26 Mars 1991-26 Mars 2024 : la démocratie malienne à 33 ans. Cette année, la Journée des Martyrs est célébrée dans un contexte particulier au Mali dominer par les différentes réformes pour permettre au pays d’amorcer un véritablement tournant pour sa démocratie.
Il convient de rappeler que l’une des principales causes de la situation actuelle du pays est le résultat d’au moins trois décennies de mauvaise publicité de la démocratie à cause de la mauvaise gestion des affaires publiques politiques par le mouvement démocratique.
Or, dans une société démocratique, la préservation des valeurs essentielles est obligatoire pour assurer un fonctionnement juste et équitable. La démocratie ne se limite pas simplement à des élections régulières ou à la représentation du peuple ; elle repose sur des principes fondamentaux qui garantissent la stabilité et le progrès à long terme. Parmi ces principes, l’évitement de l’anarchie, la promotion de la justice, la protection de l’indépendance judiciaire et la lutte contre la corruption occupent des places centrales. Amer constat : notre pays ne vivait que dans cette situation.
LE RÈGNE DE L’ANARCHIE- En effet, le Mouvement démocratique, pendant au moins 30 ans de pouvoir, n’a pas su mettre les bases d’une bonne démocratie. C’est l’ennemi redoutable de la démocratie, l’anarchie, qui s’était installé dans le pays avec l’absence d’institutions fortes, la promotion de la médiocrité et la mauvaise gouvernance au sommet de l’État. L’absence de règles claires ou leur non-application a conduit notre pays dans un désordre généralisé, sapant les bases mêmes de notre société. Pour rectifier le tir et mettre fin à ce chaos, depuis trois ans déjà , le président Assimi et ses compagnons ont entamé les réformes nécessaires afin que les institutions démocratiques fonctionnent efficacement et que la primauté du droit soit respectée en toutes circonstances. Cela nécessite un engagement continu en faveur du respect des lois et des normes établies.
«Notre objectif est d’assainir le champ politique et créer les conditions d’une démocratie constructive, définitivement orientée vers la satisfaction des besoins vitaux du peuple souverain», a affirmé récemment le colonel Goïta à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux du gouvernement. Ces réformes ambitieuses visent à revitaliser les institutions maliennes et à renforcer la démocratie dans le pays. Ces mesures sont une réponse directe aux défis persistants qui ont terni l’image de la démocratie auprès de l’opinion publique, en mettant l’accent sur la nécessité de lutter contre la corruption et de garantir l’indépendance du système judiciaire.
DE LA VISION À L’ACTION- Parmi les initiatives les plus notables, le président Goïta a institué deux nouveaux départements gouvernementaux dédiés spécifiquement à ces réformes. Tout d’abord, le ministère de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions, a été créé pour centraliser les efforts visant à repenser et à réorganiser les structures étatiques existantes. Ce ministère joue déjà un rôle clé dans la coordination des réformes institutionnelles et dans le renforcement des liens entre les différentes institutions gouvernementales.
De plus, un autre ministère a été établi, à savoir le ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et Institutionnelles. Ce département a pour mission de formuler et de mettre en œuvre des réformes politiques et institutionnelles essentielles pour moderniser et renforcer le système démocratique du Mali. En concentrant les efforts sur ces aspects, le président Goïta cherche à instaurer des structures fiables capables de promouvoir la transparence, de combattre la corruption et de garantir la liberté de la justice à tous les citoyens.
Cette démarche marque un tournant significatif dans la gouvernance du Mali, démontrant l’engagement ferme du président Goïta envers la construction d’une démocratie plus solide et plus inclusive. En mettant en place ces nouveaux départements et en mettant l’accent sur la réforme institutionnelle, le gouvernement de la Transition montre sa volonté de répondre aux préoccupations légitimes de la population et de restaurer la confiance dans les institutions publiques.
Dans l’ensemble, les réformes initiées par le président Assimi Goïta représentent une étape importante dans la consolidation de la démocratie au Mali. En investissant dans la refonte des institutions et en s’attaquant aux défis majeurs tels que la corruption et l’indépendance judiciaire, le colonel Aissmi Goïta démontre sa détermination à construire un avenir meilleur pour tous les Maliens.
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