La délégation malienne était conduite par la ministre chargée de la Promotion de la Femme, Mme Coulibaly Mariam Maïga (c)
Les
travaux de la Conférence internationale sur femmes, paix et sécurité (ICWPS) se
sont achevés, mercredi 30 octobre dernier, au Centre international des congrès
de Manille (Philippines) sous la présidence de l’honorable Enrique A. Manalo,
secrétaire aux affaires étrangères de la République des Philippines. On notait
également la présence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant
et de la Famille, Dr Coulibaly Mariam Maïga.
Lors des
trois jours de travaux, l’importance de l’implication des femmes dans les
discussions et la prise de décision concernant les questions de paix a été
soulignée et les experts de divers pays ont souligné que les initiatives de
paix deviennent plus percutantes et plus complètes, grâce à la participation
active des femmes aux conversations. Placée sous le thème : «Forger la
collaboration et la convergence pour faire progresser les femmes, la paix et la
sécurité», la conférence a réuni des gouvernements, la société civile, des
universitaires et d’autres parties prenantes, afin de surmonter ensemble les
défis qui s’opposent à la participation pleine et significative des femmes aux
efforts de paix et de sécurité. La rencontre a servi également de plateforme pour
faire le point et évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre du
programme sur les femmes, la paix et la sécurité (FPS).
La
conférence a été un événement important menant au 25è anniversaire de la
résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la
paix et la sécurité, adoptée en 2000. Cette résolution appelle à la
participation égale des femmes à tous les efforts de paix et souligne la
nécessité de protéger les femmes et les filles contre la violence sexiste dans
les zones de conflit. Des séances thématiques ont été organisées pour explorer
des sujets urgents dans le domaine des FPS, notamment le financement durable
des initiatives FPS, le rôle des femmes dans la lutte contre les risques de
sécurité liés au climat et l’élaboration de plans d’action nationaux pour les
FPS. Des événements parallèles et des expositions présentant divers points de
vue sur la mise en œuvre d’activités en faveur des femmes, de la paix et de la
sécurité dans différents contextes se sont déroulés en même temps. Lors des tables rondes
parlementaires, les discussions ont également porté sur la budgétisation
sensible au genre, des mécanismes de suivi et des législations qui renforcent
la sécurité des femmes.
PROMOUVOIR
LA PARITÉ ENTRE LES SEXES- Selon les organisateurs, la conférence doit servir
de bilan international de la mise en œuvre du programme sur les femmes, la paix
et la sécurité (FPS) avant le 25è anniversaire de la résolution 1325 du Conseil
de sécurité des Nations Unies (résolution 1325 du Conseil de sécurité des
Nations Unies).
Elle cherchait à contribuer aux efforts visant à tracer des
voies et à élaborer des stratégies collaboratives pour surmonter les obstacles
à la participation pleine et significative des femmes au rétablissement de la
paix et à l’intégration de la dimension de genre dans la promotion de la paix
et de la sécurité. La conférence aspire également à réaffirmer l’égalité des
sexes et à promouvoir la parité entre les sexes, marquant ainsi une étape
essentielle pour garantir que la voix des femmes soit reconnue et valorisée
dans les processus de paix à travers le monde.
ACCÉLÉRER
LE PROGRAMME FPS- La rencontre de Manille a adopté une déclaration des pays
participants dénommée «Déclaration de Pasay sur les femmes, la paix et la
sécurité (FPS)». Le document a été rédigé par les Philippines et précédemment
négocié entre les États membres des Nations Unies représentés au siège des
Nations Unies (ONU) à New York. Il décrit les engagements renouvelés pour
accélérer le programme FPS, conduisant la communauté mondiale vers une approche
plus inclusive et durable de la paix.
La
secrétaire au Budget et à la Gestion, Amenah Pangandaman, a souligné qu’une
initiative de paix gagne en crédibilité lorsque les femmes font partie du
dialogue. Il a également été indiqué que l’intégration des femmes dans les
négociations de paix permettait une allocation plus efficace des ressources,
les femmes et les enfants étant souvent les plus touchés par les conflits. En
outre, l’implication des femmes dans les processus de paix offre une
perspective plus large sur des questions importantes liées aux effets de la
guerre ou des conflits sur les populations locales.
Amenah Pangandaman a
toutefois reconnu que dans certains pays, il reste difficile d’assurer la
participation des femmes et d’inclure leurs voix dans le processus de paix
alors qu’elles luttent pour la paix dans les régions touchées par les conflits.
Pendant les trois jours de la conférence, les représentants du Mali, de
l’Algérie, de la Namibie, de l’Indonésie, de la Pologne, de la Lettonie, des
Émirats arabes unis, des Philippines, du Royaume-Uni et de la Libye ont mis
l’accent sur des stratégies réalisables pour la mise en œuvre efficace des
cadres FPS et des politiques nationales, ainsi que sur l’allocation de
ressources pour soutenir le leadership des femmes dans les initiatives de
consolidation de la paix et de la sécurité. L’ICWPS a
rassemblé plus de 700 délégués, dont des ministres et des responsables de 80
pays. Elle s’est clôturée par une session de haut niveau qui a mis l’accent sur
l’engagement des Philippines à défendre les droits des femmes et le leadership
dans les programmes de paix et de sécurité.
Correspondance particluière
Demba COULIBALY
À Manille
Rédaction Lessor
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