Les investigateurs des pays concernés en train d’évaluer trois nouveaux vaccins contre le paludisme
L’unité de parasitologie du Malaria research
and training center (MRTC), le prestigieux centre de recherche de feu Pr
Ogobara Doumbo, (MRTC-Parasito) a organisé, jeudi dernier dans un hôtel de la
place, la réunion des investigateurs du projet «Vaccin bloquant la transmission
du paludisme» (PFTBV) sur financement de «European and developing countries
clinical trials partnership» (EDCTP), un partenariat européen pour les essais
cliniques.
La cérémonie a enregistré la présence du coordinateur du projet
PFTBV, le Pr Issaka Sagara, du recteur de l’Université des sciences, des
techniques et des technologies de Bamako (USTTB), Pr Ouateni Diallo, et de la
directrice du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), médecin
lieutenant-colonel Aissata Koné.
Pour le
Pr Issaka Sagara, cette reunion est celle des chercheurs des différents pays
impliqués dans la recherche d’une nouvelle geration de vaccin (vaccin bloquant
la chaîne de transmission du paludisme). Selon lui, il y a 4 pays qui sont dans
le consortium à savoir : Mali, Libéria, Guinée et Burkina Faso. Du côté
des pays du Nord, les Pays-Bas, le Danmark et les États-Unis, avec les
Instituts nationaux de recherche (NIH) et le Path (une ONG), sont concernés. Il
a aussi rappelé qu’un vaccin bloquant la transmission va empecher les
moustiques à 86% de transmettre le paludisme, avant de confirmer que l’antigène
prendra plus de temps avant d’être disponible dans les pharmacies.
La directrice du PNLP a témoigné de sa
reconnaissance aux partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent
dans la lutte contre le paludisme et particulièrement la communauté
scientifique. Et de dire succinctement que pendant des décennies, cette
communauté ne s’est jamais lasser de faire des recherches en vue de trouver des
vaccins contre le paludisme. Pour elle, il y a aujourd’hui deux vaccins anti
paludiques RTSS et R21 qui ont été mis en place et prêts à être implémentés par
le PNLP chez les moins de 5 ans. Pour la directrice du PNLP, la première partie
du combat est gagnée et les recherches
sont toujours en cours pour élargir cet éventail de vaccins. Le candidat
vacccin PFTVB est à un stade très avancé.
Le recteur
de l’USTTB a rappelé que le projet PFTBV fut lancé, depuis 4 ans, pour
une période de 5 ans. Cette première rencontre des investigateurs de ce projet,
est en train d’évaluer trois nouveaux vaccins contre le paludisme impliquant
les chercheurs des pays concernés, en collaboration avec les chercheurs néerlandais,
danois et américains. Pr Ouateni Diallo a souligné que le paludisme est et
demeure un réel problème de santé publique du fait de son taux de morbidité et
de mortalité élevé.
Selon les rapports du ministère de la Santé et
du Développement social, cette maladie est le premier motif de consultation au
Mali. «C’est une nouvelle génération de vaccin attendue par la communauté
scientifique et l’ OMS pour l’élimination du paludisme. Plusieurs essais
cliniques sont déjà menés et d’autres en cours. L’étude d’essai clinique de
phase 2 à Doneguebougou au Mali a montré que le candidat vaccin Pfs203D1/ASO1
bloquait jusqu’à 86% des moustiques d’infecter avec le germe du paludisme»,
a-t-il déclaré.
Aminata HAÏDARA
Rédaction Lessor
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