Certains se bousculent aux portillons des ateliers de couture. Pourtant, on aurait pu penser qu’avec la conjoncture, très peu de nos compatriotes s’offriraient le luxe de se coudre de nouveaux habits pour la fête. Mais c’était sans compter sur leur détermination à se vêtir de neuf pour célébrer la fin du mois béni.
Les ateliers de couture sont
débordés. Pour s’en convaincre, notre équipe de reportage a fait le tour de
quelques quartiers. Il était environ 21 heures ce jour à Boulkassoumbougou en
Commune I du District de Bamako lorsque nous nous dirigions vers deux ateliers
contigus.
Dans le premier atelier, le visiteur est accueilli par le bruit des
machines, mêlé aux sonorités agréables d’un morceau de la diva du Wassoulou Oumou Sangaré. Ici, on compte trois
machines et un centre de coupe dirigé par le propriétaire lui-même. C’est un
travail bien coordonné entre celui qui réalise les coupes et ceux qui cousent
les habits.
Il s’agit de Madou Diarra et Abdoulaye. Tous assis derrière une
machine réalisent des broderies, très souvent avec une belle inspiration. Oumar
Sy, un autre tailleur, s’occupe de la finition des vêtements. Madou Diarra
explique s’être aménagé un calendrier pendant le mois béni de Ramadan. Il
commence à travailler vers 9 heures avant de faire un break en fin de matinée
pour reprendre vers 21 heures jusqu’à 2 heures du matin. Autre atelier, autre
tailleur, Baïssa Doucouré. Ce couturier assis derrière sa machine est en train
de coudre une jupe en basin.
«Malgré la conjoncture, les clients affluent un
peu, bien avant même le début du mois de
Ramadan». Celui qui semble un peu débordé rejette même des clients par
peur de ne pas pouvoir livrer les habits dans le délai. Il confirme que c’est
pendant les 15 derniers jours que l’affluence est grande. Il coud des habits
pour homme et enfant.
Tidiane Kounandji, tailleur à
Badalabougou, explique aussi coudre plus des vêtements pour homme et enfant. Djénebou
Sacko, une cliente, soutient que le fait de venir un peu tard chez son tailleur
s’explique par la cherté de la vie. «La conjoncture est une réalité», souligne
la bonne dame visiblement préoccupée d’arracher un délai pour retirer ses
habits.
Par contre au niveau du Quartier du fleuve,
Pape Diouf reste conscient de la difficulté d’honorer tous ses engagements.
Selon lui, aucun tailleur ne peut dire avec certitude qu’il peut terminer
toutes les commandes avant la fête.
«C’est indépendant de ma volonté, car il y
a certains clients fidèles qui amènent leurs habits à quelques jours de la fête.
Pour les fidéliser davantage, j’essaie de les satisfaire», explique Diouf.
Malheureusement, dans ce genre de situation, on lèse d’autres clients. En plus,
il y a des imprévus, notamment les coupures d’électricité qui représentent un
casse-tête pour les tailleurs. Notre interlocuteur dit n’avoir pas ressenti beaucoup
de changement par rapport à l’année dernière en termes d’affluence.
Mercredi dernier, c’est sous
une température de près de 40 degrés Celsius que Mme Sanogo Fatima Kanta
regagne un atelier de couture à Daoudabougou. Elle estime être dans le délai parce
que son tailleur ne lui donne jamais de faux rendez-vous.
Par contre, d’autres
attendent la dernière semaine avant la fête pour venir avec des commandes.
C’est le cas de Boubacar Traoré qui avance des problèmes d’argent cette année.
Pour sa part, Mme Fatoumata Coulibaly soutient que certains tailleurs se
donnent à fond pour satisfaire la clientèle tandis que d’autres ne respectent
pas les rendez-vous. Ce qui provoque souvent de disputes dans les
ateliers.
Nahawa SANGARÉ et
Aminata SOUMAH
Rédaction Lessor
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