Notre pays célèbre cette Journée depuis avril 1997
L’Institut national pour la prévoyance sociale (INPS) a célébré, mercredi dernier au Centre international de Conférences de Bamako (CICB), la 29è édition de la Journée africaine de prévention des risques professionnels, couplée à la 23è Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, sous le thème principal : «La prévention des risques professionnels à l’épreuve de la transformation numérique et des mutations technologiques : opportunités, défis et stratégies d’adaptation».
La cérémonie a été présidée par la ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo Touré, en présence de son collègue du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, et de la ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire de la République démocratique du Congo (RDC), Mme Irene Marie Cecile Mboukou Kimbe. Y étaient aussi le directeur général de l’INPS, Ousmane Karim Coulibaly, le maire de la Commune III, Mme Djiré Mariame Diallo et d’autres invités.
Le directeur général de l’INPS a rappelé que le sous thème associé qui s’intitule : «Prévention et prise en charge des intoxications alimentaires en milieu professionnel», répond à un besoin pressant de garantir la sécurité alimentaire des travailleurs, particulièrement dans les secteurs où l’hygiène alimentaire est un enjeu crucial. Et le bosse de l’INPS de souligner que la révolution numérique, bien que source de nombreuses opportunités pour améliorer la productivité, la sécurité et la santé des travailleurs, engendre également des risques spécifiques au nombre desquels, il y a les intoxications alimentaires en milieu professionnel qui représentent une problématique souvent négligée.
À l’échelle mondiale, les statistiques de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les accidents du travail révèlent que près d’un accident mortel du travail sur cinq a lieu en Afrique alors que ce continent ne représente que 2% des emplois dans le monde contre 15% pour l’Europe qui enregistre moins de 8% du total des accidents. Il a rappelé les statistiques implacables de son service sur les accidents du travail au Mali. Le nombre moyen annuel d’accidents du travail enregistrés est estimé à 2.000 engendrant un coût direct de 180 millions de Fcfa.
Ces chiffres seraient largement en deçà de la réalité du fait de la non-déclaration de nombreux cas d’accidents du travail et maladies professionnelles. Pour Ousmane Karim Coulibaly, les intoxications alimentaires en milieu professionnel constituent un enjeu majeur pour la santé des travailleurs. Elles sont, selon lui, souvent considérées comme un risque moins visible que les accidents du travail ou les maladies professionnelles liées à l’exposition physique ou chimique.
Quant au ministre chargé du Travail, il a souligné que la numérisation et l’automatisation transforment des millions d’emplois dans le monde, créant de puissantes opportunités pour améliorer la sécurité et la santé au travail. Fassoun Coulibaly a ajouté que l’automatisation et les systèmes de surveillance intelligents peuvent réduire les expositions dangereuses, prévenir les blessures et améliorer les conditions de travail en général. «Nous vivons une époque où le numérique et les nouvelles technologies changent radicalement la manière dont nous organisons le travail, les pratiques professionnelles et, bien sûr, les conditions de travail», a dit le ministre Coulibaly.
Tous s’accordent sur l’urgence et la nécessité de protéger la santé des travailleurs contre différents risques, notamment professionnels et alimentaires, entre autres. C’est dans cet esprit que le Colonel Assa Badiallo Touré a rappelé le but de cette journée qui est d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur l’ampleur de la problématique de la prévention des risques professionnels, notamment les accidents du travail et les maladies professionnelles.
Pour la ministre chargée de la Santé, les thèmes incitent à examiner les nouvelles réalités (numérisation, télé travail et robotique) auxquelles fait face le monde du travail et anticiper les risques qui y sont liés. «Les avancées numériques et technologiques nous apportent des solutions innovantes, mais elles nous confrontent également à des défis inédits, notamment en matière de santé au travail», a expliqué la ministre Assa Badiallo.
Elle a estimé que la prévention des intoxications alimentaires en milieu professionnel est l’un des enjeux majeurs auxquels nous devons faire face en particulier dans des secteurs telles que la restauration, l’hôtellerie, les cantines d’entreprise surtout les sociétés de restauration minière, entre autres. Pour rappel, notre pays célèbre la Journée africaine de prévention des risques, professionnels depuis avril 1997. Depuis, c’est devenue une tradition dans les pays membres de l’Interafricaine de prévention des risques professionnels.
Maïmouna SOW
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