Le médecin-Colonel Ismaël Macalou,
secrétaire permanent de la MILD
Dans un entretien avec l’Amap, le secrétaire permanent de la MILD, le médecin-Colonel Ismaël Macalou, a souligné que «la lutte contre la drogue n’est pas uniquement une affaire de jeunes ou de vieux, de civils ou de militaires, mais un engagement de tous».
Créée par décret en 2015, la MILD situé sur la route de Kati, près de la nouvelle École nationale d’administration (ENA), est placée sous la tutelle du ministère en charge de la Sécurité et de la Protection civile et opérationnelle depuis la nomination du secrétaire permanent, il y a bientôt deux ans. Elle a pour missions d’élaborer et de valider la Politique nationale en matière de lutte contre la drogue, de coordonner les actions des départements ministériels, de la société civile et des partenaires internationaux dans la lutte contre le trafic de stupéfiants et la toxicomanie.
Le secrétaire permanent précise que la mission prépare les décisions du gouvernement, aussi bien au niveau national qu’international, dans ce domaine. Elle est également chargée de proposer des mesures pour renforcer les capacités des services en charge de la lutte contre la drogue, et veille à l’application des conventions et protocoles relatifs aux stupéfiants et substances psychotropes.
La MILD comprend cinq commissions : la commission politique et stratégique, la commission législation et répression, la commission prévention et sensibilisation, la commission trafic et prise en charge des toxicodépendants, ainsi que la commission coopération internationale. Chacune de ces commissions est composée de représentants des ministères concernés.
Le médecin-Colonel Macalou, médecin chef du service psychiatrique des armées de Kati, s’est alarmé de la hausse de la consommation de drogues chez les jeunes au Mali. Il appelle à un renforcement de la prévention et de la prise en charge, insistant sur le caractère transversal de la problématique. Pour appuyer cette lutte, une Commission nationale de sensibilisation des jeunes a été mise en place sous le leadership du ministre chargé de la Jeunesse, Abdoul Kassim Fomba.
Elle agit en collaboration étroite avec la MILD et a pour slogan «Drogou bla sa ni a ki bla», «Non à la drogue oui à une vie saine.» À ce jour, des campagnes de sensibilisation ont été menées dans treize localités dont Bagadadji, Kayes, Gao, Ségou et Sikasso.
Le médecin-Colonel Macalou a rappelé que la drogue est toute substance naturelle ou synthétique qui modifie le comportement d’un individu. Il déplore que certains continuent de ne pas considérer l’alcool ou la cigarette comme des drogues, malgré leurs effets addictifs. «Plus un jeune commence tôt à consommer de la drogue, plus il devient dépendant et plus son traitement est compliqué», a-t-il indiqué. Dans son service, sur 60 malades hospitalisés, 40 sont des toxicodépendants, dont certains n’ont pas encore 18 ans. «Beaucoup ont entre 11 et 15 ans», a-t-il affirmé, en insistant sur la nécessité d’une prise en charge adaptée.
Rédaction Lessor
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