Notre pays n’échappe pas à ce fléau
L’ouverture des travaux a été présidée par le
conseiller technique du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le
Colonel-major Dana Sissoko.
Cette rencontre de deux jours vise à renforcer
l’efficacité de la réponse nationale face au phénomène de la drogue dans notre
pays à travers l’amélioration de la coordination interinstitutionnelle, le
partage d’expériences et la capitalisation des bonnes pratiques. Plusieurs
modules seront dispensés au cours de ces travaux, notamment celui portant sur :
«le cadre juridique international et sous régional de la lutte contre la
drogue». Dans son intervention, le
conseiller technique du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a fait
savoir que le trafic de drogue et la criminalité organisée constituent, aujourd’hui,
l’un des défis les plus préoccupants de notre époque. Phénomènes transnationaux par nature, ils
frappent, indistinctement, les nations, fragilisent les institutions,
corrompent les sociétés et menacent la paix, la sécurité ainsi que le
développement durable des peuples, a déclaré le Colonel-major Dana Sissoko.
Pour lui, leur caractère transnational, leur capacité d’adaptation aux mutations technologiques et leur interaction avec d’autres formes de criminalité rendent leur lutte particulièrement exigeante. «Notre pays n’échappe pas à cette réalité», a-t-il souligné. De par sa position géographique stratégique au cœur de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, le Mali demeure confronté aux défis liés au transit de stupéfiants, au blanchiment d’argent, au trafic d’armes et à d’autres formes de criminalité organisée qui fragilisent les efforts de consolidation de la paix et de développement durable, a relevé le représentant du ministère en charge de la Justice.
Face à ces défis, dira-t-il, le gouvernement a fait
de la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée une priorité
nationale. «Cette lutte s’inscrit dans une approche globale associant
prévention, répression, renforcement des capacités institutionnelles et
coopération nationale, régionale et internationale», a signalé Dana Sissoko. Il
ajoutera que le PNILDC s’inscrit dans cette dynamique et constitue un cadre
stratégique essentiel pour fédérer les efforts des différents services
concernés. Il s’agit également de promouvoir une réponse coordonnée, cohérente
et efficace. «Ce Programme joue un rôle fondamental dans la mise en œuvre des
politiques publiques visant à prévenir et combattre les réseaux criminels ainsi
qu’à renforcer les capacités opérationnelles des acteurs nationaux», a expliqué
le conseiller technique. D’après lui, la lutte contre les drogues ne saurait
être l’affaire exclusive des services spécialisés, mais concerne l’ensemble de
la société.
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