Les femmes de l'Association Tièsiri de Kati Koko sensibilisant le grand public
De
nos jours, on peut se permettre de dire que bon nombre de nos concitoyens
ignorent le rôle des caniveaux et grands collecteurs. Ils y déversement déchets
et autres ordures ménagères, or ces ouvrages d’assainissement contribuent à
assurer la salubrité de notre cadre de vie. D’autres ont même transformé ces
passages des eaux en des lieux de dépôts des déchets et des ordures. Augmentant
ainsi les facteurs de risques d’inondations pouvant avoir des conséquences imprévisibles.
Ces
comportements sont-ils dus à l’insuffisance d’infrastructures d’assainissement
? Sont-ils liés à l’absence totale de sanction ou une mauvaise gestion des
déchets et des ordures ? Bien malin celui
qui pourrait répondre avec exactitude à ces interrogations. Mais consciente des
dangers liés à ces pratiques, l’Association des femmes dénommée : «Tièsiri
de Kati Koko» a décidé de sensibiliser le grand public sur les effets néfastes
de certains comportements. Elle a organisé, le 14 Décembre dans la cours de
«l’école Charles Ceccaldi Raynaud 1er et 2è cycles» (école fondamentale du
quartier Kati Samakébougou), une Journée de sensibilisation et de plaidoyer
contre le déversement des ordures et déchets ménagers dans les caniveaux pour
éviter les inondations pendant les périodes d’hivernage.
L’objectif
de cette sensibilisation était d’attirer l’attention de la population de ce
quartier, notamment les enseignants de l’établissement scolaire, sur les
conséquences liées au déversement des déchets et des ordures dans les caniveaux
et les grands collecteurs. L’Association espère que les instituteurs, à leur
tour, sensibilisent les élèves dans le cadre d’une prise de conscience
collective. La présidente de l’Association «Tiésiri de Kati Koko», Salimata
Doumbia a apprécié cette occasion de pouvoir se rencontrer pour envisager
ensemble des pistes de solutions aux problèmes liés à la gestion des ordures et
des déchets. «Cet échange permettra de sensibiliser et d’informer la population
contre le déversement des ordures et des déchets ménagers dans les caniveaux et
grands collecteurs pour éviter les inondations».
Selon elle, «force est de constater que nos caniveaux servent pour beaucoup de dépotoirs à beaucoup de familles, ce qui n’est pas sans conséquence sur l’environnement et le développement durable». Elle a estimé qu’il est donc très important de savoir gérer les ordures et déchets que nous produisons dans nos ménages, notamment les sachets plastiques, les emballages de produits, les bouteilles. Salimata Doumbia la présidente de l’Association a aussi expliqué que les ordures peuvent causer, si elles sont mal gérées, la prolifération du paludisme, le tétanos et l’inondation. «Cette journée de sensibilisation et de plaidoyer atteindra ses objectifs en ayant un impact positif sur l’environnement et sur nos actions de tous les jours», a souhaité la patronne de l’association des femmes Tièsiri de Kati Koko.
OBSTRUCTION
ET REMPLISSAGE-L’environnementaliste, Seydou Traoré, a souligné que les risques
liés au déversement des déchets et ordures ménagères sont l’obstruction et le
remplissage des caniveaux et des égouts. Ce qui peut provoquer des inondations,
constituer des gîtes larvaires pour les mouches, les moustiques et autres
bestioles. Selon lui, ces pratiques sont essentiellement dues à l’incivisme de
la population, au manque d’infrastructures d’assainissement, à la faiblesse de
l’État (dans les prises de décision et d’exécution correcte des lois en
vigueur) et à l’absence de stratégie idoine pour une gestion efficiente des
déchets.
La
meilleure approche pour changer de tendance est, de l’avis de Seydou Traoré,
d’introduire l’éducation environnementale dans le système éducatif, faire de la
gestion des déchets des corps de métiers et redynamiser l’instruction civique
morale à l’école surtout en coefficient élevé. Il faut appliquer strictement
les lois et exécuter les sanctions sans démagogie. «Pour mieux positiver toutes
les activités à mener, les actions à engager et les actes à poser dans le cadre
de l’assainissement et de la protection de notre environnement, les autorités
compétentes doivent privilégier des mesures disciplinaires», a suggéré le
défenseur et protecteur de l’environnement.
Il a préconisé surtout de
travailler dans une synergie d’actions avec la sécurité (compagnie de la
circulation routière et commissariats de police) pour sanctionner ceux qui ne
respecteront pas les règles et mesures en vigueur dans le cadre de
l’assainissement. Et d’obliger chaque contrevenant à payer le non respect de la
loi de l’assainissement et de l’environnement (application rigoureuse de la loi
du pollueur, payeur).
Il
a aussi fait savoir que les déchets et ordures ne sont pas que inutiles. «Ils
peuvent êtres sources de revenus et création d’emplois», a-t-il dit. À la
question de savoir quelle opportunité les populations peuvent tirer des
ordures, l’environnementaliste
répond : «On peut recycler les ordures et les revaloriser à d’autres fins
utiles». Avant de lancer un appel à la population qui doit retenir que seule la
mauvaise gestion des ordures et des déchets peut nous causer des ennuis et
porter atteinte à l’environnement.
«Quant on parle de la gestion des déchets et ordures, surtout dans les milieux scolaires, c’est une très bonne initiative. Parce que c’est à travers l’école que le message peut être véhiculé», a apprécié Ibrahim Diarra, enseignant à l’école CCR de Kati. Pour lui, une fois que les enfants sont informés sur la gestion des déchets, on peut voir l’impact non seulement au niveau de l’école mais également de la ville.
Sinè TRAORE
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