tomates, au Grand marché de Bamako, témoigne
que ses clients sont satisfaits de la qualité et du prix de sa tomate.
Oumou SACKO
Rédaction Lessor
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