La corruption cultive la médiocrité en milieu scolaire et empêche les pauvres d’accéder aux données d’apprentissage
À cette occasion, le représentant du président de l’Oclei, Seïdina Oumar Diarra, a laissé entendre que l’activité d’information entre dans le cadre des traditionnelles missions d’éducation de sa structure qui est accompagnée pour ce faire par le projet Luceg. Selon lui, l’État malien a perdu plus de 1.266 milliards de Fcfa entre 2005 à 2019 à cause des détournements de denier public, des fraudes aux marchés publics, des gaspillages, entre autres. «Des résultats obtenus par notre structure depuis sa création à nos jours ont été jugés encourageants. Environ 30 milliards sont extraits des agents mis en cause et traduits en justice», a-t-il expliqué, avant de saluer les efforts du gouverneur pour mettre un terme à ce fléau qui met en mal le développement du Mali.
Trois exposés ont suivi l’intervention de Seïdina Oumar Diarra. Le premier, présenté par Dr Djibril Coulibaly, président du pôle prévention et déclaration des biens, a porté sur l’Oclei. Créé en septembre 2015, il a pour mission de prendre toutes les mesures et initiatives de prévention, de contrôle et de lutte contre l’enrichissement illicite. «L’Oclei est la seule structure dont la mission porte sur la prévention et la lutte contre l’enrichissement illicite», a précisé Dr Coulibaly. Le second exposé, présenté par Makandian Kamissoko, a concerné le rôle des enseignants et des administrateurs dans la lutte contre la corruption. Il a fait savoir que la corruption en milieu scolaire est un ensemble de pratiques malhonnêtes et illégales qui compromettent l’intégrité du système éducatif.
Elle peut prendre plusieurs formes, comme les fraudes aux examens (tricheries, fuite des sujets, achat des notes), la corruption des enseignants ou des administrateurs (paiement des pots-de-vin pour avoir de meilleures notes, l’admission frauduleuse, le favoritisme), les détournements des fonds, le népotisme. «Élèves, administrateurs, parents d’élèves et enseignants, chacun doit être un modèle mettant en avant l’éthique et la déontologie de la profession», a interpellé Makandian Kamissoko.
La thématique «conséquences de la corruption sur la qualité de l’enseignement et l’avenir des étudiants», a été présentée par Job Sagara, un parajuriste. D’après lui, la corruption en milieu scolaire met le système éducatif à terre, entraînant du coup une dépendance totale du pays aux autres. Elle cultive la médiocrité en milieu scolaire et empêche les pauvres d’accéder aux données d’apprentissage, a-t-il ajouté.
Le numéro vert : 80 00 22 22 a été communiqué afin de permettre aux agents et usagers des services publics de dénoncer dans l’anonymat la corruption en milieu scolaire ou toutes autres formes de corruption.
Daniel FOMBA
Amap-Dioïla
Rédaction Lessor
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